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Hôtels publics : Pullman, un deal qui scandalise

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a nommé le 5 avril 2024, Mini Michel Christian, président du Conseil d’administration (P-CA), Stéphane Lukamba Emongo et Marcel Kabasele Mutamba, administrateurs représentants de l’État dans l’actionnariat de la Société Grand Hôtel du Congo.

Par Pold Levi Maweja

Le Grand Hôtel Pullman de Kinshasa @Photo Droits tiers.

publié le 12 avril 2024 à 02:13:00

Mais combien pèse le Grand Hôtel dans le budget de l’État ? Nulle trace d’une société nommée Grand Hôtel Congo, GHC SA, dans le budget de l’État 2024. La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD) reprend plutôt dans la colonne du service d’assiette Portefeuille, deux hôtels, Hôtel Karavia de Lubumbashi et Fleuve Congo Hôtel dont les recettes à verser au Trésor proviendraient de la redevance sur le chiffre d’affaires d’une entreprise placée sous le régime de gestion. Elles se chiffrent à 354 631 144 FC soit 140 821,64 dollars pour Karavia et 406 964 811 FC soit 161 603 dollars pour Fleuve Congo. In globo, l’Etat ne compte percevoir que 302 424, 64 dollars dans le meilleur des cas pour l’exercice 2024.

Karavia et Pullman reviennent dans la rubrique entreprises commerciales mais le ministère du Portefeuille et la DGRAD n’y ont rien prévu comme dividendes au profit du Trésor pour 2024. Pourtant, en 2023, à fin juin, Pullman avait versé, selon la DGRAD, 12 280 189 FC soit un peu moins de 5 000 dollars au titre des dividendes à l’État. Bref, l’État se contente de l’argent de poche pour des hôtels qui ne vivent pas que des nuitées, mais surtout des spectacles, des manifestations diverses ou encore des locations des locaux à de fins mercantiles (restaurants, pharmacies, boutiques, etc…).

Cette confusion, selon cet expert du Conseil supérieur du portefeuille, remonte à 2014 quand African Hospitality (filiale du holding African Equities appartenant à Philippe de Moerloose) a repris les parts de l’Hôtel Intercontinental et convenu avec l’Etat congolais, copropriétaire, la création du Grand Hôtel de Kinshasa avec les actifs de l’Intercontinental. Puis les deux actionnaires ont signé un contrat de gestion avec le groupe hôtelier français Accor – sixième opérateur du secteur au niveau mondial.

Passant sous l’enseigne haut de gamme du groupe Accor, l’établissement change, par la suite, de nom pour devenir le Pullman Kinshasa Grand Hôtel. Hôtel 5 étoiles, Pullman rouvre ses portes le 1er janvier 2015. L’établissement dispose de 190 chambres dont 24 suites, toutes équipées de wifi. Il dispose également d’une piscine, d’un sauna, d’un hammam, de courts de tennis extérieurs, de deux restaurants et d’une brasserie.
Au premier anniversaire du partenariat avec Accor et après huit mois d’activités sous la gestion du groupe hôtelier français, le bilan est plutôt positif, selon Philippe de Moerloose : « Grâce à ce contrat passé avec le groupe Accor, qui nous fait bénéficier de son expertise et son rayonnement à l’international (…) pour rétablir l’équilibre financier, en menant une politique de contrôle des dépenses et une optimisation des revenus ». En tout cas, pas pour l’actionnaire État congolais qui, s’emploie à nommer, comme par complaisance, des mandataires qui n’ont de compte à rendre à personne. Idem pour le Karavia de Lubumbashi est également passé sous enseigne Pullman.

Opérationnel depuis 50 ans, l’hôtel Karavia a conclu en 2015 un partenariat de type BOT [Build (construire), Opérate (gérer) et Transfer (rétrocéder) avec le groupe Lonrho pour une durée de 15 ans renouvelables. Bizarrement, certains documents officiels présentent Karavia comme une propriété, depuis 2010, du holding de droit luxembourgeois « African Equities » contrôlée par M. Philippe de Moerloose. À ce jour, l’hôtel porte plutôt le nom Pullman Lubumbashi Grand Karavia. Il dispose de 197 chambres dont 13 suites, 1 restaurant, 2 bars, 2 salles de réunions, 1 piscine, 1 centre sportif…

Combien M. Philippe de Moerloose a-t-il payé pour ces deux partenariats. Toutes les sources officielles contactées par Ouragan, notamment le Portefeuille, le Conseil supérieur du portefeuille, le Copirep et le ministère du Tourisme se sont avérés d’aucune utilité pour disposer des termes de contrats Pullman. Et quant à l’entreprise d’économie mixte dénommée effectivement, Grand Hôtel du Congo, tous ou presque ont donné leur langue au chat.

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