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La fraude comme stratégie pour bénéficier d’un second mandat présidentiel (Gracia Kaluamba)

La publication par la Commission électorale nationale indépendante des résultats de l’élection présidentielle du 20 décembre 2023 a créé un schisme au pays.

Gracia Kaluamba, analyste politique. @Photo Droits tiers.

publié le 4 janvier 2024 à 19:26:00

Si les uns ont salué la réélection du président Félix Tshisekedi, nombreux sont ceux qui ont poussé leurs réflexions très loin pour s’interroger sur ce que deviendra la RDC sous le deuxième mandat de Fatshi; car le premier ayant été marqué par la fraude, la corruption, l’amateurisme, les détournements de ressources de l’État, la théâtralisation de la justice etc.

Ayant suivi l’annonce de cette victoire depuis l’étranger, j’ai vu s’effondrer le rêve d’un changement véritable auquel aspirent les habitants de la République démocratique du Congo, la terre de mes ancêtres. Deuxième pays le plus grand en Afrique, avec une population estimée à 100 millions d’habitants et l’un des États les plus riches du monde, la RDC se voit condamnée à demeurer à la traîne par rapport à d’autres nations qui avancent, à cause de problème de leadership.

Le premier problème rencontré lors des élections de Kadima a été d’ordre organisationnel. En effet, il a été constaté un désordre organisé expressément pour faciliter la fraude. Aucun sérieux n’a été mis en place, lors de ce quatrième cycle électoral, pour qu’il se déroule sans reproche. M. Kadima a bataillé dur pour étouffer la volonté populaire.

Les scrutins chaotiques auxquels ont participé 18 millions de Congolais, sont le fruit d’un scénario bien monté pour aboutir à la réélection de Félix Tshisekedi. Lequel n’a pas eu, il faut le dire, un bilan élogieux à présenter et à défendre durant sa campagne. Les attaques verbales visant notamment Moïse Katumbi, son principal challenger, ont servi de stratégie pour soulever les fanatiques.

Le vin étant ainsi tiré, à quoi doit-on s’attendre pour ce deuxième mandat obtenu aux forceps, sachant que les prémices ont été mal posées? il n’y a pas de conclusion comme disait mon professeur de logique. Le pays ne peut pas décoller avec la fraude. Ceci est une réalité à laquelle les Congolais doivent s’attendre. “Les mêmes causes produisent les mêmes effets”, dit-on.

Durant son premier mandat, Félix Tshisekedi n’a pas prouvé à son peuple qu’il était un président épris de justice et de paix. Pourtant, dans tous ses discours, il n’a cessé de parler d’un état de droit, concept qui n’est resté qu’un vœu pieux. Les différentes décisions prises, sur le plan judiciaire que sur la désignation de différents responsables de l’État, ont toutes été dictées par des motivations bien éloignées du respect du droit.

L’idée de l’état de droit est restée un concept creux, sans substance réelle.
Combien de fois avons-nous appris le détournement de deniers publics par les membres de l’entourage proche du chef de l’État ?, actes qui n’ont malheureusement pas entraîné des poursuites judiciaires. Ses proches qui ont été bousculés ont fini tous, à la grande surprise, par bénéficier miraculeusement d’une liberté provisoire. Où est le respect de droit ?

Certains d’entre eux ont même déclaré avoir bénéficié du soutien du chef pour être blanchis par la justice. Tel a été le cas de Monsieur Willy Bakonga, ministre honoraire de l’Enseignement primaire et secondaire, arrêté pour détournement de fonds alloués à la gratuité de l’enseignement et remis en liberté sans jugement.

Autant les Congolais pro-pouvoir ont jubilé pour la réélection de Félix Tshisekedi, autant ils vont déchanter lorsqu’ils se retrouveront face à la détérioration de la situation socio-économique de leur pays. Alors que tous les hommes d’État préconisent une saine gestion des deniers de l’État, en RDC, les dépenses sont décidées sans tenir compte de l’état des ressources du pays.

Ainsi, par exemple, les émoluments mensuels des parlementaires ont été portés à 21 000 dollars, alors que 80% de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Cela prouve à suffisance que le changement positif auquel s’attend le peuple congolais n’arrivera pas demain, tant que demeurera en place le régime de Félix Tshisekedi.

Sans être un prophète de malheur, le peuple devrait s’attendre à vivre encore le martyr tout au long du quinquennat qui arrive. Par contre, j’ose espérer qu’un miracle pourra se faire pour aider le grand Congo à se redresser.

Gracia Kaluamba

Analyste politique

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