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Rumangabo, un retrait de façade des M23/RDF

Au terme d’un accord passé avec la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), les rebelles du M23, forts du soutien de l’armée rwandaise ont finalement annoncé le début de leur retrait de la base militaire de Rumangabo (Rutshuru, Nord-Kivu), sous leur contrôle depuis près d’un mois ce vendredi 6 décembre. Un retrait initialement prévu la veille.

Par Mwin Murub Fel

Les terroristes du M23 font semblant de quitter le camp militaire de Rumagabo @Photo Droits tiers

publié le 7 janvier 2023 à 15:51:04

Le redéploiement annoncé à grand bruit du M23 par le commandement kényan de la force régionale est accueilli avec scepticisme dans l’opinion congolaise en général, et par les observateurs de la société civile du Nord-Kivu. Le précédent de Kibumba, d’où le M23 devait se retirer dès le 23 décembre 2022, alimente une chronique d’escarmouches au quotidien avec les FARDC dans le voisinage, accréditant la thèse de plus en plus évidente d’un leurre, une manœuvre destinée à faciliter un contournement des forces loyalistes avec pour objectif de s’emparer de la cité de Sake, ouvrant la voie vers le territoire voisin de Masisi.

Une source crédible contactée dans la région affirmait dans la soirée jeudi que les M23/RDF se dirigent en réalité vers Nyamilima qu’ils seraient sur le point de conquérir, coupant tout accès vers Ishasha qui, avec Bunagana occupée depuis la mi-juin, est le deuxième poste douanier avec l’Ouganda.

La stratégie de Paul Kagame consiste à instruire son corps expéditionnaire à abandonner certaines localités d’importance stratégique relative dans un déploiement médiatique tapageur, et à se mouvoir rapidement vers des objectifs prédéfinis le long de la frontière où il devrait établir des positions fortes à tenir dans la durée.

Des suspicions à l’égard de la force régionale

Hasard de calendrier ou non, l’annonce de la force coalisée M23/RDF intervient au moment où un rapport des Nations unies remet au-devant de l’actualité les discours de haine et de xénophobie dont seraient victimes les sujets « rwandophones » résidant en République démocratique du Congo. Un argument régulièrement utilisé par le dirigeant rwandais pour justifier l’intervention de son armée dans l’Est de la RDC.

La situation sur le terrain des opérations, auréolée d’un certain flou malgré les efforts de communication des autorités militaires du Nord-Kivu fait naître dans l’opinion congolaise une suspicion légitime quant au rôle de la force régionale de l’EAC, accusée sinon de pactiser avec les agresseurs, mais aussi et surtout de ne pas mettre à exécution son mandat à savoir : celui de combattre et de neutraliser les groupes armés avec les M23/RDF en priorité. Pour l’heure, elle laisse les groupes armés nationaux organisés en autodéfense à engager les hostilités contre un ennemi autrement mieux équipé et aguerri.

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