Le Direct
Radio

Guerre Israël-Hamas : l’Amérique latine, en nuances, pour la paix et la cause palestinienne

Si le poids de l’histoire et les colorations politiques figent les positions des gouvernements latino-américains sur la guerre entre Israël et le Hamas, le soutien traditionnel à la cause palestinienne est prégnant, avec le géant brésilien acteur d’une solution pacifique.

publié le 27 octobre 2023 à 05:47:00

Depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza qui a fait au moins 1.400 morts, essentiellement des civils selon les autorités israéliennes, l’armée en riposte bombarde sans relâche le territoire palestinien contrôlé par le Hamas, faisant au moins 7.000 morts, selon le mouvement palestinien.

Parmi les personnes tuées figurent au moins neuf Argentins, trois Brésiliens, trois Péruviens et un Colombien, tandis que plus de 30 Latino-Américains sont portés disparus, dont 21 Argentins.

– Lula l'”arbitre” –

Le Brésil, qui a retrouvé une place sur la scène internationale après le retour au pouvoir de Luiz Inacio Lula da Silva, est le pays d’Amérique latine le plus actif dans la recherche d’une issue pacifique.

Le Brésil exerce actuellement la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, et Lula a multiplié les contacts diplomatiques, avec une position critique à l’égard du Hamas mais aussi d’Israël.

“Ce n’est pas parce que le Hamas a commis un acte terroriste contre Israël qu’Israël doit tuer des millions d’innocents”, a déclaré le président de gauche cette semaine. “Mon rôle est de faire en sorte que des négociations soient possibles” en vue d’un cessez-le-feu.

Ses efforts à faire passer une résolution au Conseil de sécurité ont pour l’heure échoué mais Lula persévère : “Je suis fatigué de passer des coups de fil, mais je continuerai parce que c’est nécessaire”.

Le Brésil se positionne “comme un arbitre”, estime Roberto Goulart Menezes, coordinateur du “Noyau d’études latino-américaines” à l’université de Brasilia.

Cette position qui consiste à condamner les attaques du Hamas sans soutenir les mesures disproportionnées de la part d’Israël est celle qui prédomine en Amérique latine, souligne-t-il.

– Pour un Etat palestinien –

C’est ainsi le cas des présidents de gauche au Chili et au Mexique, Gabriel Boric et Andrés Manuel Lopez Obrador (alias AMLO).

On ne veut pas prendre parti parce que nous voulons être un facteur dans la recherche d’une solution pacifique, a déclaré AMLO.

Le Chili, qui compte la plus grande communauté palestinienne en dehors du monde arabe (500.000 personnes), a condamné l’attaque du Hamas tout en prônant la reprise des négociations en vue d’une solution à deux Etats.

C’est une position “historique” des pays d’Amérique latine, note Karina Calandrin, professeur de relations internationales et conseillère à l’Institut Brésil-Israël.

La région “a toujours été en faveur de l’autodétermination des peuples, y compris du peuple palestinien, et de la nécessité d’établir un Etat”, affirme-t-elle.

La grande majorité des pays latino-américains reconnaissent les territoires palestiniens comme un Etat ou ont des bureaux diplomatiques à Ramallah, en Cisjordanie.

– Petro et la “gauche radicale –

Le président colombien Gustavo Petro a inondé les réseaux sociaux de messages sur le conflit, dont certains ont été qualifiés d’“antisémites” par Israël. Sa position rappelle le rôle joué par l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013) dans la défense de la cause palestinienne.

“Petro essaie de montrer ses références idéologiques, dans lesquelles la cause palestinienne est très importante pour la gauche internationale” et “de se positionner comme le leader qui comblera le vide de leadership de la gauche radicale dans la région”, explique à l’AFP Victor Mijares, directeur de Strategos, un observatoire de la sécurité globale à l’Université des Andes à Bogota.

Les gouvernements autoritaires de Nicolas Maduro au Venezuela, qui a accusé Israël de “génocide contre le peuple palestinien”, de Daniel Ortega au Nicaragua ou de Cuba “sont discrédités ou quelque peu isolés”, fait-il valoir.

– La droite et l’Argentine de Fernandez –

Parmi les pays qui ont exprimé une plus grande solidarité avec Israël, on trouve le Paraguay, l’Uruguay et l’Equateur, gouvernés à droite, explique Mme Calandrin.

L’Argentine d’Alberto Fernandez (centre-gauche) qui compte la plus grande communauté juive d’Amérique latine (environ 250.000 personnes), fait figure d’exception. A Buenos Aires, les portraits affichés de quelques-uns des 224 otages emmenés par le Hamas à Gaza, exigent leur libération.

Le président du Salvador, Nayib Bukele, d’origine palestinienne, a répudié avec véhémence le Hamas : “La meilleure chose qui puisse arriver au peuple palestinien est que le Hamas disparaisse complètement. Ces bêtes sauvages ne représentent pas les Palestiniens”, a-t-il déclaré sur X.

Par Par Eugenia LOGIURATTO avec les bureaux de l’AFP en Amérique latine

Nos tags

Élection
Ceni
Politique
GUERRE
Agression
Culture
Économie

Un groupe de communicateurs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) vient de décerner un diplôme de mérite au directeur général du Fonds de promotion de l’Industrie, Bertin Mudimu Tshisekedi pour ses performances. La cérémonie s’est déroulée vendredi à Kinshasa au siège de cet établissement public.


Société

La langue russe est la voie de l’amitié, confie un diplomate russe. L’apprentissage de cette langue suscite aujourd’hui de l’intérêt auprès des Congolais.

Taux de change

DeviseCDF
1 Dollar Usa2,840.00 CDF
1 Euro3,093.04 CDF
1 Yuan391.39 CDF
1 FCFA 4,70 CDF

Appel d'offres

Liste restreinte : Partenaire facilitateur pour appuyer la Coordination Générale du Projet STAR-Est de la RDC dans la réalisation des activités des THIMO


offres d'emploi

logo

2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.

Ouragan cd




2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.