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RDC : 200 millions de dollars du FMI pour le soutien à la balance des paiements

La République démocratique du Congo enregistre des performances sur le plan de la croissance économique. Le satisfecit a été exprimé par le FMI. Ainsi, le gouvernement congolais et le Fonds monétaire international se sont accordés au niveau des services sur les politiques économiques en vue de l’achèvement de la troisième revue dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Par Richard Ntumba

Malangu Kabedi gouverneure de la BCC, Nicolas Kazadi, ministre des Finances, Aimé Boji ministre du Budget et le représentant du FMI, mardi 22 novembre 2022 lors d’un point de presse à Kinshasa @Photo Droits tiers

publié le 22 novembre 2022 à 18:26:44

Les deux parties (gouvernement congolais-FMI) ont conclu lundi 21 novembre, un accord au niveau des services sur la troisième revue, dans le cadre triennal de la Facilité élargie de crédit, un mécanisme qui fournit une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées dans le paiement de leurs dettes.

Après la signature des accords sur les deux premières revues en décembre de l’année passée et au mois de juin 2022, la RDC attend désormais la validation de cette troisième revue par le conseil d’administration du FMI qui se tiendra le mois prochain.

Devant la presse mardi 22 novembre, à Kinshasa, le ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, a fait savoir que l’accord qui vient d’être signé est l’aboutissement des discussions engagées depuis un mois avec Mme Vera-Martin, cheffe de la mission du FMI en RDC.

S’agissant de la revue annuelle du programme conclu avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit, effectivement ce programme qui a été conclu depuis le 15 juillet 2021 est à sa troisième revue qui s’est achevée à la suite de la visite de l’équipe du FMI à Kinshasa. Bien sûr, nous avons obtenu l’accord avec le service du Fonds, mais la véritable sanction de la revue, nous l’aurons à la validation de cet accord par le Conseil d’administration du FMI qui se tiendra le mois prochain. Il est important de rappeler que les deux premières revues ont été conclues de manière satisfaisante en décembre de l’année dernière et au mois de juin 2022. Elles ont donné lieu à quelques décaissements tels que prévus par le programme notamment, le décaissement au titre d’appui à la balance de payement, a déclaré Nicolas Kazadi.

A l’en croire, cette troisième revue intervient dans un contexte difficile où l’économie mondiale est bousculée par la guerre en Ukraine mais aussi pour le cas de la RDC, la guerre menée par le Rwanda sous couvert des terroristes du M23 dans la partie Est du pays. Elle a affecté l’économie congolaise en termes de dépenses et recettes publiques. Le gouvernement congolais a eu à faire face à des dépenses exceptionnelles sur le plan budgétaire. Ces dépenses qui ont, selon lui, absorbé une partie significative des excédents de trésorerie que le gouvernement possédait.

Cette troisième revue intervient à un moment assez particulier parce que comme vous le savez, les événements nationaux et internationaux sur le plan économique qui affectent nôtre pays, se sont accélérés. Il y a d’abord la guerre en Ukraine dont l’impact continue de se faire sentir dans notre pays, il y a également la crise dans l’Est de notre pays où nous sommes victimes d’une agression de la part du Rwanda à travers ses supplétifs terroristes du M23. Ces deux éléments ont affecté sérieusement l’évolution de notre économie en termes notamment de dépenses et même des recettes publiques.

Mais en dépit de cette situation, “la RDC étant un pays grand avec beaucoup de potentiel”, il y a lieu de se réjouir du fait que “notre pays soit performant avec une croissance économique de 6,6%”. Même si l’inflation a été, par contre, supérieure par rapport à l’objectif initial, on finira l’année autour de 12%”.

Par ailleurs, l’argentier national a éclairé l’opinion sur d’autres imprévus auxquels le gouvernement a fait face entre autres, la subvention pétrolière de plus de quatre cents millions de dollars alors que seuls 80 millions de dollars étaient inscrits au budget. Il y a l’effort de guerre, qui a absorbé à lui seul plus d’un pourcent du PIB mais aussi les dépenses fiscales. Ajoutez à cela, les exonérations de la TVA en importation de certains biens de première nécessité. Le numéro 1 des Finances a aussi rassuré que malgré l’environnement difficile, l’économie congolaise a fait preuve d’une grande résilience avec une croissance sans omettre les performances macroéconomiques réalisées par le gouvernement.

Les perspectives restent positives. Les services du FMI prévoient une croissance de 6,3 % en 2023 dans un contexte de resserrement des politiques économiques sur le plan interne et de ralentissement mondial qui devraient peser sur la croissance. Les perspectives à moyen terme restent favorables, soutenues par l’expansion de la production minière et la dynamique des réformes envisagées. Dans un contexte de fragilité, l’économie reste très vulnérable aux chocs ; la volatilité des cours internationaux des produits de base, le resserrement des conditions de financement extérieur, la hausse de l’inflation, le ralentissement mondial de la croissance et le conflit à l’Est ont créé un contexte difficile pour l’élaboration des politiques économiques. Les autorités doivent rester vigilantes et poursuivre leurs efforts de réforme pour surmonter les obstacles structurels à la croissance.

Les engagements budgétaires pris dans le cadre de l’accord au titre de la FEC visent un déficit budgétaire intérieur de 0,7 % du PIB en 2023. Des efforts soutenus de mobilisation des recettes et la maîtrise des dépenses courantes, des subventions aux carburants et de la masse salariale laisseront de l’espace pour des dépenses sociales supplémentaires et l’apurement des arriérés intérieurs. Les recettes imprévues contribueront à constituer des marges budgétaires pour répondre aux chocs. Les réformes de la gestion des finances publiques restent essentielles pour améliorer la qualité, l’exécution et le contrôle des dépenses, y compris en améliorant le processus et la crédibilité du budget, et en renforçant la transparence et la responsabilité budgétaires ; en mettant en place le compte unique du trésor ; en renforçant le système de passation des marchés publics ; et en en renforçant la chaîne de la dépense. Les réformes de la gestion des investissement publics contribueront à améliorer la capacité d’absorption et l’efficacité de ces investissements.

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