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BgfiBank : Toute l’armée politique de Kabila contrattaque en ciblant Tshisekedi

Une union sacrée des médias et des ONG occidentaux de la salissure, décrit sur Twitter Barnabé Kikaya Bin Karubi.

Par Athanase Mwenge

BgfiBank : Toute l’armée politique de Kabila contrattaque en ciblant Tshisekedi

La diabolisation entreprise contre Kabila n’a pas de mystère. Il y a, à la base, le cri de détresse d’un peuple qui réclame Joseph Kabila pour venir protéger les ressources du pays contre des hyènes avares de tous bords confondus. Lorsque BBC, dans son article intitulé « Fuite de données en RD Congo : Des millions de dollars transférés aux alliés de Joseph Kabila », s’abstient d’évoquer l’existence d’un réseau dont elle est pourtant partie prenante aux côtés de Bloomberg et de The Sentry et prétend plutôt avoir eu « accès aux preuves, dans le cadre d’un consortium appelé Congo Hold-up, coordonné par le réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC) », elle ment, réagit sulfureusement l’ancien ministre, ancien ambassadeur, ancien député et professeur à l’Université de Kinshasa, faculté des Lettres, département des Sciences de l’information et de la communication. Barnabé Kikaya Bin Karubi s’étonne du caractère sensationnel attribué à la description affabulatoire d’un mensonge occidentalisé trois ans après la passation du pouvoir entre Joseph kabila Kabange et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et qui tente de noircir l’image d’un grand africain. 

Et pourquoi seulement maintenant ? 

Pour le professeur Kikaya, la raison est électoraliste. Trois ans (bientôt) après que Joseph Kabila a financé par le Trésor public congolais des élections ayant permis à l’opposant Félix Tshisekedi d’accéder à la tête du pays via une passation pacifique et civilisée du pouvoir, et quasiment une année après que son successeur, usant de son devoir d’ingratitude, a détruit en pleine législature la majorité parlementaire issue pourtant des urnes, le peuple réclame Joseph Kabila pour venir protéger les ressources du pays. Car, écrit-il dans une tribune, «maintenant on sait qu’il s’agit d’une entreprise de nuisance stipendiée. Inutile de chercher ailleurs les commanditaires ! Le contrat sino-congolais n’est pas loin. Bientôt, on s’en rendra compte… ». 

Kabasubabu Katulondi s’en prend directement à Sonia Rolley et à Félix Tshisekedi

Le libre penseur, visiblement courroucé par cette campagne de sape contre son parrain politique Joseph Kabila, est brutalement sorti de sa salle de lecture pour s’en prendre à la journaliste de Radio France Internationale (RFI), Sonia Rolley qui semble avoir pris le devant du projet de déconfiture de l’image de marque de Kabila. « Sonia Rolley et Greffy qui, on le sait, sont utilisés dans le stratagème international de la subjugation intellectuelle et idéologique des Africains et particulièrement des Congolais », révèle-t-il. Pour lui, il s’agit d’une «affaire assez abracadabrantesque avec une extrapolation tout à fait cartésienne sur un supposé holdup financier qui aurait eu lieu en RDC  en 2018″, explique-t-il dans une vidéo produite samedi 20 novembre 2021.

Hubert Kabasu Babu ne se prive pas de tirer à boulets rouges sur Félix-Tshisekedi estimant que ce réseau des journalistes aurait dû faire preuve d’un peu plus de saillance et de sagacité s’il démontrait la fissuration saillante de la démocratie congolaise devenue « une véritable colonisation endogène actionnée par la dictature prédatrice de monsieur Tshisekedi ». Et d’enchaîner sur Sonia Rolley de RFI, « Parlez-nous aujourd’hui de manière pertinente, faites des révélations sur les 400 millions de dollars partis en fumée dans le dossier 100 jours, parlez-nous des 700 millions de dollars sans évaluation et dont la destination est tout à fait inconnue du programme multisectoriel contre les effets de Covid, parlez-nous de 255 millions relatifs à cette affaire brumeuse de la taxe illégale RAM… ». Pour Kabasubabu, au cœur de cette affaire trône immanquablement le régime actuel. 

Joseph Kabila gardera son silence encore et encore 

Selon le journal El Mundo qui évoque la question, l’ancien chef de l’Etat congolais est en train de stupéfier le pouvoir en place par sa position de silence, un silence face à tout assaut politique. Et de conclure que ce qui est plus gênant du côté des géniteurs de l’affaire  de Cong Huld-up, c’est qu’ils seront encore bénéficiaires du silence de Joseph Kabila, « un silence qui tourmente des millions d’azimutés politiques à travers le monde ». Un internaute soulignait samedi matin que le Fermier est calme dans son Kingdom (Kingakati). D’où l’appel lancé par Hubert Kabasubabu Katulondi aux membres du bloc des patriotes, des républicains et nationalistes congolais de ne pas se laisser distraire : « D’ailleurs le sit-in de lundi 22 et la marche du 27 novembre doivent être axés non plus sur la dépolitisation de la CENI mais sur l’application de l’article 64 de la Constitution pour faire échec à la dictature colonisatrice de monsieur Tshisekedi et relancer la démocratisation et la reconstruction républicaine de la RDC», fin de citation. 

Le FCC ne faiblira pas et restera engagé dans le bloc patriotique

Jimmy Kitenge, un des brillants communicateurs du Front commun pour le Congo explique pour sa part dans un groupe wattsap que cette affaire de BGFIBank est une belle manière de faire perdre notre temps. Il soutient fermement que la France est dans un complot avec le Rwanda de Paul Kagame et les autorités de Kinshasa pour céder les terres de Lumumba à Kigali. « C’est la raison pour laquelle ils ont pondu cet article pour nous distraire afin que Kagame puisse construire calmement ses villages pour la population rwandaise au Congo et le pouvoir de Kinshasa a accepté le deal car il  gagnerait en temps sur le dossier Kadima dans ce soit-disant scandale qui  fragiliserait le bloc patriotique ». Il invite la population à ne pas céder à la distraction avant de rappeler les propos de Nicolas Sarkozy alors président de la République française qui avait très officiellement demandé à Joseph Kabila de partager les terres congolaises avec le Rwanda, chose que  l’homme de Kingakati avait refusé d’admettre. Il s’agit d’une stratégie qui consiste à traîner la réputation de JKK dans la boue et le soumettre au lynchage populaire, une stratégie nauséabonde qui ne marchera plus jamais car le peuple est désormais mature, a-t-il conclu.

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