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Sakombi établit un pont entre Perenco et les communautés locales

Les habitants de Moanda, ainsi que leurs élus, ont exprimé lundi soir, leurs fortes attentes sur les retombées sociales de l’activité pétrolière. Ils ont insisté sur l’importance d’adapter la Convention de 1969, qui lie le gouvernement congolais à la société Perenco, aux réalités contemporaines.

Par Patrick Mputu

A Moanda, les responsables de Perenco, députés nationaux et la société civile en concertation autour du ministre des Hydrocarbures, Guy-Aimé Sakombi Molendo. @Photo Droits tiers.

publié le 9 juillet 2024 à 12:14:24

A son retour de la haute mer, le ministre des Hydrocarbures a présidé la quadripartite qui a permis aux participants de discuter et aplanir des divergences entre la société pétrolière et la population locale. “Je ne suis pas venu m’instituer en tribunal entre les uns et les autres. Mais plutôt pour qu’ensemble, nous œuvrions pour la paix et le bien-être de tous,” a interpellé Guy-Aimé Sakombi Molendo donnant ainsi le ton à l’apaisement.

Hormis la revisitation de la Convention de 1969, les députés nationaux du Kongo central, actuellement en vacances, ont ajouté d’autres revendications. Parmi elles, l’approvisionnement du compte du Comité de concertation du territoire de Moanda (CCTM) et la création d’un Fonds pour les générations futures. « C’est nous qui sommes allés en tant que caucus vers le ministre des Hydrocarbures dont la colonne vertébrale se trouve à Moanda où se produit le pétrole. Nous sommes allés vers lui pour afficher notre volonté de vouloir voir clair dans la manière dont le pétrole est exploité et dont les ressources sont distribuées », a précisé Pierre Nsunu Mutukalavo, le président du caucus des députés nationaux du Kongo central.

– Nouvelle ère de collaboration –

L’élu de Mbanza-Ngungu a rappelé que leur démarche visait à mieux comprendre la destination de la manne pétrolière de leur province. Une entité qui produit l’or noir mais reste paradoxalement très pauvre. Lui et ses pairs souhaitent, sur les cinq années à venir, connaître les tenants et aboutissants du dossier. « Le ministre s’est montré très attentif, lui qui avait déjà un programme avec Perenco, il nous a donc associés à cette grande réunion. Nous avons posé des questions que la population se demande tous les jours pour savoir combien de barils cette société produit, quelle est la part qui revient à notre pays, quelle est la part qui revient à la province du Kongo central et celle qui revient à la population de Moanda », a-t-il questionné.

Nsunu Mutukalavo a précisé que les parties prenantes ont convenu de se référer aux textes juridiques existants pour clarifier les devoirs et les droits de Perenco et du pays. « Ce n’est qu’une façon de jeter les jalons, le travail vient de commencer et il consiste à contrôler, à savoir et à rechercher les bénéfices de la province. Il a été proposé un cadre de concertation permanent qui va rassembler les communautés locales, les élus nationaux et provinciaux y compris le gouvernement », a-t-il détaillé.

Le cadre de concertation vise à éclaircir davantage les questions liées à l’exploitation pétrolière et à assurer que les années à venir soient marquées par une gestion plus équitable et transparente des ressources pétrolières. « Le plutôt sera le mieux, mais n’oubliez pas que nous avons aussi promis à Perenco que si nous devons préciser, nous ne sommes pas venus en contrôle parlementaire mais plutôt dans le cadre des vacances parlementaires. Nous avons promis que nous allons arracher de notre Assemblée une mission qui va nous donner toutes les prérogatives pour entrer dans le fond du sujet : contrôler les textes, contrôler tout ce qu’il faut pour que nous voyions clair au nom du peuple congolais », a conclu le responsable du caucus.

