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CENI – Guerre d’experts, Nangaa cogne Kadima.

Prédécesseur et successeur s’entrechoquent. L’ancien président de la CENI, expert électoral et dernier gestionnaire du processus électoral en République démocratique du Congo, Corneille Nangaa Yobeluo, blâme médiatiquement la qualité technique de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs en cours sous Denis Kadima Kazadi. Une opération qualifiée d’une “blague” avec des données des électeurs inexactes et totalement faussées.

Corneille Nangaa et Denis Kadima, l’ancien accuse le nouveau de la commission électorale de préparer des élections bâclées @Photo Droits tiers.

publié le 14 mars 2023 à 05:44:00

Corneille Nangaa Yobeluo plaide pour plus de professionnalisme dans la gestion du processus électoral en République démocratique du Congo. Dans une émission sur Top Congo FM ce week-end, l’ancien président de la centrale électorale, proclamé candidat à l’élection présidentielle de 2023, interpelle son successeur sur les exigences politiques, techniques et opérationnelles de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs. “Aujourd’hui, le processus achoppe sur trois dimensions techniques. Si vous analysez les trois dimensions, vous comprendrez que ce qui se fait est une blague”, éclaire-t-il. Nangaa scrute premièrement l’aspect de la crédibilité de l’organe. Une CENI installée sous haute contestation et qui ne bénéficie toujours pas de la confiance d’une bonne partie des acteurs en présence. “D’abord sur le plan de la CENI elle-même, elle a un péché originel. Comment a-t-elle été mise en place ? Plusieurs acteurs de la vie politique et sociale ne sont pas d’accord avec l’actuelle équipe dirigeante de la CENI. Certains sont d’accord avec cette CENI, d’autres ne le sont pas. Certains contestent la composition même qui serait constituée des personnes d’un même espace géographique. Les acteurs n’ont pas confiance”, a-t-il signifié. Nangaa s’étonne de la légèreté avec laquelle cette opération d’une aussi grande importance est menée. Il rappelle que sur le plan technique, l’enrôlement des électeurs comporte quatre enjeux importants : premièrement, on enrôle pour délivrer la carte d’électeur aux citoyens. Et dans le contexte actuel de notre pays, cette carte d’électeur fait office de carte d’identité provisoire. Sur ce point, la CENI semble avoir réussi, même si la qualité de la carte d’électeur laisse à désirer, souligne Corneille Nangaa. Deuxièmement, a-t-il précisé, il faut constituer le fichier électoral. “Or, dans ce qui se passe aujourd’hui, il y a des problèmes techniques graves. Mauvaise planification, amateurisme… Il y a certains centres qui ferment après deux semaines et perdent toutes les données. Les statistiques présentées comportent des agrégations et des affirmations dangereuses”, a-t-il admonesté. Les données présentées par l’équipe Kadima sont peu fiables, possiblement fausses, parce que ne tenant pas compte de toutes les exigences de consolidation du fichier électoral. Nangaa insiste sur le fait que “les élections exigent la précision”, pour attester notamment des chiffres découlant des données collectées.

Ils ne veulent pas d’élections

Corneille Nangaa ne ménage pas le pouvoir de Félix Tshisekedi lorsqu’il affirme qu’en écoutant les plaintes alléguées par Denis Kadima, ceux qui devraient donner l’argent nécessaire à l’organisation des élections n’en veulent pas. “Nous sommes aujourd’hui dans un enjeu plus dangereux que le M23. Beaucoup ne le savent certainement pas, si les élections ne sont pas bien organisées, nous ne savons pas ce qui adviendra en RDC”, a alerté l’ancien président de la CENI. Parlant des activités préparatoires des élections, paraphrasant Denis Kadima, Nangaa s’indigne que la centrale électorale souffre de déficit budgétaire. “Le président Kadima lui-même l’a dit, que depuis septembre de l’année écoulée, on ne lui donne pas l’argent. Donc, ils ne veulent pas d’élections. C’est donc clair que ceux qui doivent donner l’argent ne veulent pas des élections. Le président Kadima affirme qu’il est bloqué, je n’ai plus aucun commentaire à émettre là-dessus”, a-t-il expliqué.

Une sortie médiatique qui vient corroborer les nombreuses affirmations d’incompétence, de faiblesse, de planification et de manque d’expertise de l’actuel gestionnaire des élections, lui aussi expert électoral, Denis Kadima Kazadi.

Nécessité d’organiser de bonnes élections

Le pouvoir est sacré. Celui-ci doit être pur. Ne peut exercer le pouvoir comme un haut lieu d’intégrité morale, que des personnes moralement pures et intègres. En dehors de l’exercice du pouvoir, il est possible de croiser toutes les négations telles que des ivrognes, des prostituées, des impudiques, voleurs et corrompus. Selon les bonnes pratiques de gouvernance, ces dernières catégories des personnes ne peuvent pas exercer le pouvoir. “Si vous avez une classe politique intègre, vous avez déjà 50% de chance de réussir la gouvernance”, a expliqué un expert en démocratie, en bonne gouvernance et en questions électorales. Le peuple doit élire, porter au pouvoir que les meilleurs de la société. Car la démocratie, c’est aussi la liberté du choix et des valeurs.

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Une tragédie a frappé la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Une mère et ses trois enfants ont péri dans un incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi, a rapporté l’Agence congolaise de presse (ACP) ce lundi 10 juin, citant des sources locales.


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