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Exclusif : ces résistants prêts à défendre la RDC jusqu’au sacrifice suprême

 

La défense de notre pays ne viendra jamais de l’extérieur, notre sang est attaché à notre sol, nous le défendrons jusqu’à la dernière goutte de sang, explique un chef milicien prêt à sacrifier sa vie pour sauver la terre de ses ancêtres.

Par Daniel Michombero

publié le 28 décembre 2022 à 19:35:31

Malgré la présence de plusieurs armées étrangères, la partie Est du pays vit sous le rythme des canons. Des massacres, violences sexuelles, tortures et enlèvements sont fréquents dans les zones sous contrôle des rebelles du M23. Conséquence, il y a eu la création de plusieurs groupes armés, lesquels sont déterminés à défendre le pays contre l’agression étrangère.

Mardi 27 décembre, un reporter d’Ouragan.cd a approché Jules Mulumba, porte-parole du groupe armé d’autodéfense les Résistants Patriotes pour la Défense de la Patrie (CMC-FDP). Le fils du territoire de Rutshuru plus précisément à Rugari motive son choix par le souci de défendre son pays.

La situation sécuritaire de notre pays continue à se détériorer. Malgré, la présence des forces étrangères. Nous ne pouvons pas croiser les bras alors qu’une partie de notre pays est en danger. Nous avons tendu la main à notre gouvernement pour mettre fin à cette aventure mais il se comporte en écolier docile en se laissant manipuler par la communauté internationale qui roule pour la balkanisation de notre pays, a confié Jules Mulumba à Ouragan.cd.

La crainte d’une balkanisation de la RDC

Ces résistants disent craindre de voir le gouvernement observer continuellement le cessez-le-feu pendant que l’ennemi ne fait que gagner du terrain. « Au moment où les FARDC observent un cessez- le-feu jusqu’au 15 janvier 2023, les rebelles avancent et ne font que massacrer, torturer, enlever et violer nos sœurs et mères. Kagame ne fait que poursuivre son plan de balkanisation de la RDC », a-t-il confié.

Fin novembre, les troupes kényannes de l’EAC ont appelé la population de Kibumba à regagner leurs villages affirmant que la zone était déjà sécurisée à plus de 100%. Mais selon les témoignages de certains déplacés rencontrés par Daniel Michombero, les rebelles sont toujours présents.

Nous mettons en garde les troupes kényanes qui jouent le jeu de l’ennemi. Elles ont imposé une zone tampon pour que les négociations commencent avec Kagame. Ces rebelles restent dans la zone et torturent certains déplacés. Ils ont été trompés par l’EAC qui a affirmé que la paix était revenue. A Nairobi où nous étions au dialogue de paix, le Kenya avait facilité des infiltrés rwandais. Le 23 décembre, les rebelles ont annoncé leur retrait de Kibumba et ont laissé la zone aux troupes kényanes pour se concentrer dans la partie ouest. Ils veulent passer par kilolirwe -Sake pour atteindre Goma. Nous ne pouvons pas les laisser en arriver là. Nous allons sécuriser nos frères et sœurs congolais, explique Jules Lumumba.

Prêt à déposer les armes après la défaite des rebelles du M23

Le groupe armé d’autodéfense se dit prêt à déposer les armes pour contribuer à la paix en RDC mais il souhaite le faire après la défaite du M23.

Nous étions au dialogue de paix de Nairobi et nous avons posé nos conditions. Mais nous ne pouvons pas déposer les armes au moment où notre pays est agressé. Nous allons d’abord en finir avec ces ennemis de la paix pour revenir à ça, précise Mulumba.

Les habitants de la ville de Goma encouragent l’autodéfense

Dans la ville de Goma, des habitants sont convaincus que les forces étrangères ne viennent pas exclusivement protéger un autre pays. Espoir Aspirine pense que la défense du pays revient aux fils et filles du pays.

La défense de notre pays ne viendra jamais de l’extérieur, notre sang est attaché à notre sol, nous le défendrons jusqu’à la dernière goutte. J’encourage vivement ces frères qui ont compris que la solution de nos problèmes est ici chez nous et non au Kenya ou en Ouganda, a-t-il rappelé.

Entre enlèvements, tortures, viols, les rebelles du M23 sont accusés par le récent rapport des Nations unies d’avoir massacré les paisibles citoyens. Le même rapport soutient qu’ils ont tué des dizaines de civils, dont des femmes et des enfants dans différents villages sous leur contrôle.

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Au pied du volcan Nyiragongo, à une dizaine de kilomètres de Goma au Nord-Kivu, les travaux d’aménagement du site où devait se tenir la messe papale s’étaient arrêtés depuis fin juin. Du chantier ouvert il y a 7 mois, il ne reste que la charpente de la tribune et quelques traçages de la vaste étendue qui était déjà compartimentée en zones.


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