La population de Moanda a longtemps attendu des investissements tangibles dans les infrastructures essentielles. La promesse du patron des Hydrocarbures de répondre rapidement aux requêtes a été bien accueillie par la société civile. « Nos députés nationaux ont tout dit et nous avons apprécié parce que les communautés locales réclament le décaissement de fonds pour la réalisation de nos projets. Il s’agit de la construction des écoles et centres de santé. Mais le ministre nous a promis de trouver des solutions à nos revendications dans un bref délai, » a déclaré John Nzinga, le président du le Comité de concertation du territoire de Moanda (CCTM).

– Problèmes liés à l’eau et l’environnement –

Pauline Mbenza, la deuxième présidente du CCTM, a ajouté que la question de l’eau est particulièrement préoccupante sur le terrain. « Il y a un projet sur les forages d’eau pour y remédier », a-t-elle informé. Elle a également évoqué les défis environnementaux auxquels la contrée est confrontée. « Nous avons un problème de l’environnement, il y a un projet d’insalubrité pour que nous puissions faire le cadrage sur l’environnement ».

Un autre souci majeur est celui de l’électricité. « Nous avons un problème qui nous dérange encore sur l’électricité mais nous n’en parlons pas trop parce qu’il a été épinglé dans le fonds Moanda de 10 millions de dollars (montant décaissé par Perenco pour des investissements) et qui peut-être sera aussi pris en charge dans le programme de 145 territoires. Nous avons trois volets dans nos projets : la santé, l’éducation et les projets communautaires », a fait savoir Madame Mbenza.

La quadripartite a marqué un pas significatif vers une coopération plus étroite et transparente entre Perenco, les autorités, et les communautés locales. Le directeur général de l’entreprise, Arthur Gueriot a exprimé sa satisfaction quant à cette initiative et les perspectives qui ont été envisagées.
« Je me félicite de cette initiative qui a permis de réunir l’ensemble des acteurs de la vie sociale et économique de la zone de Moanda. Je vois ça comme une première étape sur un dialogue franc et courtois », pense-t-il.

– Réponses aux accusations environnementales –

Alors que bon nombre de riverains accusent la compagnie de polluer l’environnement, d’affecter la pêche et l’agriculture ainsi que la santé des résidents, son chef clarifie : « Nous faisons l’objet de contrôles réguliers, il y a des gens qui colportent ces genres de propos qu’on appelle des infox. Des informations qui ont de caractère de marchandage. Nous, la seule réponse est claire : nous faisons l’objet d’audits réguliers, nous faisons des contrôles réguliers, nous sommes audités par des organismes étatiques et internationaux », a-t-il laissé entendre.

Le dirigeant de l’industrie pétrolière a insisté sur le fait que les accusations contre sa société concernant ses actions sur l’environnement sont infondées. « C’est une démarche qui montre bien que les propos colportés sur Perenco contre les actions sur l’environnement sont erronés et nous avons à cœur d’agir vis-à-vis de la protection de l’environnement », s’est-il défendu..

Le numéro 1 de Perenco affirme avoir un schéma de protection de l’environnement, soutenu par des actions concrètes au-delà de ses opérations traditionnelles. « Nous avons accompagné une société dans le recyclage des déchets, tous les plastiques qui jonchent la ville de Moanda, qui sont souvent charriés par le fleuve Congo. Nous accompagnons les sociétés qui, elles-mêmes, soutiennent les vidanges au travers de la rémunération de la collecte et ces déchets plastiques qui deviennent des produits valorisés et revendus par la suite », s’est-il vanté.

Perenco s’engage à poursuivre ces échanges en vue de renforcer la transparence et la collaboration avec les parties prenantes locales. Les réunions régulières visent à trouver des solutions communes et à répondre aux préoccupations des communautés locales et des autorités.

Ainsi, l’initiative Sakombi ouvre la voie à une exploitation pétrolière plus équitable et durable, bénéficiant à tous les Congolais.
Avant cette quadripartite, le ministre des Hydrocarbures avait visité la plateforme « Magisus », un dispositif installé par la Perenco visant à réduire et valoriser le gaz. Il était aussi dans le chantier de Dixtone, où se déroule la confection de la plateforme et le développement du champ avec une approche intensive de forage.

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