Économie

Bilombagate : seuls 3,17 millions $ déjà décaissés par le FPI, tranche Kalenga

L’affaire 14 millions gérés par Bilomba rebondit. Le patron du FPI prend la défense du conseiller de Tshisekedi sur le présumé détournement de 14 millions de dollars du projet des inégalités sociales.

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Par Patrick Mputu

Bilombagate : seuls 3,17 millions $ déjà décaissés par le FPI, tranche Kalenga

Pendant que les médias en font leurs choux gras (les titres de presse martèlent sur le danger du scandale pour le parti présidentiel), le directeur général intérimaire du Fonds de promotion de l’industrie s’est expliqué sur le dossier. M. Kalenga précise que son établissement qui a décidé de subventionner le programme présidentiel, n’a décaissé jusque-là que 3,17 millions de dollars pour six ouvrages à exécuter.

Le remplaçant de Kitebi reconnaît que les travaux sont exécutés par le gouvernorat du Kasaï oriental et le diocèse de Mbuji-Mayi, deux agences locales d’exécution (ALE) qui ont gagné respectivement les contrats de 10,8 millions USD et 3,7 millions USD dans les normes requises sur la passation des marchés publics.

« Ils pensent causer du tort aux responsables des institutions, non ! Ils font du tort au pays, au programme présidentiel.(…) Où est-ce qu’ils ont vu ces 14 millions ? Ils sont passés où, ont-ils été retirés et qui en a bénéficié ? D’où tirent-ils alors le montant de 14 millions USD parce que c’est moi qui engage et libère ces fonds ? », autant de questions que s’est posé le DG ai du FPI devant quelques journalistes.

Bilomba n’intervient pas dans le projet Tshilejelu, le FPI non plus

Alors qu’il était presque mis au ban, le conseiller du chef de l’État chargé de l’Economie et Finances peut maintenant souffler. Le numéro 1 du FPI a dissipé les malentendus en rapport avec l’implication de Marcelin Bilomba dans le programme de la présidence.

A en croire JC Kalenga, son institution a été recrutée dans le programme présidentiel de lutte contre les inégalités sociales qui n’a rien à voir avec le projet Tshilejelu. Et puis, a-t-il rappelé, le rôle du conseiller Bilomba ne se limite qu’à faire le suivi parce que le projet est initié par la présidence et concerne la construction et la réhabilitation des infrastructures au Kasaï oriental.

« La présidence de la République ne décaisse, ni gère les fonds. Son rôle (celui du conseiller Marcellin Bilomba) n’est simplement que de suivi parce que le projet est initié par la présidence de la République », a rassuré M. Kalenga avant de rappeler que pour le projet Tshilejelu, il faut poser des questions au FONER et à l’OVD.

Jean-Claude Kalenga appelle la population à la patience pour juger les œuvres. « Laissez-nous aller jusqu’au terme de nos projets et venez nous juger après. Pour l’instant, ce sont 3,17 millions USD et non 14 millions qui ont été décaissés pour six ouvrages exécutés par des entreprises locales ayant gagné des contrats en bonne et due forme (…) ».

Malheureusement, l’homme des 50 notes techniques par jour s’est déjà attiré la colère de l’opinion publique. Pire encore, son parti politique (UDPS) l’a suspendu de ses fonctions de secrétaire national adjoint chargé du Budget.

Impulsif et sans retenue, le collaborateur de Félix Tshisekedi avait tenu des propos injurieux à l’égard du député Ngoyi Kasanji parce que celui-ci avait promis une démarche parlementaire sur le dossier. « Assimiler aux juristes, individu qui n’a aucune leçon à donner à personne pour avoir détruit la province du Kasaï oriental(…) », extrait de la déclaration de Bilomba envers l’ancien gouverneur du Kasaï oriental.

Maintenant que l’équivoque est levée avec le son de cloche du DG ai du FPI, la population s’attend certainement à la réaction des instances judiciaires pour clarifier le dossier.

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