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Quitter le bloc USA-UE pour l’axe Russie-Chine (Michel Okongo Lomena)

La conséquence logique de la prise de position du Conseil de sécurité des Nations unies place chaque citoyen congolais face à ses responsabilités, et l’incite à se lever et à combattre pour sa survie et sa sécurité, a déclaré Maître Michel Okongo Lomena, président de l’Unité des Valeurs (UV), investi candidat à l’élection présidentielle de décembre 2023 à l’issue du congrès clôturé le 9 mars 2023 à Kinshasa. Okongo invite les Congolais à changer de partenaires en quittant le bloc États-Unis d’Amérique-Europe pour celui de Russie-Chine.

Michel Okongo, leader de l’Unité des Valeurs @Photo Droits tiers.

publié le 14 mars 2023 à 05:12:00

De par leur nature guerrière, les États-Unis ont l’ADN de la guerre dans leur sang. La preuve en est que sur 247 années de leur existence, ils n’ont que 20 ans de paix, et ils enregistrent plus de 400 interventions militaires dans le monde depuis 1776. “L’histoire ou tout au moins, les circonstances ont eu tort de jeter la République démocratique du Congo dans les bras des États-Unis d’Amérique qui arment plusieurs pays parmi lesquels le Rwanda et l’Ouganda, en leur assignant la mission d’occuper le territoire congolais, de l’émietter, de piller nos ressources nationales et de massacrer par plusieurs millions nos compatriotes”, a dénoncé l’avocat Michel Okongo Lomena, en réaction logique aux élucubrations de la communauté internationale autour de la guerre qui menace dangereusement l’espace et les ressources naturelles de la République démocratique du Congo. Le candidat déclaré à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo soutient que l’ONU protège les criminels listés par le rapport Mapping, au point de bloquer la publication de cette liste pour empêcher la constitution des tribunaux spéciaux pour poursuivre ces derniers.

Ayant été meurtri par l’Occident sous la houlette des États-Unis, la leçon du passé, la République démocratique du Congo doit opter pour un autre bloc en tenant compte de la géopolitique internationale, car les rapports de force au 21e siècle évoluent en faveur des puissances émergentes en tête desquelles se trouve la Russie qui devient aujourd’hui incontournable du fait qu’elle appartient à un bloc de grandes puissances nucléaires émergentes à l’image de la Chine. “À elles deux (Russie et Chine), représentent un milliard cinq cent mille habitants. Ajouter l’Inde qui fait 1.300.000.000 habitants, le Pakistan qui fait près de 200 à 500 millions d’habitants ; la Turquie qui fait dans les 300 millions d’habitants ; l’Iran qui fait 85 millions d’habitants ; l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Corée du Nord, et tant d’autres pays”, a-t-il, exposé.

D’après le président national de l’Unité des Valeurs, le bloc de la Russie milite pour un nouvel ordre économique international. Il est en train de se battre pour que le monde soit multilatéral, et veut rompre avec l’unilatéralisme imposé par les États-Unis qui veulent continuer à imposer à tout prix leur loi devenue obsolète. Et d’interpeller : “face à l’agressivité, un géant de la taille de la RDC ne peut dormir les deux yeux fermés, mais plutôt un œil ouvert et les poings fermés. Lorsqu’il vient à glisser et tombe, un géant se relève promptement et se remet aussitôt sur ses deux pieds, prêt à bondir pour contrer d’éventuelles menaces. C’est le cas pour notre pays”, a défendu Michel Okongo Lomena.

