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Route du Rhum : en Guadeloupe, une culture locale encore peu tournée vers le monde de la mer

Depuis quatre décennies que la Guadeloupe accueille les skippers de la Route du Rhum après leur traversée de l’Atlantique, les collectivités et acteurs des sports nautiques entendent profiter de l’événement pour attirer le grand public vers le monde de la mer.

Par AFP avec Ouragan

publié le 10 novembre 2022 à 14:11:00

Cette année, la Région Guadeloupe a investi 5 millions d’euros pour accompagner l’édition 2022 de la Route du Rhum. Un million d’euros a été investi pour l’achat de la marque déposée “Destination Guadeloupe” apposée au nom de la course. De quoi offrir, selon Céleste Denis, directeur adjoint de la région au développement économique joint par l’AFP, “une visibilité extraordinaire en termes de communication pour les Guadeloupéens”.

Après deux ans de crise sanitaire, la collectivité attend des retombées économiques importantes pour le territoire, environ 7 millions d’euros.

A Pointe-à-Pitre, les préparatifs s’accéléraient fin octobre pour recevoir les quatre villages officiels de la course, qui ouvriront à quelques jours de l’arrivée des premiers skippers.

La municipalité s’attend à accueillir entre 10.000 et 15.000 visiteurs en l’espace de 10 jours. En parallèle des divertissements, la municipalité s’attèle à ancrer localement l’événement pour attirer les habitants vers le monde maritime.

Un forum des métiers de la mer en partenariat avec le Pôle emploi est notamment organisé dans l’un des deux villages estampillés “Route du Rhum” de Pointe-à-Pitre. “Il est essentiel de familiariser les Guadeloupéens avec ces métiers afin d’ouvrir le champ des possibles pour la jeunesse”, affirme Sylvie Adelaïde, directrice de cabinet du maire de Pointe-Pitre.

A l’heure où le taux de chômage dépasse les 17% sur l’île, “la mer demeure notre garde-manger” estime Harry Durimel, le maire de Pointe-à-Pitre, pour qui la culture locale est encore peu concernée par l’univers marin. “La mer fait peur, elle est rattachée à l’idée de l’arrivée de nos ancêtres par les cales des bateaux”, poursuit l’élu, qui concède que “les mentalités sont en train de changer depuis 10 ans, car la Guadeloupe produit, grâce à la Route du Rhum, de plus en plus de skippers locaux performants qui traversent l’océan”.

– Trophée des saintoises –

Pour attirer le grand public vers la voile et les sports de glisse, les acteurs du monde nautique misent depuis 20 ans sur la pratique renouvelée de la voile traditionnelle “saintoise”.

Ces canots guadeloupéens de pêche originaires des Saintes ont été progressivement revisités “pour devenir un véritable sport de compétition” se réjouit Tristan Algret, directeur de la base nautique de Sainte-Anne (Grande Terre). Cette école de voile comptant 400 licenciés, organise la première édition du Trophée des saintoises du 11 novembre au 4 décembre, au départ de plusieurs villes secondaires de l’île (Petit-Bourg, Sainte-Anne, Deshaies).

Cette compétition de voile traditionnelle est directement associée à la Route du Rhum. Les skippers qui effectuent la transatlantique ont l’obligation contractuelle, négociée par la région Guadeloupe, de participer à la parade finale du trophée des Saintoises.

“Une bonne idée”, selon Willy Bissainte, l’un des 7 skippers guadeloupéens participant à la Route du Rhum. “La voile traditionnelle est un excellent support par rapport à la voile moderne, qui reste encore trop chère”, affirme-t-il à l’AFP.

“C’est à nous de faire en sorte de rendre plus accessible ces sports et de profiter de l’événement pour agir en ce sens”, poursuit Tristan Algret, depuis la base nautique de Sainte-Anne. L’école de voile multipliera, jusqu’à début décembre, les actions pour démocratiser les sports nautiques: cours de voile gratuits, accueil de scolaires et de personnes en situation de handicap.

Même s’il est vrai que la voile demeurera toujours un sport élitiste, qui ne pourra jamais rivaliser en Guadeloupe avec le cyclisme, ou encore le football, tout comme en métropole, conclut Tristan Algret.

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