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Le prélat dézingue le régime

La messe de Pâques a offert une nouvelle tribune au cardinal Fridolin Ambongo pour tirer à boulets rouges sur le régime Tshisekedi qui, à ses yeux, étale son incapacité à défendre le pays face à l’agression rwandaise. Au comble de l’exaspération, l’archevêque de Kinshasa s’interroge sur les derniers ralliements à Corneille Nangaa.

Par Landry Amisi

Le cardinal Fridolin Ambongo, l’archevêque de Kinshasa @Photo Droits tiers.

publié le 2 avril 2024 à 02:58:00

Le prélat pointe le comportement violent du régime qui favorise aujourd’hui la dérive. Quand les libertés ne sont plus garanties, rien ne peut étonner. Au lieu de condamner ceux qui y vont, il faut se demander le pourquoi de telles attitudes. Une réflexion qui tranche avec les jugements à priori de ceux qui livrent à la vindicte les nouveaux conscrits de Nangaa. « Nous pouvons les qualifier de traîtres, ils ont pris la cause de l’ennemi, mais la question de fond, c’est pourquoi ces gens ont-ils agi de cette manière-là ? C’est parce qu’au niveau d’ici, nous continuons à poser des gestes qui blessent les autres, qui fragilisent la communion nationale, qui excluent les autres ».

Puis, une autre estocade du cardinal rébuté de voir le pouvoir se complaire dans la rhétorique guerrière mais sans imposer un réel rapport de force sur le théâtre des opérations. « Nous tenons ici des discours comme si nous étions forts. La réalité est que le Congo n’a pas d’armée ». Et d’ajouter : « Pendant que nous tenons de discours, les autres occupent notre pays. Ils sont en train de venir, ils avancent ».

L’occupation prolongée des territoires sous contrôle de l’ennemi indigne, peste l’homme de Dieu pour qui le pays « n’a aucune force pour défendre l’intégrité de son territoire. Un éléphant aux pieds d’argile (…) c’est très grave pour une nation comme la nôtre ».

Outre la guerre, il a aussi alerté le fait que le pays se rapproche chaque jour de l’implosion sociale. L’archevêque n’a pas hésité de trancher que le Congo de Tshisekedi a touché le bas-fond de la souffrance. « Nous savons très bien que notre pays est aujourd’hui un pays en agonie, un grand malade dans un état comateux ».

Très critique d’une gouvernance à tâtons, le cardinal a râlé sur la gestion de la capitale. Kinshasa est aujourd’hui abandonnée, fait-il constater. Une ville qui n’est plus gouvernée. « Il n’y a personne qui prend au sérieux le risque qu’encourt notre pays en abandonnant la capitale ». Et d’insister « Nous sommes aujourd’hui constitués en esclave dans notre pays particulièrement à Kinshasa. Ce ne sont plus les Congolais qui ont le contrôle de l’économie (…) C’est avec la complicité des autorités de notre pays ».

Enfin, Ambongo a désigné la justice comme « la première instance à bafouer les droits de simples citoyens ». Cependant, le cardinal reste convaincu que la RDC n’est pas que victime de ses dirigeants, mais le pays est aussi victime de la voracité des compagnies minières et des visées territoriales expansionnistes de ses voisins.

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