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Nouveaux billets de banque, vers une estocade entre la BCC et l’opposition

Dès le 1er janvier 2023, plus de TVA sur les importations des billets de banque, des intrants, des équipements servant à la fabrication des signes monétaires et leurs pièces de rechange réalisés exclusivement par l’Institut d’émission ainsi que l’importation des devises étrangères par des banques commerciales dans les conditions définies par la Banque centrale du Congo (BCC).

Par Pold Levi Maweja

Des billets de 1000 francs congolais @Photo Droits tiers

publié le 22 novembre 2022 à 06:47:00

À quoi tient cette exonération ? Toutes les tentatives d’obtenir la moindre explication auprès du principal bénéficiaire, la BCC, n’ont pas été couronnées de succès. La Banque centrale ne dispose plus d’une structure de communication à proprement parler. Toutefois, il sied de rappeler qu’il y a 4 ans, jour pour jour, l’alors gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo, annonçait le changement de la présentation faciale du franc et le renforcement de ses éléments de sécurité. Et que ce changement constituait « une stratégie pour éviter la contrefaçon ».


La mutation faciale de billets de francs vise à « optimiser le niveau de sécurité des billets », rassurait à l’époque Déo Mutombo. La mise en circulation de la nouvelle série de billets devrait intervenir à court terme. D’autant plus que la Banque centrale devrait acquérir de nouvelles machines de production des billets pour remplacer les anciennes dont certaines sont en service depuis plus de 42 ans à l’Hôtel des monnaies. Et le travail de finition des billets longtemps effectués manuellement, devrait passer à la machine, renseignait-on à la BCC. Hélas 4 ans plus tard, point de billets remodelés sur le marché. La BCC compte-t-elle s’y mettre en 2023 ? Les capacités d’impression de l’hôtel des monnaies oscillent entre 350 à 360 millions de billets de banque l’an.

Mais la crédibilité de la Banque centrale aura perdu de sa superbe. Selon ses propres statistiques, plus de 4 mille milliards de nos francs circulent hors circuit bancaire et échappent à tout contrôle. Et, entre 2018 et 2019, l’opposition politique doutait de l’indépendance de la BCC vis-à-vis du régime Kabila. À l’Institut d’émission, on aurait redouté que les mutations faciales sur les billets de banque ne soient interprétées comme une opération de planche à billets pour financer la prochaine campagne de la coalition au pouvoir. Une menace de boycottage, de démonetisation des ex-futurs billets de francs. L’ironie de l’histoire était très redoutée.

Comme vers les années 90, quand Etienne Tshisekedi, alors Premier ministre, élu à la Conférence nationale souveraine (CNS), décrétant telle une fatwa la démonétisation des billets de 5.000.000 NZ (nouveaux zaïres), alors que Gabriel Kyungu, alors gouverneur du Shaba (Katanga), qui s’était rapproché de Mobutu, exhortait la population locale à consommer les nouveaux billets. Ironie de l’histoire, les opposants d’hier sont aujourd’hui au pouvoir. L’opposition qu’elle soit de tendance Fayulu ou Kabila, admettra-t-elle, courant 2023, année constitutionnellement électorale, la circulation de billets relookés sans crier à une opération planche à billets pour financer l’Union sacrée ? Wait ans see.

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