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SEGUCE zappe la DGRAD

La DGRAD ne se lasse pas d’imposer des assignations à SEGUCE SA. Pour l’exercice 2024, le Service du guichet unique intégral pour le commerce extérieur doit au Trésor, au minimum 5 milliards de FC environ. Nettement 4 969 962 707 FC, soit 1 973 538,78 $US.

Par Pold Levi Maweja

La ville de Kinshasa où se trouvent le siège de SEGUCE et la direction générale de la DGRAD. @Photo Droits tiers.

publié le 9 janvier 2024 à 05:00:00

Jamais cette société créée en 2015 par Matata Ponyo, alors 1er ministre, n’a versé à ce jour le moindre centime au Trésor au titre des dividendes. En 2021, elle aurait dû verser l’équivalent de 1 million de dollars au bas mot au Trésor. En 2022, au moins 3 268 241 860 FC, et en 2023, ses assignations étaient de 3 268 241 860 FC., mais la DGRAD n’a aperçu aucune trace des dividendes de SEGUCE SA. Pourtant, l’argent, ce service se le fait, sans effort, tirant profit de larges avantages que lui attribue le décret n°15/019 du 14 octobre 2015 de Matata.

– Des millions $US privés de l’État-

Alors qu’elle passe pour une entreprise privée dans l’opinion, SEGUCE SA est en réalité une entreprise d’économie mixte ( RDC/BIVAC) ayant pour mission de faciliter et simplifier les opérations du commerce extérieur ou encore sécuriser les recettes du Trésor et de différents intervenants (DGDA, OCC, etc.,) notamment aux ports de Matadi, Boma, MGT…, Kisangani, Kasumbalesa, Ndjili aéro, des postes stratégiques où l’argent coule à flots, sans que l’État n’en tire profit. Selon le DG français de SEGUCE SA, Yann Le Roux, “sur l’année 2022, SEGUCE a traité, via le GUICE, 280 000 dossiers d’import/export et nous comptons faire encore mieux en 2023, en particulier grâce au démarrage le 10 avril 2023, de notre module d’export terrestre des produits miniers dans le Lualaba”.

– Insensible à la patrouille financière de l’IGF –

Pourtant, par ce temps, de la patrouille financière de l’Inspection générale des finances ( IGF), l’entreprise SEGUCE SA aurait dû être secouée et verser même ses arriérés au Trésor. Hélas, il n’en est rien. De quoi apporter du crédit aux allégations selon lesquelles il est des entités qui jouiraient de l’immunité de contrôle.

Dans l’équipe dirigeante de SEGUCE SA, l’on compte, en effet, des “enfants de…”, en fait, ces noms de grandes familles du régime Mobutu qui ont su s’adapter aux régimes Kabila père et fils puis Tshisekedi, tout en gardant une certaine influence. Willy Bombito est, en effet, le secrétaire général de SEGUCE SA. Dodi Mobutu est membre du comité et suivi de la réforme. Andry Boloka, coordonnateur du comité de suivi de la réforme, Freddy Tshintshiompo, directeur des opérations, Christian Matumona, numéro un de SEGUCE Lualaba. Comme les années précédentes, rien n’assure que SEGUCE SA va verser le moindre centime au Trésor au terme de l’exercice 2024. Déjà la firme n’a concédé à collaborer avec la douane qu’au départ de Matata Ponyo, en décembre 2017, pour la sortie des camions des installations douanières de la zone Whisky, poste frontalier de Kasumbalesa.

L’an dernier, SEGUCE SA s’est vanté d’un programme que feraient une ASBL ou une entreprise de placements, dénommé “Junior Professional Program”, JPP pour former de jeunes universitaires sur un métier particulier et de les doter des compétences techniques et comportementales au standard d’une entreprise normée. Dieu seul sait quels chiffres ont été collés comme coût à ce programme.

SEGUCE SA ne communique que ce qu’il veut et quand il veut bien. Il sied de rappeler que toute entreprise du portefeuille est sanctionnée de 100 US$ par jour de retard pour ne pas avoir communiqué à la DGRAD, le procès-verbal des Assemblées générales ordinaires dans les dix jours qui suivent la tenue de ces assemblées, et de 5 000 à 10 000 US$ pour faux renseignements ou documents.

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