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Rapport Mapping : l’EciDé Mbaya mobilise la diaspora congolaise à soutenir la députée Frédérique Dumas

La France peut-elle soutenir la République démocratique du Congo dans son tournant décisif de stopper les massacres dans l’Est ? Un projet de résolution initié par une députée française est déjà sur la table du président de l’Assemblée nationale de France demandant au pays d’Emmanuel Macron de peser de son poids au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire appliquer les recommandations du rapport Mapping.

Par Landry Amisi

La députée française, Frédéric Dumas auteure d’une proposition à l’Assemblée nationale demandant à son pays de faire adopter une résolution sur le rapport Mapping au Conseil de sécurité de l’ONU @Photo Droits tiers

publié le 22 novembre 2022 à 06:40:00

L’alerte est du secrétaire exécutif adjoint de l’Écidé/France, Mbaya Musampa. C’est la France qui, en première ligne, avait permis l’initiative d’une résolution condamnant le Rwanda en juillet 2012, toujours au sujet de la guerre du M23. Elle faisait suite au rapport annuel du Comité des sanctions de l’ONU, une annexe de 48 pages accusant le Rwanda de soutenir la mutinerie armée dans l’Est de la RDC. Le groupe d’experts de l’ONU de l’époque affirmait que les forces armées rwandaises fournissaient du matériel militaire, des armes, des munitions et des équipements divers aux rebelles du M23 et octroiyaient soutien et protection au général Bosco Ntaganda, recherché à l’époque par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. Ce qui permit à Kinshasa de faire éclater au grand jour la vérité sur une agression purement rwandaise.

Déjà à l’époque, un peu comme aujourd’hui, Washington était accusé de tenter d’empêcher la publication du rapport Mapping pour protéger son allié, le Rwanda. La mission américaine auprès de l’ONU avait alors démenti et demandé la publication rapide du rapport et de ses annexes. Le département d’Etat américain damanda au Rwanda le samedi 30 juin 2012 “d’arrêter et d’empêcher tout soutien à la rébellion congolaise depuis son territoire”.

Comme aujourd’hui, le Rwanda, pris la main dans le sac

Les accusations du groupe d’experts des Nations unies contenues dans le rapport Mapping reposent sur les témoignages anonymes de 80 mutins déserteurs dont 31 Rwandais du M23 de l’époque. Les auteurs du rapport Mapping ont fourni des photos d’armes et d’équipements militaires décrites comme venant du Rwanda et confirmant le processus de recrutement de soldats par des officiers rwandais pour le compte des rebelles du M23. Situation similaire à la réalité actuelle. Parmi les noms d’officiels rwandais cités dans cette annexe du Mapping (page 17) figurent ceux du ministre rwandais de la Défense de l’époque et actuel conseiller spécial de Paul Kagame, le général James Kabarebe, de son chef d’État-major, le général Charles Kayonga, et des généraux Jack Nziza, Emmanuel Ruvusha et Alexis Kagame. Le dernier rapport du même groupe d’experts des Nations unies étaye les mêmes accusations dans une version plus récente du M23.

Denis Mukwege appuie sur l’accélérateur pour l’application des conclusions du Mapping

Dans son intense lobbying international, le docteur Denis Mukwege a réussi à convaincre plusieurs élus européens de pousser le Conseil de sécurité des Nations unies à faire application des recommandations du rapport du groupe d’experts de l’ONU. Parmi eux figure la députée française Frédérique Dumas qui avait déjà déposé une proposition de résolution à l’Assemblée nationale française au mois de mars 2022. “L’objectif de cette résolution était de demander au gouvernement français d’appliquer les recommandations du rapport Mapping, notamment la création d’un tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo”, a confié à Ouragan.cd Mbaya Musampa, secrétaire exécutif adjoint de l’EciDé/France. Il se trouve malheureusement que l’initiative est tombée dans une année électorale, la session parlementaire française étant trop courte. Ainsi, la proposition de résolution n’a pas pu être débattue donc pas votée. Ce qui pousse les cadres de l’ECIDÉ avec Mbaya Musampa en tête à demander aux Congolais qui vivent en France de se mobiliser.

L’Écidé Mbaya Musampa appelle la diaspora congolaise de France à mener des actions de lobbying

Le secrétaire exécutif adjoint de l’Écidé/France s’est lancé dans une large mobilisation des Congolais actifs au sein de la diaspora congolaise de France. “Veuillez contacter madame Frédérique Dumas et tous les députés qui avaient soutenu cette proposition afin de leur demander de déposer à nouveau cette proposition de résolution sur le bureau du président de l’Assemblée nationale afin que la proposition soit débattue puis votée parce que cela est dans l’intérêt de la République démocratique du Congo”, explique-t-il. La France étant membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, sa décision est d’un apport capital dans le processus de mise en œuvre des recommandations du rapport Mapping. “Si elle décide d’agir, ça peut avoir un impact”, a-t-il insisté.

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