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Qui a voulu tuer Katumbi ?

Des vidéos très menaçantes avaient circulé sur les réseaux sociaux contre la personne de Moïse Katumbi Chapwe. Des individus se réclamant proches du pouvoir avaient promis de « faire mal » au président du parti Ensemble pour la République. Finalement, la jeep de Katumbi a été attaquée. L’impact est très important. Ce qui fait penser à un tir d’arme automatique. Le garde du corps de l’ancien gouverneur du Katanga blessé à la tête, suit encore les soins dans une formation médicale de Kinshasa.

Par Kokolo Jean

Le garde de Katumbi noyé dans le sang après être atteint par balle. Il paye un lourd tribut pour avoir protégé son patron du pire @Photo Droits tiers.

publié le 23 mai 2023 à 05:20:00

Katumbi a été ciblé. Navré par la barbarie arbitraire des policiers commis à la sécurisation de la manifestation du 20 mai 2023, le député national Khiller Mubambe affirme que Moïse Katumbi a miraculeusement échappé à la mort. Ce proche de l’ex-Gouv a dû réaliser une vidéo témoignage tout à côté de la jeep du leader de l’opposition congolaise pour démontrer l’étendue des impacts visibles sur la voiture de Katumbi. Témoin de l’événement, ce jour-là, habillé en chemise blanche et kepi à la tête sur lesquels étaient écrits « Ensemble pour la République », Khiller Mubambe, élu de la ville de Likasi dans la province du Lualaba avait dénoncé l’irréparable qui pouvait arriver à l’occasion de la marche de l’opposition organisée par Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Matata Ponyo et Delly Sesanga dans la ville de Kinshasa. Pour l’opposant, « Moïse Katumbi a bel et bien échappé à la mort », car dit-il, « la jeep de Moïse Katumbi a connu plusieurs tirs à balles réelles des éléments des forces de l’ordre ». L’élu de Likasi se dit déçu et désagréablement surpris de constater que Katumbi comme ses camarades de l’opposition politique étaient ciblés par des forces négatives. « C’est une déception pour moi de voir comment nos policiers et militaires se sont comportés vis-à-vis des leaders de l’opposition et les manifestants. Allez voir la jeep, notre président Moïse Katumbi Chapwe vient d’essuyer plusieurs balles. Il a échappé à la mort. Aujourd’hui, notre Constitution est violée, où sont les droits de revendications et d’expressions ? C’est ça l’État de droit ? », s’est-il exclamé.

Cet incident a été corroboré par la présentation des douilles de munitions d’armes à feu utilisées contre les manifestants non armés lors de la marche du 20 mai. Augustin Matata Ponyo, l’un de quatre candidats à l’élection présidentielle du 20 décembre 2023, a expliqué à la presse réunie au terme de cette journée difficile que « l’objectif était de nous éliminer physiquement tous les quatre ».

Katumbi fait mal au pouvoir

La présence très remarquable de Moïse Katumbi Chapwe à Kinshasa est très mal perçue dans les états-majors politiques de la majorité. Les communicateurs de l’Union sacrée ne s’en cachent quasiment plus. « Qu’est-il venu faire à Kinshasa ? Il laisse le Katanga pour venir défier notre pouvoir en face, c’est inacceptable », a fulminé un militant déchaîné d’un parti au pouvoir. Il n’avait qu’à voir la démultiplication des manifestations à la même date du 20 mai. L’UDPS a programmé une marche parallèle à la même date au moment où les partis de Christophe Mboso Nkodia Pwanga (président de l’Assemblée nationale) et de Gentiny Ngobila Mbaka (gouverneur de Kinshasa) avaient aligné des meetings inopportuns au camp Luka et à la Tshangu. Sous l’influence d’un député national de la majorité, des jeunes badauds ont même brûlé un drapeau d’Ensemble pour la République au camp Luka. Ce qui fait penser à un complot savamment orchestré afin de faire échec aux actions et à la personne de Moïse Katumbi Chapwe. Au cours d’une interview réalisée le même jour de l’incident visant Katumbi, l’élu de Likasi, proche de Moïse Katumbi, a déploré l’arrestation arbitraire et brutale de ses deux collègues (Ados Ndombasi et Mike Mukebayi) sans tenir compte de leurs immunités parlementaires. L’un fayuliste et l’autre katumbiste ont été sauvagement malmenés comme des vulgaires voleurs de poules.

Condamnations-fleuves des bavures policières du 20 mai

Luc Henkinbrant de la Division des droits de l’homme des Nations unies avait rappelé que la liberté de manifestation est un droit fondamental des citoyens garanti par le droit international des droits de l’homme, par la Constitution et par les lois de la République. Les normes internationales consacrent que le droit à la liberté de réunion pacifique et d’association est garanti par le droit international des droits de l’homme et l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que : “Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques”. Sur un ton sec, Georges Kapiamba, le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a, dans son communiqué diffusé le même jour, confirmé que la marche de l’opposition a été quasi étouffée par la police nationale congolaise (PNC), qui a empêché les principaux leaders d’accéder à la place Super Lemba, devant servir de point de départ. « La police a dispersé plusieurs groupes de leurs partisans qui tentaient de s’y rassembler en attendant leur arrivée. Dans les échauffourées qui s’en sont suivies, plusieurs blessés ont été enregistrés tant du côté des manifestants que des éléments de la PNC. L’ACAJ a relevé plusieurs cas de violence commis par certains éléments de la police, aidés en cela par une personne en tenue civile, notamment contre un jeune manifestant apparemment mineur d’âge sur l’avenue Kianza ainsi qu’un autre non loin de là », a mentionné Georges Kapiamba. L’ACAJ a condamné ces actes et exigé une enquête judiciaire crédible pour identifier et sanctionner sévèrement leurs auteurs. L’ACAJ a précisément condamné le fait que le gouverneur de la ville-province de Kinshasa ait notifié verbalement l’opposition quant au changement de l’itinéraire à 24 heures de sa manifestation. « Pareille décision administrative aurait dû l’être au moins 4 jours avant afin de permettre éventuellement aux organisateurs de la contester devant le juge compétent », a souligné Georges Kapiamba.

Pour sa part, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a exigé des autorités policières la libération sans condition des toutes les personnes interpelées, notamment le militant de la LUCHA, Bienvenu Matumo ainsi que la prise en charge adéquate des personnes blessées. Me Héritier Ilunga, secrétaire exécutif national de cette structure de la société civile a rappelé que « le droit de participer à une manifestation publique est garanti par la Constitution de notre pays » et que « les autorités politico-administratives devraient s’abstenir de faire vivre au peuple congolais des pratiques rétrogrades décriées par le passé dont les souvenirs ne sont pas encore effacés de notre mémoire collective », fin de citation.

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