Kagame recadré. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya a remis le président rwandais à sa place, lui qui pensait donner des leçons de démocratie au président Félix Tshisekedi.
Kagame recadré. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya a remis le président rwandais à sa place, lui qui pensait donner des leçons de démocratie au président Félix Tshisekedi.
Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication et médias @Photo Droits tiers.
Muyaya a broyé Kagame. Le président rwandais se fait passer pour le démocrate devant l’Assemblée nationale de son pays en évoquant des faux-fuyants que présenterait Félix Tshisekedi pour ne pas organiser les élections. Le ministre congolais de la Communication et médias a renvoyé Kagame aux cordes. « Le président rwandais n’a pas qualité pour faire des leçons concernant les élections. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas lui qui doit nous dire ce que nous devons faire ». Sur un ton ferme, le porte-parole du gouvernement a rappelé au président rwandais qu’il doit d’abord regarder chez lui avant de parler des autres. Dictateur patenté qui s’est donné une présidence à vie avec un score inédit au référendum (99,1%), Paul Kagame doit apprendre beaucoup de la démocratie congolaise. « Au Rwanda, il n’y a ni liberté d’expression, ni liberté de manifester et lui-même comment est-il arrivé au pouvoir et comment il se maintient aujourd’hui », a tempêté le porte-parole du gouvernement.
Pour Patrick Muyaya, la déception du président rwandais est manifeste. Il ne contrôle plus rien au Congo. « Il pensait continuer son travail de sape au Congo-Kinshasa. Il a échoué. Il nourrit les ambitions d’interférer dans le processus électoral mais il n’y arrive pas. Il s’est mordu le doigt. »
En désespoir de cause, Paul Kagame s’est engagé désormais dans la déstabilisation politique du président Félix Tshisekedi. « Il pense briser l’élan économique. Le fait que le Congo revienne sur l’échiquier mondial pour prendre sa place, le gène ». En ironisant sur la tenue des élections que le président Félix Tshisekedi cherche à éviter, le chef de l’État rwandais espérait recevoir des soutiens. « Pourtant, lui-même est un éternel anti-élection. Pour la démocratie, il peut apprendre chez nous et laisser aux Rwandais de s’exprimer librement ». Au Rwanda, il dirige le pays d’une main de fer. Muyaya demande au président rwandais s’il est préoccupé par la tenue des élections en RDC, il n’a qu’à dire à ses troupes du M23 de se retirer des zones qu’elles occupent pour piller et tuer les Congolais. A Kishishe, les jeunes sont massacrés de porte à porte parce qu’ils résistent à l’agression. Voilà l’œuvre de celui qui se fait passer pour le porte-parole du M23. Son souci, c’est de pérenniser le bradage et le pillage des ressources naturelles.
« Le dialogue est le maître mot ». C’est ainsi que le cardinal Fridolin Ambongo a conclu dimanche, son homélie à la cathédrale Notre-Dame du Congo. Une messe particulièrement attendue, car il s’agissait de la première célébrée par le prélat depuis l’incursion du M23 soutenu par le Rwanda à Goma. « Notre nation est en danger, ne perdons pas de temps si nous voulons sauver le Congo », a-t-il éveillé, son regard scrutant la foule.
Le commissaire fluvial de Bulungu vient d’interdire tout mouvement de navigation sur la rivière Kwilu, dans la province portant le même nom. Cet arrêté vise à prévenir de nouveaux cas de naufrage sur le lit de ce cours d’eau et des infiltrations pendant cette période d’agression.
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