Le Direct
Radio

Agriculture, un financement extérieur fait éclore des structures spécialisées

Selon la loi des finances 2024, le ministère de l’Agriculture prévoit de subventionner avec une enveloppe de 64 491 337 479 FC, soit un peu moins de 26 millions de dollars au taux budgétaire, quelque 1 340 structures spécialisées du secteur agricole.

Par Popol Rabuni

Les agriculteurs en plein travail dans les champs. @ Photo Droits tiers.

publié le 10 mai 2024 à 02:00:00

Le ministère a prévu une autre ligne de subvention de 923 649 759 FC soit autour de 370 000 dollars au profit, lit-on, des “structures spécialisées retenues pour 2024, notamment : SENASEM, SNV, Programme de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle, SQV, etc”. Le ministère a prévu d’écarter les fautifs, ceux qui ne se s’étaient pas conformés aux exigences passées.

Selon des données disponibles au ministère du Budget, les partenaires extérieurs se sont engagés à financer, courant 2024, pour 1467 509 162 882 FC soit 582 738 023 dollars, une dizaine de projets et programmes agricoles en RDC. Il s’agit notamment du Programme national de développement agricole, Programme d’appui au développement rural inclusif et résiliant, Programme national de développement agricole ; Programme d’appui à la mise en valeur des zones des savanes et des forets dégradées, Projet d’appui au développement agro-industriel de Ngandajika, Projet d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu, etc., D’aucuns estiment que les financements extérieurs ont fait éclore des structures spécialisées. Il sied de rappeler les ressources extérieures constituent près de 65% du budget prévisionnel du ministère de l’Agriculture qui se chiffre à 962 204 941,23 dollars.

– Des agronomes Hilton! –

L’État, par contre, n’a envisagé de n’investir que moins de 10 petits millions de dollars -une prévision, ce n’est pas de l’argent comptant- pour l’acquisition d’équipements végétaux pour le développement du programme manioc en
RDC, de matériels agricoles pour la relance des centres agricoles, relance des
parcs agro-industriels, acquisition des matériels de lutte contre la chenille légionnaire en RDC ainsi que l’installation des brigades de mécanisation agricole, construction d’un laboratoire agricole des sémences (SENASEM). Le gouvernement a également prévu une hypothétique somme de 210 millions de dollars pour les
investissements sur Transfert aux Provinces et ETD ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du Projet de développement local de 145 territoires (PDL-145T), des projets spécifiques des provinces et ETD.

Selon le professeur Baudouin Michel, économiste et agronome, directeur de l’ERAIFT/ Kinshasa, au Congo, il y a trop d’agronomes-Hilton! Il y a déjà trop d’agronomes-séminaristes, perpétuellement en séminaire, colloque ou atelier en ville et jamais dans les champs! En plus, il faut changer l’article 16 de la loi portant principes fondamentaux sur l’agriculture qui exige que les entreprises agricoles aient des Congolais pour propriétaires majoritaires. Ceci constitue, selon Baudouin Michel, un gros frein au développement de l’agriculture.

L’idéal, selon lui, est d’arriver à un rendement, dans l’agriculture, équivalent à celui de l’immobilier. “Sans subvention, fait comprendre le professeur belge, une entreprise agricole peut rapporter quelque 10 % par an; dans l’immobilier à Kinshasa, c’est 20 à 25 % par an. Le calcul, pour l’investisseur, est vite fait, d’autant que dans l’agriculture le risque est plus grand: la météo, les prix du marché, etc”.

Baudouin Michel estime que grâce au « blending », le mélange de capitaux publics et privés, la RDC opérerait un grand bond agricole. “On voit où il faut des subventions pour arriver à un rendement de 20 à 25 % dans l’agriculture – une route, l’eau, l’électricité, une école (car dans le système congolais, un Investisseur amène tout, y compris les soins de santé et l’école). On calcule, par exemple, qu’il faut 10 millions de dollars d’investissement pour installer 260 fermiers et obtenir 20 % de rentabilité.”, a-t-il soutenu.

– Des projets sur-subventionnés –

Et le professeur agronome de revenir sur des projets à la Bukanga-Lonzo. “Il faudra bien contrôler, déclare Baudouin Michel, que le projet ne soit pas sur-subventionné, comme plusieurs cas existent en RDC dans des partenariats public-privé (PPP), ce qui permet au privé d’encaisser des bénéfices importants sur un investissement public. Un PPP où le privé risque 1000 dollars et capte 100 millions d’argent public, ce n’est pas acceptable!” Au lendemain de son investiture en 2019, le président Tshisekedi, avait parlé d’une hausse à 10 % du budget de l’agriculture sur 5 ans, soit 2 %/an. Ce sera un bon indicateur de sa politique. Le premier mandat s’est plutôt achevé mi-figue, mi-raisin.

Nos tags

Élection
Ceni
Politique
GUERRE
Agression
Culture
Économie

L’Inspection générale des finances a été conviée à la 8e édition du forum Géoscience qui a eu lieu le jeudi 16 mai 2024 à l’université de Kinshasa. A cette occasion, l’inspecteur général des finances, chef de brigade des marchés publics, Gabriel Kabanangi, représentant le numéro un de l’IGF- Jules Alingete, a sensibilisé les étudiants de l’université de Kinshasa sur le travail abattu par le service de contrôle supérieur enraciner la bonne gouvernance au pays.


Aviation

La filiale Westminster Aviation Security Services va assurer la sûreté dans cinq aéroports congolais. Ouragan avait annoncé la nouvelle. Le contrat signé le 14 avril dernier entre la filiale britannique et le gouvernement congolais porte sur le financement, le développement, la maintenance, la formation et l’exploitation des services de sécurité dans les cinq aéroports congolais.

Taux de change

DeviseCDF
1 Dollar Usa2,775.00 CDF
1 Euro2,992.28 CDF
1 Yuan383.56 CDF
1 FCFA4,13665 CDF

Appel d'offres

Acquisition de 26 Motos Tout terrain destinées aux Coordinations Provinciales du PADRIR


offres d'emploi

logo

2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.

Ouragan cd




2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.