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La Cour militaire se dessaisit de l’affaire SK Della

Une nouvelle tournure dans l’affaire du conseiller spécial de Moïse Katumbi. Salomon Idi Kalonda ne peut plus être poursuivi par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe. Dans son arrêt rendu lundi 8 juillet 2024, la juridiction militaire s’est déclarée incompétente et dessaisie du dossier du fait que Salomon est désormais sénateur.

Par Rich Ntumba

La Cour militaire de Kinshasa/Gombe se dessaisit de l’affaire SK Della @Photo Droits tiers.

publié le 9 juillet 2024 à 03:16:00

Un motif de satisfaction pour les avocats du bras droit de Moïse Katumbi. L’un des membres du collectif, Me Hervé Diakiese qui a annoncé la nouvelle, a salué l’arrêt de la Cour qui a fait le droit à la requête de la défense en constatant la réalité de la nouvelle fonction de leur client, Salomon Kalonda.

La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a rendu ce qu’on appelle un arrêt déclinatoire de compétences, c’est-à-dire qu’elle s’est déclarée incompétente pour juger le sénateur Salomon Kalonda du fait qu’il est aujourd’hui sénateur de la République. Ses nouvelles fonctions ne relèvent pas de la compétence de la Cour militaire. Nous sommes satisfaits parce que le droit a été dit. Salomon Kalonda peut vaquer à ses occupations de sénateur, mandat qui lui a été confié par le peuple congolais, a rappelé maître Hervé Diakiese.

La décision de la Cour sonne comme un pas vers le dénouement du dossier. En plus de clamer son innocence, Kalonda s’est comporté en bon citoyen tout au long de sa détention à la prison militaire de Ndolo. « M. Kalonda a toujours clamé son innocence, et surtout qu’il a répondu à toutes les convocations. Quand son état de santé ne le permet pas, il avait été évacué à l’étranger pour être soigné, et puis il est revenu. Aujourd’hui que le droit soit dit conformément à la Constitution, nous ne pouvons qu’être contents », poursuit l’avocat Diakiese.

Bras droit de l’opposant Moïse Katumbi, Salomon Kalonda avait été arrêté par les services de renseignement, le 31 mai 2023, sur le tarmac de l’aéroport de N’djili à Kinshasa. La justice militaire lui reprochait la détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre, l’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et discipline ainsi que l’atteinte à la sûreté de l’État.

Renvoyée plusieurs fois aux cordes, l’accusation avait abandonné la principale charge liée à la détention d’une arme Jéricho pour s’accrocher sans preuves sur les deux autres griefs. Lesquels n’ont jamais, d’ailleurs, été prouvés jusqu’à ce jour. Depuis son interpellation, beaucoup de choses avaient été dites, notamment sur les faits qui étaient mis à sa charge. « Il y a même une conférence de presse au cours de laquelle on avait dit qu’il était détenteur d’un pistolet et que ce pistolet aurait servi à l’organisation des manifestations qui auraient dû être pacifiques », a commenté Maître Hervé Diakese. La principale accusation a disparu. Personne des parties au procès n’en a donné le moindre détail. « Et vous vous rendez compte qu’aujourd’hui cette accusation n’est même plus retenue », a-t-il fait savoir. Ce qui démontre, dit-il, que les poursuites dès le départ, ont été entamées contre Salomon Kalonda sur des fausses allégations. Pour lui, “si on était correct, Salomon serait libre parce que son dossier est vide”.

Tombé malade en pleine détention, Salomon Kalonda a pu bénéficier d’une libération provisoire pour aller se faire soigner à l’étranger. Par deux fois, il s’est rendu à Bruxelles pour des soins et par deux fois, il est rentré au pays, prouvant qu’il n’avait rien à se reprocher.

Malgré sa détention et son état de santé, SK Della a pu se faire brillamment élire député provincial dans son fief de Kindu, puis sénateur dans le Haut-Katanga. Après la validation de son mandat au Sénat, Salomon Kalonda a dit consacrer son action parlementaire à quatre priorités : la paix (en particulier dans l’est), l’unité nationale, la réconciliation et l’amélioration des conditions de vie des Congolais.

– La jurisprudence Biselele évoquée –

Comme Salomon Kalonda, Fortunat Biselele, un ancien conseiller privé du président congolais Félix Tshisekedi, poursuivi dans un dossier similaire, avait été « complètement blanchi », le mardi 22 août, des poursuites de « trahison », d’« intelligence avec le Rwanda » et de « propagation de fausses nouvelles » qui pesaient sur lui. Incarcéré pendant sept mois à la prison centrale de Makala à Kinshasa à la suite de son arrestation par les agents des services de renseignement le 14 janvier, « Bifort » avait bénéficié d’une liberté provisoire le 22 juillet.

Par la suite, « le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe l’avait acquitté. Il a estimé que les gens qui l’ont accusé n’avaient pas raison de le faire. Il est libre de toute poursuite car les infractions qui lui étaient reprochées n’avaient pas lieu d’être », avait salué son avocat, Me Richard Bondo, le 22 août. Dans les mêmes conditions aujourd’hui, le dossier Salomon Kalonda devra être classé sans suite.

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