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Pour une colère mesurée

Le pays est en guerre. C’est désormais un lieu commun avec lequel il faudra vivre, tant que les forces armées n’auront pas « bouté dehors les agresseurs », selon la formule consacrée.

Par Mwin Murub Fel

Christophe Lutundula, ministre congolais des Affaires étrangères @Photo Droits tiers

publié le 15 novembre 2022 à 07:27:00

Seulement, voilà. Le gouvernement se démène pour s’approvisionner en armes et autres équipements militaires malheureusement bloqués au nom de la disposition des Nations unies sur la déclaration préalable des acquisitions. Comme il fallait s’y attendre, l’opinion est vent debout contre ce qu’elle considère comme la quintessence même du complot international ourdi contre la RDC, alors que le Rwanda, pays agresseur, jouit de l’avantage d’acquérir des armes que, du reste, il fournit à la « rébellion » du M23.

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Depuis l’appel du chef de l’Etat à la mobilisation générale, des initiatives de colère se multiplient et se traduisent par des appels aux marches où le président rwandais est souvent enterré symboliquement. Mais depuis la divulgation de l’interdiction de bloquer une cargaison d’armes à destination de la RDC, la colère a changé de visage et de cible. Des associations s’en prennent dorénavant aux institutions européennes et des Nations unies au Congo. Le ministre des Affaires étrangères, à l’origine de la « fuite » a vite fait de recadrer les choses. Sur Twitter, Christophe Lutundula met en garde. Selon lui, « la demande de la levée de l’obligation de déclarer la vente d’une catégorie d’armes à la RDC déjà introduite au Comité des sanctions est sous examen. Toutes les manifestations contre les institutions/ONU ou les partenaires extérieurs desserviront la RDC au profit de l’ennemi ». Il répondait ainsi à l’appel lancé sur les réseaux sociaux sous la forme d’un ultimatum à la délégation de l’Union européenne et à la Monusco, avec la menace de « descendre dans la rue sous 72 heures, si le matériel militaire acheté par le gouvernement n’atterrit pas sur notre sol ».

On comprend à la lumière des derniers développements que le gouvernement se trouve écartelé entre le maintien de la mobilisation générale de la population contre les manœuvres guerrières du Rwanda au Nord-Kivu, et le souci de préserver des relations apaisées avec les institutions internationales dont la plupart sont des représentations des Etats anglo-saxons que Kinshasa estime être des soutiens du pouvoir de Kigali.

La diplomatie congolaise a dès lors fort à faire. Entre les processus de Luanda et de Nairobi en cours, Kinshasa est conscient que leur aboutissement est tributaire de ces mêmes « partenaires extérieurs » qui excellent dans le double-jeu.

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