Déjà 12 millions de morts

Virtuellement, la République démocratique du Congo dans ses frontières nationales appartient aux Congolais, mais dans le fait, seule une portion de notre territoire se trouve encore sous le contrôle de l’État congolais, explique Michel Okongo. Il souligne que 70% de toutes nos richesses sont entre les mains des étrangers, 30% seulement reviennent virtuellement aux Congolais et 80 de ces 30% restants sont entre les mains de la contrebande chinoise. 20% seulement restent à la disposition de la RDC. Sur les 20 %, 15% se perdent dans les poches de certains Congolais, et seulement 5% reviennent au peuple, argumente scientifiquement le candidat président de la République. “Depuis 1997, notre pays est confronté à la crise la plus grave de son existence ; une crise qui l’empêche de se lancer dans la course vers la croissance et le développement”, constate-t-il. Dans ses différentes phases, “la crise qui frappe notre pays a entrainé les massacres de plus de 12 millions de victimes congolaises, détruit notre outil de production et terni l’image de la République démocratique du Congo”, explique Okongo. Le monde étant devenu très dangereux, il nous conviendrait de relever le niveau des recherches scientifiques dans tous les domaines sensibles dans notre pays afin de permettre aux décideurs politiques d’avoir des données fiables en un temps réel ; d’être à même de lancer une alerte en connaissance de cause et face à une menace dans tous les domaines. Le cas échéant, “d’avoir des moyens de réplique contre toute sorte d’attaques, car, après le coronavirus connu dans toutes ses variantes, la planète vient de frôler une catastrophe n’eut été l’incident d’Evergreen survenu dans le canal de Suez qui a révélé que les containeurs de ce navire transportaient des produits chimiques spéciaux utilisant des faisceaux de rayonnement d’émetteurs 5G qui, mélangés à l’oxygène, accélèrent le changement climatique et modifieraient en hausse les données atmosphériques en créant une chaleur excessive dans l’atmosphère”. Un pays qui ne jouit pas de la plénitude de sa souveraineté est comparable à un corps humain ayant un cœur malade. Ainsi donc, “tant que la présence des armées étrangères et de plusieurs centaines de groupes armés seront omniprésentes sur le sol congolais, la République démocratique du Congo aura toujours un cœur malade“, explique Michel Okongo Lomena.

Étant donné que notre pays subit les feux croisés provenant du clivage entre les blocs linguistiques, anglophone et francophone, et face à l’inertie de la France, la République démocratique du Congo doit être appelée à définir une nouvelle option linguistique. Ceci étant, le peuple congolais, souverain primaire, propose d’instituer la langue “lingala” comme étant à la fois une langue nationale et administrative d’usage sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Que désormais le lingala, langue identitaire, soit d’usage dans l’administration ainsi que dans le circuit d’enseignement, tel que c’est le cas entre autres, en Allemagne, en Israël, en Chine, en Inde et en Russie.

La RDC doit se réveiller tout de suite

Appelé à se relever aussitôt après avoir été projeté à terre par l’ouragan de l’histoire, l’heure a sonné pour le Congo qui a mis beaucoup de temps à se relever. “La République démocratique du Congo doit se réveiller aujourd’hui. Il doit se relever tout de suite”, a sensibilisé le candidat président de la République. La grandeur d’une nation se mesure respectivement par la capacité de ses propres citoyens à affronter et à surmonter les obstacles érigés sur son chemin vers la liberté et l’épanouissement ; à disposer d’une élite politique loyale et bien engagée à la cause nationale ; à assumer avec courage son passé ; à pratiquer la justice avec droiture ; à assurer un partage équitable des ressources nationales ; à placer l’Homme au centre de l’action sociale et politique ; à avoir la capacité de s’accorder sur les fondamentaux et de régler ses différends pacifiquement, par voie de consensus afin de relever l’un après l’autre, de nombreux défis qui peuvent survenir sur son chemin vers la croissance et l’épanouissement. “Cessons de nous lamenter face à l’ennemi, car certains d’entre nous ont une responsabilité engagée sur ce qui arrive à notre pays, car les décideurs politiques n’ont pas su défendre notre souveraineté”, poursuit le juriste de carrière. Pour Michel Okongo Lomena, certaines dispositions constitutionnelles mériteraient d’être réécrites. Car, se demande-t-il, comment avoir accepté que soient inscrites dans notre Constitution, les dispositions constitutionnelles, ci-après : 213, 215 et 217 qui stipulent : “Le président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Le gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe l’Assemblée nationale et le Sénat (article 213)”, s’insurge-t-il.

