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Human Rights Watch accuse le Rwanda de violer les droits des réfugiés

L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW) a accusé, mercredi 11 janvier, le président rwandais, Paul Kagame d’instrumentaliser les droits des réfugiés, notamment ceux venant de la République démocratique du Congo. L’organisation demande ouvertement au Royaume-Uni d’annuler son accord signé avec le Rwanda sur les demandeurs d’asile.

Par Rich Ntumba

Paul Kagame, président rwandais accusé de violer les droits humains @Photo Droits tiers.

publié le 12 janvier 2023 à 23:10:46

Victimes de la guerre du M23 /RDF, les réfugiés congolais ne seront plus accueillis par Kigali. “Nous ne pouvons pas continuer à accueillir des réfugiés pour lesquels, plus tard, nous serons tenus responsables d’une manière ou d’une autre, ou attaqués”, a tranché Paul Kagame.

Pour l’ONG Human Rights Watch, la déclaration du président Kagame illustre crûment la politisation des droits des réfugiés opérée par le gouvernement rwandais. Elle intervient à un moment où Kigali vient de conclure un accord peu scrupuleux d’un montant de 120 millions de livres (environ 145 millions de dollars) avec Londres pour accueillir des demandeurs d’asile arrivés au Royaume-Uni par des voies “irrégulières”.

Après avoir tenté d’édulcorer le bilan du Rwanda en matière de droits humains, Human Rights Watch affirme que les autorités britanniques ont cherché à justifier leur politique en affirmant que le Rwanda a une solide expérience en ce qui concerne l’accueil de réfugiés, dont environ 76.000 sont issus de la RDC, sa voisine. Ce que HRW a qualifié d’ignorance de la part du gouvernement britannique qui ne tient pas délibérément compte des faits.

Comme il le faisait déjà il y a dix ans, le Rwanda soutient la rébellion du M23 dans l’est de la RDC. La reprise des hostilités par le M23, l’armée congolaise et divers autres groupes armés a contraint plus de 520.000 personnes à fuir leurs foyers, selon les Nations unies. De récentes enquêtes menées par le groupe d’experts de l’ONU sur le Congo, ainsi que des recherches de Human Rights Watch, ont identifié des preuves selon lesquelles le Rwanda ne se contente pas seulement de fournir un soutien logistique au M23, mais intervient également directement sur le sol congolais avec ses propres troupes pour renforcer les rangs du groupe armé ou combattre à ses côtés, souligne le rapport du HRW

Fidèles à leurs mauvaises pratiques, les policiers rwandais avaient tué au moins 12 réfugiés congolais dans le camp de réfugiés de Kiziba, au Rwanda, en février 2018, alors que ces derniers protestaient devant le bureau de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) du district de Karongi, dans la province de l’ouest.

HRW qualifie les dernières déclarations de Paul Kagame de refus d’assumer ses responsabilités et exige que justice soit rendue pour les abus perpétrés par les forces de sécurité rwandaise contre les réfugiés congolais. Elle rappelle que “l’enquête de la Commission nationale des droits humains sur les meurtres de 2018 a étouffé l’affaire et personne n’a été tenue pour responsable à ce jour. La police rwandaise a arrêté plus de 60 réfugiés et les a accusés de participer à des manifestations illégales, de se livrer à des violences contre les autorités publiques, à des actes de rébellion et de désobéir aux forces de l’ordre. Certains ont également été accusés de propagation d’informations mensongères en vue de provoquer l’hostilité de l’opinion internationale vis-à-vis de l’État rwandais”.

L’ONG internationale de défense des droits de l’Homme soutient que les dernières attaques de Paul Kagame contre les droits des réfugiés, ne font que s’ajouter sur la liste des preuves attestant que Kigali n’est pas un partenaire international fiable et de bonne foi, et que le projet du Royaume-Uni d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda est fondé sur des contre-vérités et une politique cynique.

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