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Mukwege, sûr et prêt !

Petit à petit, le toubib prix Nobel de la paix prend l’élan de présidentialité. Il a quitté la zone de la clameur universelle pour celle de la suscitation de candidature avant d’atteindre le seuil de l’inéluctable sprint du scrutin présidentiel de décembre prochain. Mukwege a accepté de répondre aux questions machettes d’Ouragan sur le dernier parcours de l’ambition lui imposée par des élites congolaises tant de la diaspora que celles évoluant au pays.

Docteur Denis Mukwege, le prix Nobel de la paix 2018 et potentiel candidat à la présidentielle de 2023 @Photo Droits tiers.

publié le 7 février 2023 à 07:02:00

Le prix Nobel de la paix 2018, ne sachant plus survoler le sujet, décide de passer le ballon aux forces vives de la nation à ce qu’il demande de marquer le processus électoral de toute participation. Il l’invite à se mobiliser et à dominer les choix électoraux de décembre 2023. “J’entends les appels des Congolais de tous bords. Je les remercie de la marque de confiance et de l’estime à ma modeste personne”, réagit-il . Mukwege déclare avoir connaissance des défis de la République démocratique du Congo, même s’il n’a pas la prétention de pouvoir tout résoudre tout seul. “Je connais le problème de notre pays, nous ne pouvons le résoudre qu’ensemble, en unissant nos forces, en rassemblant toutes les forces vives et sociales et politiques, en nous organisant efficacement”, se convainc-t-il.

Le prix Nobel de la paix est un personnage qui sait dorénavant compter sur des soutiens sûrs et robustes. Toute l’élite intellectuelle congolaise lui porte admiration et respect. D’où cette assurance : “Il faut provoquer une révolution démocratique, en nous enrôlant et en votant massivement, mais surtout en s’organisant pour faire respecter la vérité qui sortira des urnes. Si le peuple s’organise, si des femmes et des hommes compétents de valeur se présentent aux différents niveaux des élections (législatives, sénatoriales, provinciales, locales, etc.) pour créer une force de changement, alors, nous pourrons travailler sérieusement ensemble pour prendre notre destin en main et reconstruire notre pays”, répond-il avec ferme assurance. Mukwege veut faire équipe avec les masses de toutes les couches socioprofessionnelles pour redonner la dignité de puissance à la RDC et à son peuple, la grandeur et la fierté à sa nation.

La RDC doit revoir sa stratégie de défense

La situation sécuritaire du pays préoccupe au point Mukwege. “Elle a empiré, accroissant le risque de balkanisation du pays”, regrette-t-il. Les autorités doivent revoir leur stratégie de défense et arrêter avec l’externalisation de la sécurité, estime-t-il. “Ce n’est pas la multiplication des troupes étrangères sur notre territoire qui va nous ramener la paix durable”, interpelle l’enseignant des universités, lui qui croit à une réforme profonde du secteur de sécurité pour donner aux vaillants combattants et agents de renseignements les moyens nécessaires et appropriés pour contrer les menaces sécuritaires.

La communauté internationale commence à écouter

Le docteur Denis Mukwege est conscient que la crise avec le Rwanda et les autres pays agresseurs ne peut se régler durablement que si nous dotons notre pays d’un véritable appareil de défense et de sécurité qui impose le respect. “Un État sans armée efficace, c’est comme un corps sans immunité”, explique le médecin. N’importe quelle bactérie peut lui être fatale. Donc, il faut réformer le secteur de sécurité, explique-t-il. Par ailleurs, il faut œuvrer à créer une culture de la paix dans la région par des activités sociales, religieuses, économiques, culturelles, etc. qui favorisent la tolérance.

S’adressant aux dirigeants congolais, Mukwege les invite à apprendre à créer la solidarité entre les peuples et à renoncer à l’impérialisme, quel qu’il soit. “C’est à nous Congolais de prendre notre destin en main”, insiste le chirurgien. Car, affirme-t-il, la stabilisation et le développement de la RDC sont une affaire des Congolais. “Les autres puissances ne peuvent venir qu’en appui à nos propres efforts”. Et de renchérir, “ce qui nous fait défaut, c’est l’organisation et le leadership pour une gouvernance efficace”, fait-il observer.

Mukwege déclare clairement que c’est une honte pour notre grand pays avec toutes ses intelligences tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays que de prétendre quémander un carnet d’adresses au président rwandais pour attirer les investisseurs alors même que nous savons ce que son régime fait dans ce pays, contre nos femmes et sœurs, nos populations, nos ressources naturelles, etc. Il affirme que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. “Pendant longtemps, nous avions l’impression de ne pas être entendus, mais les lignes bougent. Je m’en réjouis énormément, même si le chemin reste encore long pour faire cesser les crimes graves qui se poursuivent impunément dans notre pays”, a-t-il noté. Ainsi, il conseille d’intensifier des plaidoyers, chacun partout où il se trouve, pour faire entendre plus fortement la voix du Congo.

Nous avons la capacité de défendre notre pays

Pour Denis Mukwege, la seule solution durable pour la pacification de notre pays, c’est la réforme profonde de notre secteur de sécurité. Nous devons faire l’économie d’en appeler à des troupes étrangères, dit-il. “Nous avons la capacité de défendre notre intégrité territoriale, et nous l’avons, maintes fois, démontré dans le passé, depuis la force publique jusqu’aux FARDC. Nous avons des vaillants combattants qui sont déterminés, dévoués et prêts à mourir pour la patrie. Il faut les encadrer, les entretenir, les motiver, les entrainer, les équiper, leur payer une bonne solde, etc. Ils feront alors la différence pour la nième fois en attendant de réformer profondément le secteur de sécurité”.

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Le chef de l’épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi a suggéré l’introduction d’une prière spéciale pour la paix à la fin de chaque messe à partir du deuxième dimanche de carême. L’initiative vise à mobiliser les fidèles dans une démarche de prière et de réflexion au regard de la situation qui prévaut dans l’est du pays.

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