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Défense, 15,54 millions $US attendus par Afridex pour traquer les usagers des explosifs

À travers, la société publique Africaine des explosifs (Afridex), le ministère de la Défense nationale compte parmi les services d’assiette dont les recettes non fiscales sont encadrées par la Dgrad. Pour l’exercice 2024, Afridex envisage de procéder au suivi sans faille des consommations des explosifs.

Par Pold Levi Maweja

Afridex bénéficie d’une manne de 15 millions de dollars de l’État congolais pour traquer les usagers d’explosifs @Photo Droits tiers.

publié le 2 avril 2024 à 02:41:00

Pour ce faire, l’entreprise publique qui a la particularité d’être dirigée par des officiers généraux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), va poursuivre, courant 2024, son déploiement dans les parties nord, est et ouest du pays en vue de suivre de plus près les usagers des explosifs ainsi que les opérations de minages.

À la vice-Primature de la Défense nationale, il est programmé un appui financier de près de 40 milliards de FC, soit 15,54 millions de dollars à Afridex. Qui compte, à son tour, verser au Trésor, au bas mot, 2 130 750 $US. L’État a, en effet, décidé d’autorité de transférer 5 actes générateurs de recettes du ministère des Mines à celui de la Défense nationale depuis la loi des finances publiques 2018, a révélé un expert des Mines. Il s’agit de la taxe d’agrément des dépôts des explosifs, la taxe d’agrément boutefeu, la taxe sur l’autorisation de minage temporaire, la taxe sur l’autorisation d’implantation, d’achat, de transport et d’emmagasinage des produits explosifs/mines et enfin la taxe sur l’autorisation d’implantation, d’achat, de transport et d’emmagasinage des produits explosifs/ carrières.

À l’époque, l’État tablait sur des prévisions des recettes d’environ 4 millions de dollars. Mais c’était sans compter avec la fourberie des Chinois qui se sont rués sur des carrières d’or, de volcan et des terres rares méconnues des services des Mines dans les Kivu et en Ituri. Ils usent des procédés dignes des flibustiers et échappent à tout contrôle non sans la complaisance et la complicité de décideurs locaux de la région.

À Mwenga, selon un rapport d’une commission parlementaire déjà transmis au président sortant de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, les Chinois ont quasiment établi un protectorat minier “jaune”, chassant même des creuseurs artisanaux “noirs” congolais. N’eût été l’opposition ferme de la ministre des Mines, Antoinette Samba, la gouvernance militaire du Nord-Kivu allait confier à un Chinois la gestion d’un plateau bourré d’or à profusion.

L’on comprend pourquoi une société chinoise, Auxin Holding, a offert son partenariat à Afridex pour monter deux usines d’explosifs à travers une nouvelle société, Sicodex. Basée à Likasi, la nouvelle société n’est censée fabriquer des explosifs qu’à des fins civiles, a-t-on appris. Coût du projet, 90 millions de dollars totalement financé par les Chinois eux-mêmes. La production annuelle est estimée à 100 000 tonnes d’explosifs, selon le ministère de la Défense nationale.

En RDC, les principaux utilisateurs des explosifs sont les minings et toutes les autres sociétés qui ont des carrières, les sociétés de dragage qui veulent ouvrir la voie sur le fleuve, les sociétés qui veulent construire un barrage y compris l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). “Même l’ONG MAG qui est chargée de faire le déminage, passe par l’Afridex parce qu’il n’y a qu’elle, et elle seule, qui a tous les pouvoirs aussi bien de fabriquer que d’importer ; et il n’y a qu’elle qui puisse autoriser qui elle veut“, a fait comprendre Me Lievin Ngondji, consultant auprès d’Afridex.

La société compte, en effet, parmi la vingtaine d’entreprises publiques transformées en entreprises commerciales avec le statut de SARL puis de SA, suite à l’adhésion de la République démocratique du Congo à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Jouissant, en principe, du monopole de la gestion des explosifs en RDC, Afridex a le statut d’établissement public.

L’entreprise remonte, en effet, à 1948. Elle a son siège à Likasi dans le Haut-Katanga, mais dispose aussi des antennes notamment à Kinshasa, Lubumbashi et Goma. Lors de sa mutation en société commerciale avec statuts de Sarl en 2010, puis en Sa en 2012, Afridex avait un capital social de près de 1.3 million de dollars.

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