Même lorsque “les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord, de son application par l’autre partie” (Article 215), Michel Okongo attaque et en exige une réforme sévère. Le président Okongo s’attaque sérieusement au traité de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC). “Certains de nos compatriotes ont cessé d’exercer un rôle citoyen préférant confier le sort de notre pays uniquement à l’action politique sans tenir compte des conditions sociales de notre peuple qui croupit dans une misère noire alors que notre pays regorge de très grandes opportunités de développement”, regrette le leader de l’Unité des Valeurs. En mettant à profit les différentes opportunités de production que compte notre pays, nous serons en mesure de relancer à grande échelle, la culture variée de nos différents produits, entre autres, dans le domaine de la pêche, l’agriculture et l’élevage ; de créer des unités de transformation et de conservation ; de mettre en place un mécanisme d’encadrement des associations, par projets et par services ; de procéder à la vulgarisation, à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’action d’appui aux associations de producteurs ; de faciliter l’octroi de crédits et des microcrédits en milieu rural ; de procéder à la création d’un centre de formation agricole par province ; de créer un mécanisme de protection de nos produits issus notamment de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage ; en mettant en place un système d’information sur la sécurité alimentaire ; en construisant des centres de négoce ; en améliorant les moyens d’accès aux infrastructures socio-économiques de base notamment des entrepôts, l’habitat rural, des pistes rurales et des voies navigables de desserte, sans oublier la création des banques nationales et privées pouvant accompagner l’action des opérateurs économiques congolais.

Vite, relancer l’économie de la RDC

Les pillages de nos ressources, c’est avant tout les incessantes sorties frauduleuses de nombreux convois vers l’étranger, chargés des minerais dans le Lualaba et par Kasumbalesa, et qui impliqueraient directement certains compatriotes. Dans sa mercuriale, Michel Okongo Lomena fait référence aux pillages des ressources du Congo-Kinshasa. “C’est aussi l’arnaque dans l’affaire du bloc pétrolier 14c dont l’exploitation commune entre la RDC et l’Angola par la Sonahydroc et la Sonangol avait connu une escroquerie signée Dan Gertler qui s’en était approprié par acquisition illicite moyennant une modique somme de trois millions de dollars américains”, explique-t-il. Pour concéder la rétrocession après plusieurs années d’exploitation, Dan Gertler derrière qui s’étaient rangés certains de nos compatriotes, exigea que lui soit versée une exorbitante somme de 250 millions de dollars américains ! Au final, grâce à la médiation de l’Angola, Dan Gertler fut contraint de rétrocéder à notre pays le bloc pétrolier au prix de 150 millions de dollars américains, engrangeant au passage un bénéfice net de 147 millions. D’autre part, selon des sources bien renseignées, les chiffres d’affaires réalisés par les partenaires de la Gécamines entre 2012 et 2022 s’élèvent à 35 milliards de dollars américains. La Gécamines n’a reçu que 564 millions en termes de royalties, développe Michel Okongo. Par contre, sur les avances de 591 millions dues par la Gécamines à l’État, 413 millions sont introuvables. Sur les 175 millions de “pas de porte” du contrat chinois, tous les 175 sont introuvables, poursuit-il.

Sur un total des revenus de 1,9 milliard, seuls 57 millions ont servi à l’outil de production de la Gécamines. Alors que la dette juridique était de 44 millions en 2020, la Gécamines a payé de 2016 à 2020, 97 millions pour les honoraires des avocats. Toujours la même Gécamines a vendu ses maisons : 1 chambre + salon à 500 dollars ; 2 chambres + salon à 750 dollars ; 3 chambres à 1000 dollars, et 4 chambres à 1500 dollars. En plus, 20% des commissions ont été payées à une Agence immobilière, affirme encore Michel Okongo Lomena. En 1996, la Gécamines avait 45% de parts sociales à la TFM (la plus grande mine). Ces parts ont été réduites à 17.5% en 2005. En 2000, la Gécamines avait des réserves de 35.5 millions de tonnes de cuivre, et 3 millions de tonnes de Cobalt. Ce qui fait qu’en 2021, elle n’a plus de réserve disponible. “Seuls 0.3 millions en cuivre et 1.4 million en Cobalt”. En définitive, au cas où, le gouvernement déciderait d’appliquer les mesures qui ont été arrêtées sur le cobalt, notre pays dégagerait sur une année, entre deux et trois milliards de dollars de recettes supplémentaires”. Ce qui permettrait à notre pays de faire venir d’autres partenaires crédibles pour créer un fonds souverain allant de plus de six milliards de dollars américains, dès la première année, avec un effet crescendo. “Ce fonds souverain offrirait à notre pays la capacité de financer ses propres projets sans pour autant recourir aux financements extérieurs derrière lesquels nous avons recouru inutilement auprès d’autres pays et institutions financières”, note Okongo.

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