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Médias : Muyaya appelle les journalistes au professionnalisme

Le ministre de la Communication et médias a appelé les journalistes à rester professionnels dans ce contexte particulier de la guerre médiatique à la suite de l’agression du pays par le Rwanda et ses supplétifs du M23.

Par Alexis Emba

Le ministre de la Communication et médias a pris part à la journée mondiale contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes célébrée mercredi 02 novembre 2022, à Kinshasa @Photo Droits tiers

publié le 3 novembre 2022 à 12:53:37

Patrick Muyaya a insisté sur le rôle et devoir du journaliste dans cette période critique. “C’est toujours bien d’avoir l’évaluation car JED est comme notre thermomètre de ce qui se fait. Mais il y a des points pour lesquels j’ai émis des réserves parce que globalement la situation des journalistes est en évolution. Vous vous souvenez qu’en début de l’année, nous avons eu à organiser les états généraux de la communication et médias. Et la recommandation principale était la nouvelle loi. La loi étant élaborée, elle est au Parlement et fera l’objet de discussions. Mais malheureusement, il y a encore de cas qui touchent à la liberté de la presse non seulement ici mais principalement dans l’est dans les zones à problème”, a-t-il indiqué, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’impunité des crimes contre les journalistes commémorée mercredi 02 novembre 2022, à Kinshasa.

Le gouvernement a pris de défendre les journalistes qui exercent leur métier. A ce sujet, a souligné le ministre des Médias, le chef de l’Etat avait promis de ne pas aliéner l’indépendance de journalistes. C’est dans ce cadre que sera réactivé le mécanisme qui existe déjà avec JED, pour suivre de manière étroite chaque cas répertorié de journalistes stigmatisés ou attaqués pour tel ou autre cas.

En même temps, le ministre a recommandé la nécessité pour les journalistes de travailler en connaissance du contexte actuel et en tenant compte de la nécessité de rester professionnel à chaque occasion. Nous sommes dans une guerre médiatique. Il y a lieu de nous interroger sur le rôle qui doit être le nôtre. Le journaliste lui-même doit être responsable de sa propre sécurité, a-t-il insisté.

Dans son intervention, le professeur Jean-Chrétien Ekambo a annoncé la publication d’un livre blanc sur les indicateurs des atteintes de journalistes à l’ordre public. Cet ouvrage va determiner ce qui est mis en danger. Au constat fait par JED sur le journalisme qui se meurt, le professeur Ekambo estime qu’il se pose un problème d’entendement. “Qu’enseignons-nous aux jeunes journalistes ? Ils ne sont plus créateurs d’information mais accompagnateurs. Ils doivent s’inspirer sur les sources humaines (10%) et les sources techniques. Aujourd’hui, nous avons les sources muettes, satellites et espions, de big data, méta données. Le journaliste n’a plus le monopole d’accompagner l’événement comme avant. Mais on lui demande plus alors qu’on le menace”, a-t-il déploré.

Concernant le rapport présenté en ce jour de commémoration de la Journée mondiale contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, JED a recensé 124 cas d’attaques diverses contre les journalistes et les médias dont 49 journalistes menacés ; 37 journalistes arrêtés ; 18 journalistes agressés ; 17 radios ou émissions interdites; 2 journalistes enlevés et 1 journaliste tué. La commémoration de cette journée a été organisée par l’ONG Journalistes en danger (JED).

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