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Sesanga charge le pouvoir et déresponsabilise la Constitution

La modification ou le changement de la Constitution de la 3e République trotte dans la tête des Congolais. Déjà, le parti Envol s’oppose farouchement à tout changement parce que, selon la formation politique de Delly Sesanga, l’actuelle loi fondamentale, bien qu’imparfaite, n’est pas la racine des maux qui affligent le pays.

Par Patrick Mputu

L’opposant Delly Sesanga, leader du parti politique Envol @Photo Droits tiers.

publié le 13 mai 2024 à 17:47:00

Le parti de l’opposition rappelle avec fermeté que la Constitution n’est pas responsable des crises persistantes, ni des dérives politiques et économiques. Elle n’a pas créé les obstacles à la paix dans l’est du pays, ni légitimé la corruption ou la fraude électorale.

En fait, a-t-on indiqué, elle (la Constitution) ne saurait être tenue pour responsable des dysfonctionnements institutionnels qui minent la démocratie congolaise. “Ce n’est pas la Constitution qui empêche la conquête de la paix dans l’est, où les institutions sont sous l’état de siège depuis le mois de mai 2021; ce n’est pas la Constitution qui a établi non plus que la rétrocommission soit légale, faisant du détournement des deniers publics le modèle ordinaire de la gestion de l’État, ce n’est pas la Constitution qui a organisé le RAM; Ce n’est pas la Constitution qui a institué la fraude électorale comme moyen d’accession au pouvoir; ce n’est pas la Constitution qui empêche le respect du principe de la séparation des pouvoirs d’Etat; ce n’est pas enfin la Constitution qui éloigne le commandant suprême du pays pourtant en guerre”.

Pour Delly Sesanga, le véritable besoin du Congo réside dans un changement de cap radical dans la gestion des affaires nationales. “Ce n’est pas une nouvelle Constitution qui apportera la solution, mais un leadership responsable, guidé par le sens du devoir envers la nation et conscient de son histoire”.

Cependant, l’opposant antisystème a invité les Congolais et les forces vives à rester éveillés et prêts à agir contre toute initiative contraire à l’intérêt national. Aux ses yeux, il s’agit de défendre le pacte républicain et de rejeter toute tentative visant à manipuler la justice à des fins politiques.

Ainsi, l’Envol met en garde contre les dangers d’un changement constitutionnel précipité, qui risquerait de perpétuer les antivaleurs et de compromettre l’avenir démocratique du pays.

– Soutien indéfectible au cardinal Ambongo –

L’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire contre le cardinal Ambongo suscite la réprobation du parti Envol. Celui-ci se targue de défendre la liberté d’opinion et de pensée, un principe fondamental inscrit dans la Constitution congolaise de 2006.

Sesanga et ses partisans voient dans cet acte, une nouvelle tentative du régime en place de taire les voix critiques et réduire au silence toute forme de dissidence. “L’ouverture d’une information judiciaire contre le cardinal Ambongo constitue une indication de plus dans la propension du pouvoir à exclure la contradiction du champ social et politique. En voulant ainsi étouffer la voix de l’Église catholique, c’est au symbole historique de l’autorité sociale que tente de toucher le régime, afin de réduire au silence toute la société congolaise y compris face à la souffrance généralisée et à l’insouciance des dirigeants”.

En reconnaissant le rôle historique et social de l’Église catholique, Sesanga souligne l’importance de préserver la liberté de pensée et d’expression, car ce sont deux éléments essentiels de la mission prophétique de l’Église en faveur du peuple.

Comme plusieurs organisations, Envol a exprimé son soutien indéfectible à l’archevêque métropolitain de Kinshasa dans sa lutte pour l’avènement d’un véritable État de droit; État où la liberté d’expression et la justice sociale seront respectées et défendues.

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“Il n’y a pas d’opportunité pour réviser ou changer la Constitution. Le problème des Congolais n’est point dans le tripatouillage de la loi fondamentale. Le pouvoir doit cesser avec ses velléités”, a rappelé le président de l’ECIDE, Martin Fayulu, lors du lancement mercredi à Kinshasa, de “la campagne pour la défense de la Constitution”.

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