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La comédie Kadima, sanctionner les candidats gouverneurs corrupteurs

Kadima joue bien à la comédie. Après le tripatouillage des résultats des élections du 20 décembre, le chef de la CENI veut se donner bonne conscience. Au lieu de condamner d’abord la vaste tricherie opérée à l’interne avec des machines à voter distribuées aux candidats, le bureau Kadima promet des sanctions exemplaires contre les candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces qui se livrent à la corruption auprès des grands électeurs – les députés provinciaux – en échange de leurs suffrages. Une pure distraction.

Par Alexis Emba

Denis Kadima, le président de la Commission électorale nationale indépendante @Photo Droits tiers.

publié le 1 mars 2024 à 03:51:00

La honte de la vie. Une institution à la base de la tricherie veut sanctionner les corrupteurs pour se refaire une image, se moque l’opposant Franck Diongo. Pour Lamuka, Kadima est culoté au point de prendre les Congolais pour des moutons de panurge. Le président de la Ceni a planifié et exécuté une tricherie à grande échelle en nommant les élus, ajoute la Lucha mais aujourd’hui, il veut se faire passer pour le moralisateur de la vie politique. Dommage que l’opposition n’a pas fait échec à ce banditisme électoral. Mais, l’organisation prévient : “le temps de rendre compte viendra”.

– La Ceni saisie –

La Centrale électorale s’est dit être saisie des actes de corruption de certains prétendants candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces auprès de grands électeurs. Par contre, les élus locaux ne se gênent pas, eux, d’exiger des sommes d’argent aux candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces par certains députés provinciaux. Se conformant aux dispositions des articles 10 alinéa 2 et 10 bis de la loi électorale, la CENI a promis de saisir les juridictions compétentes en vue des enquêtes et éventuellement des sanctions exemplaires, peut-on lire dans un communiqué.

Le monde à l’envers. La CENI a rappelé aux uns et aux autres que la corruption constitue un acte répréhensible et une infraction prévue et condamnée dans le code pénal congolais. Et quiconque s’y livre, s’expose à des poursuites judiciaires. Ainsi, l’administration électorale invite les candidats à une compétition électorale saine, loyale, juste et dénuée de toute forme de corruption et de fraude.

Photo Droits tiers#Maître Carlos Mupili, manager de la clinique électorale de la Dynamique chrétienne pour la défense des droits et de l'environnement (DCDHE)

En réaction, la Commission d’observation et d’éducation civique électorale (Educiel) s’est opposée à la position de la CENI. Me Carlos Mupili, le coordonnateur de cette structure, qualifie la décision de Kadima et son équipe de “populiste“. L’activiste estime que l’administration électorale doit d’abord traquer ses cadres et agents qui se sont distingués dans la corruption en livrant irrégulièrement des machines à voter avec mot de passe aux candidats députés. De plus, Me Mupili fait connaître qu’en droit pénal congolais, l’infraction de corruption électorale n’existe pas.

Il a signifié qu’à son temps, l’Educiel s’était battue pendant la réforme de la loi électorale pour criminaliser tout acte consistant à l’achat de conscience d’électeur par l’argent, le cadeau. Malheureusement, cette proposition n’avait pas rencontré la volonté de la majorité. D’ailleurs, il note que les actes d’achat de conscience des électeurs sont souvent observés dans des élections directes et indirectes.

Lors des scrutins directs, dit-il, les candidats à la présidentielle ont distribué de l’argent, des ambulances, des pagnes et des cadeaux pour se faire élire. Cela s’observe aussi dans des élections indirectes, où un candidat gouverneur ou sénateur distribue de l’argent aux députés provinciaux pour se faire élire. Mupili appelle ainsi la CENI à ne pas confondre le droit pénal à la morale.

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Grâce au protocole d’accord signé entre l’Agence pour le développement et la promotion du projet grand Inga (ADPI-RDC) et la société natural oilfield service limited (NOFLS), il sera construit, dans les mois à venir, un barrage d’une capacité minimale de 7000 MW sur un potentiel de 42000 MW.


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Une décision est attendue sur la situation de la sous-traitance au sein du groupe ERG. Le CEO de Eurasian Ressources Group ERG et le directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb, ont eu des échanges fructueux autour de la situation de la sous-traitance au sein de cette entreprise minière multinationale.

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