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Assemblée nationale, plus de 25% du budget de l’État en péril à cause de six patrons USN

L’Assemblée nationale et le Sénat tiennent de plein droit, chaque année, deux sessions ordinaires : la première s’ouvre le 15 mars et se clôture le 15 juin ; et la deuxième débute le 15 septembre et s’achève le 15 décembre. À trois semaines de la fin, selon l’article 115 de la Constitution, de la première session de l’Assemblée nationale à large majorité Union sacrée, c’est le total RAS, rien à signaler, en d’autres termes, le marasme a atteint son point critique, paroxystique!

Par Pold Levi Maweja

Les six membres du présidium de l’Union sacrée de la nation. @Photo Droits tiers.

publié le 21 mai 2024 à 05:00:00

Et, le président de la République, Félix Tshisekedi, autorité morale de la mosaïque Union sacrée de la nation, en a rajouté avec son ukase portant révision des candidats USN pour la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée. Pour quiconque connaît les rôles, missions et prérogatives du Parlement et singulièrement de la Chambre basse, il n’est que des fanatiques type talibans afghans pour se réjouir de la rencontre à la Kingakati organisée, à moins de 24 heures du jour-J des élections du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

– Chambre basse, seul Fatshi pour lever un bureau –

Avis d’analyses, l’autorité morale aurait fait œuvre utile en recommandant séance tenante l’amendement de la liste des candidats.
Nul média, avant la rencontre Fatshi-UNS, n’avait enregistré une certaine complainte de la soixantaine d’élus des provinces issues de la Grande orientale ( Tshopo, Ituri, Bas et Uele) sur leur représentativité au futur bureau de la Chambre basse. Mais puisque Tshisekedi en a fait une préoccupation d’État, il ne pouvait qu’en trouver solution illico presto : Fatshi n’avait qu’à remplacer le candidat 1er vice-président, l’UDPS Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, originaire du Grand Kasaï par un élu de la Grande orientale.

Et de deux, puisque le président de la République a déploré “les mauvaises pratiques” à l’Assemblée nationale lors de la mandature passée, cela revient, sans fioritures, à désavouer Christophe Mboso N’kodia Pwanga. Et Félix Tshisekedi était plus loin en menaçant de dissoudre l’Assemblée nationale si “ces mauvaises pratiques persistent”. Comment, celui qui a dit consacrer le pays à Dieu, peut-il laisser mettre du vin nouveau dans de vieilles outres ? Mboso, c’est du has been dont l’autorité morale de l’Union sacrée aurait dû, d’autorité, caviarder le nom de la liste des candidats au bureau ou carrément convier les députés USN à un duel Mboso-Mbusa comme lors des primaires pour le poste du président où déjà le vieux routier avait lamentablement bu le calice de la déconfiture jusqu’à la lie, devant le triomphe de Vital Kamerhe Lwakaninginyi Kingi. Visiblement, Fatshi a manqué de joindre l’utile à l’agréable !

– USN plus tumultueuse que le tandem FCC/CACH –

Six mois après l’investiture de Fatshi, la RDC navigue à vue avec deux Premiers ministres. L’un, Jean-Michel Sama Lukonde qui a urbi et orbi présenté sa démission, et par ricochet, de son gouvernement mais maintenu dans ses fonctions en contradiction avec la Constitution… L’homme a la tête ailleurs, certainement à la présidence du Sénat. Et l’autre, nommée le jour du Poisson d’avril, et, comme dans un gag de mauvais goût, Judith Suminwa Tuluka a été mise en mode veille, on en était au cinquantième jour, le dimanche de la Pentecôte. Après de laborieuses consultations, Mme Tuluka est cependant incapable de former un gouvernement suite aux caprices de six patrons de l’USN faiseurs des ministres!

Judith Suminwa a visiblement perdu de sa jovialité et avait le regard vide comme dégoûté de tout voir les images de la dernière célébration de la messe à la paroisse Saint Albert par le cardinal Ambongo, où elle a pris part. En RDC, tout se passe comme si le temps n’avait aucune incidence sur la gestion de l’État. Pourtant, dans son budget 2024, la RDC table sur des recettes extérieures de financement des investissements en dons et emprunts de l’ordre de 11 446 365 603 707 FC, soit 4 545 274 830 $US au taux 2518,3FC/$.

– Un quart du budget en péril! –

Ces prévisions des recettes constituent plus du quart du budget et sont largement tributaires des traités et conventions devant faire l’objet de lois autorisant leur ratification que l’Assemblée nationale doit au préalable sanctionner par voie de vote, bien souvent, par appel nominal.

À près de six mois de la fin de l’exercice budgétaire 2024, la RDC n’en est même pas au début du commencement de la ratification d’un traité ou d’une convention, faute d’une Assemblée, non seulement, mais aussi d’un gouvernement! Il est étonnant que la mise en place des institutions publiques soit mise à rude par une plateforme qui détient pourtant la majorité plus qu’absolue dans tous les compartiments de l’appareil politique! La situation paraît plus confuse qu’à l’époque de la cohabitation ( tantôt coalition) FCC-CACH. Plus que deux semaines, Judith Suminwa battra le record d’attente de Sylvestre Ilunga Ilunkamba qui avait été nommé 1er ministre, le 20 mai 2019 et n’a eu son gouvernement que le 26 août, après 66 jours. En RDC, au pays de la cigale, on a toujours le temps pour danser, rien n’est urgent, si ce n’est la sortie des fonds à la Banque centrale qui se fait en mode d’urgence.

Quand le FMI exige du pays, une révision à la baisse de son budget 2024, estimé à un peu plus de 16 milliards $US, dans la perspective de la conclusion de la sixième et dernière revue dans le cadre de Facilité élargie des crédits, le Parlement aurait dû se préparer à un collectif budgétaire. Hélas! L’on croirait que le calendrier congolais compte 15 mois! Et le pays n’en est encore qu’au lendemain de la publication des résultats définitifs des législatives nationales par la Cour constitutionnelle.

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La Première ministre Judith Suminwa a exprimé vendredi son ferme engagement à faire exécuter le programme d’actions du gouvernement calqué sur les six engagements du président de la République repris dans son son discours d’investiture, après sa réélection pour un second quinquennat.


Nation

Lors de la première réunion du gouvernement Suminwa vendredi à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a invité les nouveaux ministres à se mettre résolument au travail pour répondre aux attentes du peuple congolais.

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