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MIBA, mise en route du plan de relance avec 7 425 645 USD

Le plan de relance des entreprises du Portefeuille pour l’exercice 2024 se consacre essentiellement sur la MIBA. Sur 22,12 milliards de FC prévus, 18 700 000 000, soit 7 425 645 $ de dollars américains sont réservés à la Minière de Bakwanga.

Par Popol Rabuni

Le siège administratif de la MIBA à Mbuji-Mayi. @Photo Droits tiers.

publié le 7 décembre 2023 à 01:00:00

Mais ce n’est que cautère sur jambe de bois.

Le plan de relance de la Minière de Bakwanga validé par le gouvernement, selon le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a été évalué à 453 millions de dollars américains à exécuter dans 5 ans.
Il est accompagné d’un plan d’investissement de 161 millions USD à exécuter dans 3 ans. En d’autres termes, la MIBA, pour sa relance, a besoin de 96 000 000 $US l’an.
La Société congolaise de fibre optique et l’entreprise gestionnaire des parcs agro-industriels comptent parmi les sociétés d’État concernées par le plan de relance du ministère du Portefeuille qui s’est également doté d’un plan de numérisation dont le coût est évalué à 1 065 350 000 FC, soit un peu moins de 425 000 $US au taux budgétaire de 2518,3 $US.

La MIBA dispose d’une nouvelle équipe dirigeante composée de Jean-Charles Okoto, comme président du Conseil d’administration, directeur général André Kabanda et directeur général adjoint Kazadi Mabika. La MIBA, à en croire son PCA, croule sous différents maux qui perturbent son fonctionnement. Au sortir d’une entrevue avec le vice-ministre des Mines, Godard Motemona, le PCA Okoto confiait que “le vice-ministre des Mines nous a donné quelques stratégies pour la relance de la MIBA. Nous lui avons aussi fait voir que nous sommes en plein Conseil d’administration qui va aboutir à une feuille de route expliquant par où va débuter notre plan de relance afin de proposer la meilleure solution. Notre état des lieux démontre que la situation à la MIBA n’est pas bonne. Nous avons décidé de travailler d’arrache-pied pour trouver une solution rapide. D’ici l’année prochaine, vous verrez ce qui va se passer”, a renchéri Jean-Charles Okoto.

Ces nouveaux mandataires à la tête de la société la Minière de Bakwanga (MIBA) ont été nommés en juillet dernier par ordonnance présidentielle. Lors de sa récente tournée dans l’espace Kasaï, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avait, lors d’un meeting tenu à Mbuji-Mayi, réitéré sa détermination de relancer la société Minière de Bakwanga. La production de cette entreprise est asphyxiée. Les travailleurs sont frappés par des arriérés des salaires. Certains partent à la retraite sans toucher leur décompte final. C’est depuis une dizaine d’années que les travailleurs de cette entreprise exécutent des démarches pour que le gouvernement leur vienne en aide.

“Depuis 2019 où nous sommes arrivés aux affaires, a déclaré le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, nous avons vu défiler beaucoup de grandes entreprises qui ont manifesté un intérêt de principe pour la MIBA. Mais toutes ont désisté faute d’éléments rassurants à la Minière”. Le ministère des Finances s’est alors engagé à reprendre les créances de la MIBA et les aligner sur les comptes de la DGDP ex-Ogedep. Il a également résolu de subventionner la Minière à hauteur de 3 millions de dollars. La moitié a déjà été versée et a permis de réhabiliter l’un des trois barrages hydroélectriques de la MIBA. L’objectif, selon les explications fournies aux députés par Nicolas Kazadi, est de porter la capacité de la centrale à 30 MW afin d’assurer la future production de la Minière et la desserte des populations de Mbuji-Mayi. En outre, chaque mois, le ministère des Finances assure la paie des agents et retraités de la MIBA avec une enveloppe de 1 million de dollars.

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