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Ekwa Ekwa : “la culture congolaise souffre de l’égocentrisme”

Jeune et talentueux, Ekwa Ekwa est un Congolais qui fait figure de référence dans le domaine culturel. À travers ses initiatives comme “Cover plus” et “Jeudifreestyle”, cet entrepreneur se démarque par son soutien aux jeunes musiciens. D’ailleurs, en tant que producteur et manager, il déniche des jeunes talentueux qu’il fait, par la suite, rayonner.

Ekwa Ekwa est un producteur musical @Photo Droits tiers.

publié le 26 décembre 2023 à 02:26:00

Ekwa Ekwa pense que notre culture tangue. Elle souffre de l’égocentrisme. À Ouragan, il a retracé son parcours et proposé des pistes de solutions pour l’émergence de la culture congolaise.

Ouragan : Si on demandait, qui est Ekwa EKwa, que diriez-vous à nos lecteurs ?

Ekwa : Je suis Ekwa Ekwa, congolais de père et de mère. Je suis né en RDC. Je vis aujourd’hui entre l’Europe et le Congo-Kinshasa. J’ai terminé mes études en comptabilité. Aujourd’hui, je suis connu sous plusieurs casquettes, à savoir influenceur, marketeur, producteur musical et manager musical. Donc, je suis dans plusieurs domaines rentables et exploitables.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Pour résumé, j’ai été chargé de logistique à l’Église du christ au Congo dans la direction de bâtir “ECC/BATIR”, chef de la clientèle à Oracle assistance, chargé de finances à l’organisation de protection animale « Save animals ». Actuellement, je suis au département Marketing virtuel d’Africell et chargé de la programmation à Premium TV qui est une forte chaîne télévisée de la place. En plus j’entreprends personnellement avec d’autres partenaires. Je ne peux pas le dire puisque la liste est longue.

Quelles sont vos réalisations ?

Aujourd’hui, je suis dans l’entrepreneuriat, précisément dans le domaine musical, de management, de la communication (physique et virtuelle) et de marketing digital. Mon influence virtuelle impacte physiquement la jeunesse congolaise, surtout celle musicale parce que j’ai aussi une casquette de producteur musical et une autre de manager des musiciens qui se sont vite remarquées à travers les artistes que je produis avec mon équipe. Grâce à mes boîtes de production Jeunes talents congolais 243 et Phone+, j’ai mis en avant les artistes tels que EKE Latéral, Original Ekwa, Bigash et Brad Palpito. Ces derniers ont une place aujourd’hui dans le cercle musical urbain, sans oublier ceux-là à qui on donne la force sans être nos produits.

Quels sont vos projets en cours et à l’avenir ?

Mes projets à l’avenir ? Avoir une très grande direction de marketing, une grande maison de management, une grande maison de production musicale et événementielle pour soutenir tout ce qui mettra la RDC en avant.

Comment voyez-vous l’avenir de la culture congolaise ?

Notre culture est en panne. Elle souffre de ce qu’on appelle l’égocentrisme. Le premier combat à faire est de sortir notre culture de cette panne. Une fois sortie de cette souffrance, laissez-moi vous dire qu’on a une culture prometteuse qui va exploser dans le monde. Ce qui est étonnant est que nous souffrons dans tous les compartiments de ce pays, mais chaque année, certains de nos musiciens arrivent à se distinguer du lot en offrant au public un album ou une chanson à succès. C’est une preuve irréfutable que si nous enlevons notre première souffrance, qui est l’égocentrisme, nous allons vendre positivement notre culture et faire des grandes choses.

Quelles sont vos motivations en tant que mécène et producteur ?

Ma motivation en tant que mécène et producteur reste dans ce qui est vrai, naturel et essentiel. Je vais plutôt aller dans ce qui est naturel et essentiel pour facilement exceller dans mon domaine. Grâce à cela, j’aide les talentueux à percer. Quand je vois les bienfaits qui en découlent, cela me donne encore l’envie, la joie de faire du bien, d’aider.

Pourquoi, malgré vos multiples casquettes, c’est le domaine musical qui vous colle à la peau ?

Je n’ai jamais choisi le domaine musical, c’est juste qu’il est le plus connu et colle à ma personne. C’est l’un des domaines forts qui nous restent au Congo. Actuellement, il ne nous reste que deux points forts, à savoir le foot et la musique. Ainsi, si tu touches au bon endroit dans l’un de ces domaines, tu seras vite remarqué.

Votre dernier mot ?

Je suis un entrepreneur qui souhaite que notre culture aille de l’avant. L’État doit nous appuyer et surtout soutenir nos efforts. Dans les pays sérieux, on ne peut pas négliger la culture comme on le fait chez nous. C’est honteux.

Propos recueillis par Grady Mugisho

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