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Jeudi fichier, Kadima face au quatuor de l’opposition

La décision est désormais prise. Tous les jeudis de la semaine seront désormais organisés un sit-in devant les installations de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour exiger des élections crédibles, inclusives et transparentes. Cette décision des principales plateformes politiques de l’opposition sera maintenue jusqu’à l’obtention de la recomposition de la CENI.

Par Landry Amisi

Denis Kadima, le président contesté de la commission électorale, sera dans le dur @Photo Droits tiers.

publié le 23 mai 2023 à 05:20:00

La guerre politique change d’envergure pour les quatre candidats à l’élection présidentielle de décembre 2023. Katumbi, Fayulu, Matata et Sesanga ne désarment pas. Ils optent pour le durcissement de leurs actions contre le pouvoir de Félix Tshisekedi. Après les violents échanges samedi dans les rues de Kinshasa avec les forces de l’ordre et de sécurité, les opposants veulent toucher le cœur procureur du pouvoir à savoir la centrale électorale congolaise. À la manière du célèbre “jeudi serveur”, le quatuor instaure le “jeudi fichier” comme pour exiger le nettoyage de tous les fichiers : recomposition de la CENI, nouvelle identification et enrôlement des électeurs et nouveau calendrier consensuel des élections. Réputée répressive, la police congolaise sera de nouveau à l’épreuve du professionnalisme et les instigateurs des violences seront sous les projecteurs.

Denis Kadima, ses jours sont comptés !

Il a beau bénéficier du soutien du pouvoir, mais le président contesté de la CENI va désormais passer de très mauvais moments. En plus de se remuer de ses bassesses professionnelles, la CENI conduite par Denis Kadima n’inspire pas confiance et n’a jamais rassuré. Même au sein de l’Union sacrée, beaucoup de ses sociétaires ne l’avalent pas. Dans sa déclaration publiée lundi en milieu de journée, l’Église catholique a exhorté le peuple congolais à ne pas céder à la peur face à la barbarie organisée pour l’intimider. Pour Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), “si rien n’est fait pour garantir ses droits fondamentaux, le peuple devra bientôt exercer son pouvoir pour sanctionner tous les incompétents”. Au cours d’un point de presse tenu lundi 22 mai, autour des manifestations organisées samedi 20 mai, à Kinshasa, Mgr Donatien Nshole a rappelé de prime abord que la CENCO à travers sa commission Justice et paix a déployé des moniteurs pour suivre ces marches pacifiques organisées. De même, elle déplore le fait que le gouverneur de la ville de Kinshasa a autorisé ces marches concomitamment le même jour et pratiquement aux mêmes heures, surtout le fait d’avoir changé verbalement l’itinéraire prévu par l’opposition politique à peine 24 heures avant. Une dérive de trop et un mépris pour la démocratie.

Les opposants politiques congolais redoutent que Denis Kadima puisse recourir aux éléments perturbateurs du régime pour lui aussi, réprimer le sit-in qui se veut pacifique et non négociable.

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Une tragédie a frappé la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Une mère et ses trois enfants ont péri dans un incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi, a rapporté l’Agence congolaise de presse (ACP) ce lundi 10 juin, citant des sources locales.


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