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Devant Macron, Kagame acculé par Tshisekedi, exhume les FDLR

A chaque fois qu’on cite les terroristes du M23 à qui la communauté internationale exige le retrait sans condition de Bunagana, le président rwandais met aussi sur la table le dossier FDLR. En réalité, Kagame ne croit pas à la paix. Il avance toujours des prétextes fallacieux pour montrer à la face du monde qu’il est pour une solution pacifique mais en réalité, c’est lui le problème de la région.

Par Jeanric Umande

Macron au milieu entre Félix Tshisekedi ( RDC) et Paul Kagame ( Rwanda ) lors d’une rencontre tripartite à New York sur la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs @Photo Droits tiers

publié le 22 septembre 2022 à 13:01:20

A New York, les informations circulaient sur la rencontre Tshisekedi- Kagame sous la médiation de Macron car la France assume présentement la présidence de l’ONU. Très proche de deux présidents, Macron a tenté de concilier les deux positions diamétralement opposées. Tshisekedi jouit d’une bonne réputation auprès du président français. Kagame aussi. Macron se trouve donc devant un dilemme. En diplomate, il a arraché de deux hommes comme il le fait avec Poutine pour le conflit ukrainien, un petit compromis qui peut faire avancer les pourparlers s’il y a la volonté du Rwanda, explique un diplomate routinier du bâtiment vert.

Le président congolais, bien qu’ayant consenti de rencontrer son homologue rwandais, a criblé le Rwanda à la tribune des Nations unies. Félix Tshisekedi a démontré, preuves à l’appui, l’agression dont son pays est victime de la part de Kigali dont la communauté internationale refuse d’ailleurs de condamner. Il a fait le même exercice devant Macron. Des sources recoupées, apprend-on, Tshisekedi a été intransigeant. L’armée rwandaise doit se retirer de Bunagana, avant toute chose. Les arguments du président rwandais sur les FDLR ont été battus en brèche. Aujourd’hui, il est démontré qu’aucun élément FDLR n’a attaqué le Rwanda depuis presque trois ans. Preuve que le Congo-Kinshasa a réduit sensiblement la force de nuisance de ces hors-la-loi. “D’ailleurs, la plupart, si pas 90% sont déjà rentrés chez eux”, indique un acteur majeur de la société civile du Kivu pour qui, s’il y a encore des FDLR au Congo, ce sont alors les recyclés du Rwanda.

Un appel pour apaiser les esprits

Les services de Macron ont, dans leur langage de communication, montrer que la RDC et son voisin agresseur s’engagent dans la voie de la résolution pacifique de la crise qui les déchire. Le blocage est là et il demeure. Mais pour apaiser l’opinion, les trois chefs d’État ont exprimé, selon la présidence congolaise, leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’est de la République démocratique du Congo et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans la région.

Afin de réunir les conditions d’un dialogue franc et constructif, nécessaire à la relance de la coopération entre les pays de la région et conformément au processus de Luanda, ils ont convenu d’agir de concert pour obtenir le plus vite le retrait du M23 des toutes les localités occupées et le retour des déplacés de guerre de ces localités à leur domicile, avec l’appui des Nations unies et de leurs partenaires de l’Union africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), ont-ils souhaité.

Macron, Tshisekedi et Kagame ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ces efforts s’inscriront dans le cadre des initiatives régionales de paix existantes, notamment le processus de Nairobi.

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