L’armée de l’air du Brésil a commencé à être déployée mercredi pour le contrôle aérien du territoire des indigènes Yanomami, avant une opération de grande envergure contre les orpailleurs prévue la semaine prochaine.
L’armée de l’air du Brésil a commencé à être déployée mercredi pour le contrôle aérien du territoire des indigènes Yanomami, avant une opération de grande envergure contre les orpailleurs prévue la semaine prochaine.
Une enquête pour “génocide” a été ouverte la semaine dernière après la publication de données officielles faisant état de la mort en 2022 d’une centaine d’enfants de moins de cinq ans dans la plus grande réserve du pays, où vivent quelque 30.400 autochtones.
De nombreux cas graves de dénutrition ont été recensés et des images d’enfants aux corps squelettiques ont choqué le monde entier.
“Nous savons quelle est l’origine du problème: l’orpaillage illégal est très présent (dans le territoire yanomami) et il sera démantelé (…) Nous allons les affronter et couper le mal à la racine”, a assuré tard mardi le ministre de la Défense, José Mucio, lors d’un entretien à la chaîne Bandnews.
“Je me rendrai sur place mercredi prochain, avec les commandants de l’armée de terre, de l’air et de la marine, ainsi que le chef de la Police Fédérale”, a-t-il ajouté, annonçant un “effort coordonné de toutes les institutions” pour déloger les orpailleurs.
L’opération de contrôle de l’espace aérien a débuté ce mercredi, avec notamment le déploiement d’avions de chasse et d’avions de détection munis de puissants radars.
Tout vol suspect sera détourné et l’avion devra atterrir pour être identifié, a averti le ministre.
Un décret pris lundi par le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva prévoit l’interdiction du survol de certaines zones, et autorise même l’armée de l’air à faire feu pour contraindre les avions suspects à se poser.
Les orpailleurs utilisent souvent des avions pour se rendre au cœur des terres indigènes difficiles d’accès par la route.
Les populations de ces territoires, censés être inviolables et où toute exploitation minière est interdite, ont du mal à se nourrir en raison de la destruction de la forêt tropicale où elles trouvent normalement leurs moyens de subsistance.
Au-delà de l’opération contre les orpailleurs, des avions de l’armée de l’air ont effectué depuis la semaine dernière plus de 265 heures de vol pour larguer 61 tonnes de vivres et de médicaments dans les terres yanomami.
Selon les chefs yanomami, quelque 20.000 chercheurs d’or clandestins ont envahi leur territoire, tuant des indigènes, abusant sexuellement des femmes et des adolescentes et contaminant leurs rivières avec le mercure qui permet de séparer l’or des sédiments.
Lundi, un juge de la Cour suprême a demandé l’inclusion de membres du gouvernement de l’ex-président Jair Bolsonaro dans l’enquête pour “génocide” du peuple yanomami.
M. Bolsonaro, dont le père a été orpailleur dans la célèbre mine à ciel ouvert de Serra Pelada dans les années 80, a toujours défendu les activités minières dans les terres indigènes et son mandat a été marqué par une déforestation record en Amazonie.
Les femmes politiques, futures candidates aux élections de 2023, ont été édifiées sur les stratégies pour se faire élire en décembre prochain. Elles ont participé à un atelier de réseautage organisé samedi 18 mars sous le thème : “les stratégies pour gagner les élections” par Journalistes de droits humains (JDH-JHR/RDC), en collaboration avec l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM). Les travaux s’inscrivaient dans le cadre du projet : “Canada monde : voix des femmes et des filles”.
Le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe s’était déjà prononcé sur le dossier par sa réquisition d’information du 09 mars dernier, en faisant recourt à l’Inspection générale des finances (IGF), au Bureau technique de contrôle (BTC), à la Brigade judiciaire et à la Coordination nationale de la Police judiciaire pour enquêter sur les dépenses des fonds alloués aux travaux de différentes infrastructures exécutés dans le cadre du contrat chinois. Au cours de la 91e réunion du Conseil des ministres, le vendredi 17 mars dernier, Félix Tshisekedi, a démontré qu’il lit et écoute ses services, notamment les rapports révélateurs de l’inspection générale des finances (IGF).