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Cimenterie de Maïko, l’État n’a que 73 000 $US

L’État congolais n’apportera que 200 010 000 FC soit 80 000 $US au taux budgétaire de 2518,3FC/$ pour la construction de la cimenterie de Maïko anciennement dénommée cimenterie de la Province orientale. La contrepartie de l’État s’érode à moins de 73 000$US si la parité FC/$ était actualisée, soit 2 750FC/$.

Par Popol Rabuni

La Cimenterie cimenterie de Maïko, ex-Cimenterie de la Province orientale @Photo Droits tiers.

publié le 24 mai 2024 à 02:16:00

En 2023, l’exécutif congolais avait, en effet, prévu 400 020 000 FC comme quote-part mais aucun centime n’a été débloqué pour ce projet vieux de 17 ans. Alors que l’opinion publique, singulièrement dans le pan nord-est de la RDC, encourageait le gouvernement Sama à s’approprier le leadership du projet, ce dernier a plutôt réduit de moitié ses prévisions de contrepartie en 2024. Au mois de janvier dernier, le ministre de l’Industrie, Julien Paluku, a présenté un nouveau cadre de l’opérationnalisation du projet de la Cimenterie de Maïko (CIMAIKO), dans la province de la Tshopo, avec, cette fois, des entreprises chinoises, non autrement identifiées.

« Le gouvernement de la République démocratique du Congo vous invite tous au pragmatisme en retour vous allez bénéficier des facilités et de la protection de l’Etat congolais », leur a fait comprendre Julien Paluku. En clair, il n’est à ce jour aucun montage financier sur la cimenterie qui a vu l’État changer, à la queue leu leu, des partenaires.

Selon le ministère de l’Industrie, les sociétés chinoises intéressées par la cimenterie sont représentées dans les pourparlers avec la RDC, par un certain Zhang Jingtao Yoyo. Les deux parties auraient convenu d’une feuille de route qui prévoit la signature d’un accord de partenariat entre le gouvernement et les sociétés chinoises intéressées à la matérialisation de ce projet, la finalisation des études à impact environnemental et social et la réalisation des études géologique et topographique du site des carrières. Autres arrangements, le renouvellement des titres miniers! Appartement, c’est un mining qui pourrait développer le projet cimentier ainsi que des travaux connexes dont l’aménagement de la RN3 qui mène de Kisangani à la voie d’accès au site, le transfert des matériels de l’ancienne usine qui trainent encore à Kinshasa ainsi que le paiement des arriérés de salaire des membres du Comité d’opérationnalisation du Projet CIMAÏKO et la régularisation du paiement mensuel du salaire et des frais de fonctionnement. Le partenaire chinois qui demeure encore un secret d’État devrait également s’engager à payer les différentes créances dues à des tiers, la réalisation des études et la construction de la zone économique spéciale pilote de la Tshopo sur 500 hectares et de la centrale hydroélectrique de Maiko devant produire 25 mégawatts.

Julien Paluku a notamment précisé que le projet redimensionné vise la création de plus de 500 emplois directs et 5 000 emplois indirects. La capacité de production de la nouvelle cimenterie sera de 1 million de tonnes/an, soit plus de 3 000 tonnes/jour. Le marché cible est constitué de l’ex-Province orientale, du Grand Equateur, du Maniema, du Nord-Kivu, du Soudan du Sud et de la République centrafricaine où la demande globale est de plus de 4 millions de tonnes/an. Et le cahier des charges comprend l’acquisition d’une cimenterie, un cantonnement des travailleurs, une école, un hôpital, un port à Kisangani, un supermarché, un centre réservé aux activités sportives, une source énergétique de 25 Mégawatts et l’approvisionnement en eau potable. Le capital de la nouvelle société qui ferait fusion avec CIMAIKO reste aussi ouvert aux investisseurs nationaux.

Il sied de noter qu’avant les firmes chinoises dont Paluku a tu l’identité, des Nord-Coréens, du temps du ministre, Germain Kambinga, s’étaient proposés de reprendre le projet. Dix ans plutôt, en août 2005, un accord de crédit est signé entre les deux parties à hauteur de 30 500 000 dollars américains pour financer quatre projets en RDC. L’ex-chef de l’État, Joseph Kabila, avait décidé que 13 millions de dollars soient affectés au financement de la construction de la Cipor. En octobre de la même année, un contrat est signé entre le ministère congolais de l’Industrie et l’entreprise indienne « Jaguar ». Celle-ci s’engage à doter la RDC d’une cimenterie, clé en main.

Le 30 juin 2007 à Kisangani, Joseph Kabila avait posé la première pierre pour la construction de la cimenterie de la Province orientale.

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