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Le terroriste M23 Willy Ngoma ne sait où aller avec ses hommes

Coincé depuis quelques jours, le leadership du M23 sent le vent tourner contre eux. Dans la précipitation, ils ont organisé mercredi 7 décembre un meeting dans le territoire de Rutshuru. En treillis militaire, le porte-parole militaire de la rébellion pro-rwandaise perché sur une carrosserie, s’apitoyait sur son sort.

Par Daniel Michombero

Willy Ngoma, le porte-parole du mouvement terroriste M23 @Photo Droits tiers

publié le 9 décembre 2022 à 07:08:00

En s’adressant à la population de la zone occupée par l’armée rwandaise, le chef rebelle à qui les internautes demandent d’ailleurs de retourner au Rwanda, a lancé un SOS au facilitateur Kenyatta et au médiateur Lourenço pour leur trouver un point de chute. Après le massacre de Kishishe, le M23 est déconsidéré par la communauté internationale. Le mouvement terroriste et l’armée rwandaise peinent à se justifier pour les massacres commis au quotidien contre la population civile.

Mardi 6 décembre, les terroristes ont accepté de se retirer des zones conquises en réponse aux recommandations de Luanda. Ils souhaitent une réunion avec le facilitateur Kenyatta et un dialogue direct avec le gouvernement.

Pour Willy Ngoma, leur communiqué avait été mal compris car les gens se sont limités au titre sans lire le contenu. « Les gens n’ont lu que le titre de notre communiqué sans vouloir approfondir les détails du communiqué. Nous sommes prêts, nous le M23, de faire le désengagement, d’ailleurs moi, j’ai déjà fermé mes effets. Nous sommes prêts à partir, mais nous allons où ? Qu’on nous dise, nous allons où et pour faire quoi » ?, s’est-il interrogé. L’insoumis a fini par comprendre que le sol se dérobait sous ses pieds.

Dans son discours emprunté de Kigali, il pense que si la rébellion quitte Rutshuru, plusieurs civils seront massacrés par les rebelles hutu. …nous allons laisser nos zones conquises à qui ? Vous voulez que nous laissions nos populations aux FDLR ? Pour qu’ils viennent massacrer nos frères ? Raison pour laquelle nous disons que nous sommes prêts à quitter les zones conquises mais pour aller où et pour faire quoi ?. Voilà pourquoi, nous voulons nous asseoir avec le facilitateur pour qu’il nous dise où nous devons aller. Dans un conflit, vous ne devez pas entendre une seule partie, il faut écouter les deux parties, il faut les deux sons de cloche, dit-il.

D’après les résultats d’une enquête préliminaire du BCNUDH et de la MONUSCO publiée le 7 décembre, les rebelles du M23 ont tué au moins 131 civils (102 hommes, 17 femmes et 12 enfants). Les terroristes ont canardé les populations civiles les 29 et 30 novembre, à Kishishe et Bambo, deux villages du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.

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