La décision du président de la CENI de prolonger d’un jour les élections ne passe pas au sein de l’opposition. Tout en rejetant les mensonges de Denis Kadima, le Nobel rappelle à l’opinion qu’il n’est pas au-dessus de la loi pour se permettre un tel privilège en violation de la Constitution.
Denis Mukwege rejette la décision du président de la CENI de prolonger d’un jour le vote @Photo Droits tiers.
Relevant plusieurs irrégularités qui ont émaillé le vote du mercredi, le docteur Mukwege craint que les résultats issus d’un tel vote chaotique, ne puissent refléter la volonté du peuple et sa profonde aspiration au changement. “Nous rejetons avec fermeté la décision du président de la Commission électorale indépendante de prolonger le vote au-delà du délai fixé par la loi. Nous rappelons à monsieur le président de la CENI que nul n’est au-dessus de la loi. Nous rejetons cette démarche et craignons que les résultats issus d’un tel vote chaotique ne reflètent pas la volonté du peuple et sa profonde aspiration au changement”, a dénoncé d’un ton ferme le gynécologue.
En plus, le médecin directeur général de l’hôpital de Panzi précise que de nombreux cas de violence avec saccage des bureaux et machines de vote par des électeurs mécontents, sont la preuve que le gouvernement, la Cour constitutionnelle et la Ceni ne se sont pas suffisamment investis pour garantir à la population congolaise un scrutin transparent, fiable, crédible et apaisé. Le toubib s’est dit en outre, très préoccupé par la multiplication des graves dysfonctionnements de la CENI, qui confirment, selon lui, ses craintes de fraude électorale visiblement planifiée par le régime Tshisekedi.
Selon les informations qui nous parviennent de nos témoins, des observateurs indépendants et des journalistes, il a été constaté ce qui suit : les machines à voter n’ont soit pas été acheminées dans plusieurs localités des provinces de notre pays, soit ont été trouvées entre les mains de personnes non attitrées voire même des candidats. Les listes des électeurs n’ont pas été affichées dans plusieurs bureaux de vote, cela a pour conséquence de priver de nombreux compatriotes de leurs droits de choisir leurs dirigeants. Plusieurs électeurs n’ont pas trouvé leurs noms sur la liste électorale. Les témoins des partis et regroupements politiques non affiliés à la majorité au pouvoir (Union sacrée) ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote. Dans plusieurs endroits, des électeurs dénoncent avoir été forcés à voter pour des candidats de la majorité au pouvoir. La manipulation de la machine à voter s’est avérée très difficile pour beaucoup de compatriotes des milieux ruraux non-initiés ou non habitués à l’usage, a indiqué Denis Mukwege dans un communiqué publié mercredi dans la soirée.
Les élections générales vont continuer jeudi pour les bureaux de vote qui n’ont pu ouvrir mercredi, a annoncé mercredi dans la soirée à la télévision publique, Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).