Le Direct
Radio

Dossier cartes d’identité : Samba Bathily désavoué par Idemia

Dans le dossier cartes d’identité nationale biométrique, Alingete avait vu juste. L’État congolais a été roulé dans la farine. Aucune attaque en règle. Plus les jours passent, plus les faits donnent raison à l’Inspection générale des finances. Le flic financier veille seulement au grain pour éviter au pays le bradage, la mafia, la surfacturation des projets comme celui d’Afritech et enfin les détournements de deniers publics.

Par Landry Amisi

Samba Bathily, le patron d’Afritech cloué par Olivier Charlanes, vice-président Moyen-Orient et Afrique d’Idemia @Photo Droits tiers.

publié le 25 juin 2024 à 03:35:00

Il y a quelques jours, l’IGF avait mis en cause la société Afritech dénonçant la surfacturation dans son projet des cartes d’identité nationale biométrique. Un pan de vérité éclaire aujourd’hui le dossier avec la sortie médiatique d’un responsable d’Idemia. Aux affirmations de Bathily prétextant que son entreprise a créé un consortium pour gérer ce projet avec Idemia, le leader mondial des technologies de reconnaissance biométrique rejette poliment ce gros mensonge.

L’entreprise française a certes fourni ses services à la société Afritech mais minimise son degré d’implication comme l’a gonflé le numéro un d’Afritech. Dans un entretien à Rfi, Olivier Charlanes, vice-président Moyen-Orient et Afrique d’Idemia rappelle que sa société a un contrat avec Afritech, en tant que fournisseur de services technologiques dans le cadre du projet de mise en place d’un registre civil et d’impression des cartes d’identité en RDC. La nuance est sans équivoque et balaye ainsi l’argument d’un prétendu consortium évoqué par Bathily. Idemia lave ainsi son image et refuse d’être associée dans des deals de surfacturation aux contours flous. Le mastodonte du secteur se présente donc, selon la radio mondiale, comme un “prestataire” et “assure n’être jamais intervenue dans les négociations avec les autorités congolaises”.

Interrogé sur le montant du contrat – 700 millions de dollars – le dirigeant français s’est refusé à tout commentaire, “tout comme il refuse de donner le coût de sa prestation”. Il insiste n’être en rien concerné par le volet immobilier du projet, 444 millions de dollars, qui alimente les soupçons de surfacturation.

– Les avoirs de la Banque centrale avaient failli être bradés –

La patrouille financière de l’IGF avait mis à nu des faisceaux d’indices de déséquilibre, au grand dam de l’État, dans le contrat convenu entre l’Office national d’identification de la population (ONIP) et le groupement supposé Afritech-Idemia, sur la production et la délivrance des cartes d’identité nationale. Il se trouve que le partenaire de l’ONIP intrigue de se servir de la Banque centrale comme gage pour obtenir des lignes de crédit auprès de banques commerciales de la place.
Le deal conclu entre les deux parties nécessite un montage financier de 697 millions $US dont 104 millions constituant l’apport de l’État. Afritech-Idemia devra apporter les 593 millions restants. Soucieux de doter sa population d’une carte d’identité après plus de 25 ans, l’État congolais a, de bonne foi, décaissé 20 millions $US pour démarrer le PPP, partenariat public-privé. Mais l’Inspection générale des finances a fait geler le paiement. Les limiers de Jules Alingete Key ont, en effet, décelé des stratagèmes ombrageux dans le ficelage du deal ONIP-Afritech.

En clair, le groupement Afritech-Idemia ne dispose pas de ressources propres pour financer sa participation, évaluée à 593 millions $US, constate non sans preuve l’IGF. Chez Jules Alingete, on est ahuri par une clause du PPP selon laquelle “le contrat prévoit que l’État congolais fournisse à ce groupement une garantie devant lui permettre de lever les fonds auprès des banques commerciales. La fameuse garantie portera sur “la séquestration des avoirs de la Banque centrale du Congo par la banque commerciale prêteuse…”. Pour le service du Shérif des finances publiques, “cette opération tombe dans l’illégalité, voire dans l’impossibilité”.

Autres griefs établis par l’Inspection générale des finances, « le coût total de ce projet est jugé surfacturé en ce qui concerne particulièrement la construction des infrastructures immobilières du projet évaluées à 444 millions de dollars ». L’IGF s’offusque, en outre, de la clé de répartition des revenus devant être générés par le PPP de production des cartes d’identité nationale, estimés à 2 milliards $US en 20 ans. Selon les termes du contrat, Afritech se taille, en effet, la part du lion : 60% de revenus contre du menu fretin pour l’État, soit 20% seulement des recettes escomptées alors que les 20 autres serviraient au remboursement des emprunts qu’Afritech aura contractés auprès d’une banque commerciale de la place. De l’avis de l’IGF, le calcul du partage des retombées financières a tout d’un dol et « ne se justifie pas », sinon qu’il étale sur la place publique « la nullité de l’apport du groupe Afritech-Idemia » dans le PPP. Et il va donc sans dire que l’être ou le non-être du consortium Afritech-Idemia est « conditionné par la garantie de l’Etat ».

Nos tags

Élection
Ceni
Politique
GUERRE
Agression
Culture
Économie

Un groupe de communicateurs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) vient de décerner un diplôme de mérite au directeur général du Fonds de promotion de l’Industrie, Bertin Mudimu Tshisekedi pour ses performances. La cérémonie s’est déroulée vendredi à Kinshasa au siège de cet établissement public.


Société

La langue russe est la voie de l’amitié, confie un diplomate russe. L’apprentissage de cette langue suscite aujourd’hui de l’intérêt auprès des Congolais.

Taux de change

DeviseCDF
1 Dollar Usa2,840.00 CDF
1 Euro3,093.04 CDF
1 Yuan391.39 CDF
1 FCFA 4,70 CDF

Appel d'offres

Liste restreinte : Partenaire facilitateur pour appuyer la Coordination Générale du Projet STAR-Est de la RDC dans la réalisation des activités des THIMO


offres d'emploi

logo

2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.

Ouragan cd




2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.