Le Direct
Radio

Le martyre de Steve Wembi, son fils désormais traqué

La famille du journaliste Steve wembi vit la peur au ventre. La traque se généralise. Après le père en cavale, c’est désormais le fils qui est ciblé. L’enfant du journaliste collaborateur de New York Times recherché par les services depuis une semaine, a failli se faire prendre mardi par les mêmes sbires qui en veulent à son père. Visiblement, les durs à cuir cherchent à taire la voix du célèbre journaliste twitteur.

Par Landry Amisi

Le journaliste Steve Wembi porté disparu depuis le 24 octobre 2022, après une tentative de son arrestation par les agents présentés par l’ACPI comme des services de renseignement @Photo PASCAL MULEGWA (RFI)

publié le 1 novembre 2022 à 19:54:57

L’alerte a été donnée par l’Association des correspondants de la presse internationale en République démocratique du Congo (ACPI -RDC/ ASBL). L’organisation s’est dit fortement troublée par “une tentative d’enlèvement, mardi 1er novembre 2022, dans la ville de Kinshasa, du fils de son membre, Steve Wembi, porté disparu depuis huit jours à la suite d’une opération musclée de l’Agence nationale de renseignements (ANR) le visant”.

Mardi en début d’après-midi, informe l’ACPI, l’école Bilingue a prévenu la famille Wembi sur une tentative d’enlèvement de son garçon de 10 ans, suivi du vol de la voiture de la famille par ces personnes. Selon les témoignages du conducteur (chauffeur) de la famille qui partait récupérer l’enfant de l’école, “des hommes en tenue civile à bord d’une jeep TXL de couleur noire et à plaque voilée ont filé sa voiture [Marque IST] jusqu’à l’école, située dans les encablures du Conseil national de sécurité. Ils l’ont poursuivi à pied alors qu’il tenait l’enfant à la sortie de l’école pour rejoindre l’endroit où le véhicule était garé”.

Leurs manœuvres ayant échoué, les bourreaux sont repartis avec la voiture de notre confrère, se désole l’organisation. Inadmissible. L’ACPI condamne cette tentative d’enlèvement et remercie l’école et la famille pour avoir porté plainte. A haute voix, l’ACPI rappelle que “cet acte déstabilisateur intervient alors que le porte-parole du gouvernement a rassuré l’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF) que le journaliste Steve Wembi ne fait l’objet d’aucun mandat d’arrêt en République démocratique du Congo”.

Dans cette situation irrespirable où les médias risquent d’être confondus aux agresseurs, les correspondants internationaux recommandent aux autorités compétentes d’enquêter et de traduire en justice les coupables. Deuxièmement, ils demandent au gouvernement d’assurer la protection à la famille Wembi qui vit dans l’insécurité et l’incertitude mais surtout de rappeler aux agents des services de sécurité l’obligation de respecter les droits de l’homme.

Le 25 octobre, l’ACPI avait fait part de “ses vives préoccupations” après l’arrestation la veille au soir à Kinshasa d’un de ses membres, “porté disparu” depuis lors. Le journaliste congolais Steve Wembi, collaborateur du New York Times, avait été visé par “une rafle (menée) par des agents présentés comme appartenant à l’Agence nationale des renseignements (ANR)”. Présentement, personne ne sait où il se trouve car le journaliste n’a donné aucun signe de vie.

Nos tags

Politique
Ceni
Expo Dubaï
Femme
Élection
GUERRE

Le procès de quatre des accusés de l’attentat jihadiste de la ville balnéaire de Grand-Bassam en 2016, le premier commis en Côte d’Ivoire, qui avait fait 19 morts civils dont des ressortissants européens, s’est ouvert mercredi à Abidjan.


Appel d'offres

Maintenance des splits des sites d’Equity BCDC de l’Est, du Nord et du Centre


offres d'emploi

logo

2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.

Ouragan cd




2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.