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La presse congolaise ne jouera pas le jeu de l’ennemi dans cette bataille médiatique (Dieunit Kanyinda)

Ceux qui convoitent l’héritage congolais, respirent le même air que nous. Ils partagent le même jus de maïs que nous pendant le deuxième B journalistique. Cela bien entendu après le premier B qu’ils consacrent à leurs maîtres sapeurs-pompiers diurnes et pyromanes nocturnes.

Dieunit Kanyinda Mampinda, journaliste et ami du changement @Photo Droits tiers

publié le 3 novembre 2022 à 18:00:37

Je suis persuadé que tout journaliste placé dans les conditions et contexte du peuple congolais ferait un choix clair entre le professionalisme et le patriotisme. La diffusion d’une information demeure tributaire à la responsabilité du journaliste qui mesure l’intérêt du sujet qu’il exploite ainsi que son impact sur la cible.

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Qu’il appartienne à l’Union de la presse francophone (UPF), ou au CPJ, Comité pour la protection des journalistes, ou même à la FIJ, Fédération internationale des journalistes, ou même encore à l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), la patrie passe avant tout. Sans la patrie, il n’y a pas de profession.

Comment est-ce que l’on peut accepter d’assister impuissant à la bataille que nous livre l’armée numérique des convoiteurs des richesses rdcongolaises, quand on connaît la vérité en qualité d’historiens du présent ?

Non, le Mouvement du 23 mars n’a jamais été défait

Je suis sidéré à chaque fois que j’entends et vois mes confrères soutenir la thèse selon laquelle le président Joseph Kabila aurait neutralisé le M23 en 2013 et que c’est le président Félix Tshisekedi qui aurait ressuscité ce groupe terroriste, c’est ce qu’il a toujours été depuis sa pensée génitive le M23.

En 2013, le gouvernement fait une large publicité sur la neutralisation du M23, l’opération est présentée à la farce ou à la face du monde comme une victoire historique des FARDC, Forces armées de la République démocratique du Congo depuis 50 ans. Ce qui va conduire Joseph Kabila à faire une tournée digne de Fernand de Magellan avec mille Kilomètres de route dans la partie orientale du pays au volant de sa jeep 4×4.

La supercherie Kabila-Kagame-Museveni

François Lecointre, un militaire français, général d’armée, chef d’État-major des armées du 20 juillet 2017 au 21 juillet 2021, après avoir été chef du cabinet militaire du Premier ministre de 2016 à 2018 si ma mémoire est bonne, dit selon un article de Laurent Lagneau : « neutraliser » veut dire « tuer ». Mais quand il s’agit de donner le bilan d’une opération qui vient d’être conduite contre, par exemple, un groupe terroriste, l’État-major des armées [EMA] parle d’ennemis « neutralisés ». Ce qui donne lieu à un euphémisme ou une volonté de ne pas « choquer » en disant les choses comme elles sont.

Alors si le M23 avait été neutralisé dans le sens du général Lecointre donc tué, pouvions-nous en parler encore aujourd’hui ?

Chers compatriotes, voyons dans le sens d’une autre valeur expressive : le M23 a été défaite. Trois jours après l’annonce par le M23 de la fin de sa rébellion dans le Nord-Kivu, l’armée ougandaise avait alors affirmé maintenir le chef militaire du M23 Sultani Makenga à Kampala.

À l’époque, l’Ouganda avait manifestement affiché le maintien du doute sur l’éventualité de son transfert en RDC et affirmé tenir sous sa garde 1600 combattants du M23, un chiffre qui outrepassait les forces prêtées au mouvement au plus fort de la rébellion.

Souvenons-nous que Thierry Vircoulon, directeur de projet Afrique centrale à l’International Crisis Group, avait lui dit que l’anéantissement du M23 était le fruit d’un partenariat sans précédent entre la Monusco (Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC) et l’armée congolaise (FARDC).
Alors ma question : était-ce une hibernation voulue par la communauté internationale et la sous-région en complicité avec le pouvoir de Kinshasa en 2013 ou s’agissait-il réellement de la défaite du M23 ?

Ce petit rappel devrait nous ouvrir l’oeil sur cette prétendue victoire des FARDC en 2013. Nous sommes en 2012 lorsque le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé que le chef militaire du M23 Sultani Makenga avait “fui vers le Rwanda”, où de nombreux rebelles ont également pu trouver refuge, ainsi qu’en Ouganda. Alors qu’en réalité, c’était visiblement une diversion parce que Makenga se trouvait non pas au Rwanda mais en Ouganda.

Je me pose quand-même des questions sur le rôle joué en ce temps-ci par la communauté internationale. Comment comprendre que le président de la République Félix Antoine Tshisekedi du haut de la tribune des Nations unies dans la recherche de voies et moyens pour mettre le M23 hors d’état de nuire, appelle le Conseil à distribuer aux membres le rapport des experts sur l’implication de l’armée rwandaise dans les exactions terroristes dans l’Est de la RDC aux côtés du M23 mais jusque-là, pour toute réponse, c’est le silence radio?

Entre-temps, le M23 poursuit son aventure jusqu’à approcher la ville de Goma !. Aujourd’hui, nous sommes en novembre 2022, souvenons-nous chers compatriotes, que dans sa puissance d’alors, le Mouvement du 23 Mars avait occupé Goma pendant quelques jours en novembre 2012, avant de se replier à quelques kilomètres sous la pression de la communauté internationale.

Devons-nous croiser les bras face à cette supercherie qui utilise même certains de nos talentueux frères officiers militaires, journalistes, communicateurs, politiciens etc ?

Lorsque nous communicologues parlons d’une question de sécurité de notre pays, il est important de noter que les questions de sécurité exigent une considération intégrante. Celle qui permet une trouvaille des aspects régionaux c’est-à-dire l’existence géographique et stratégique, des aspects globaux dont dépend l’équilibre économique mondial, les dynamiques technologiques et militaires mais aussi et surtout médiatiques. C’est maintenant le moment de nous mobiliser autour de l’armée sous la conduite du président Félix Tshisekedi pour arriver finalement à neutraliser ce M23 et éviter de lui laisser des couloirs susceptibles de le conduire vers une énième hibernation.

Le changement ne se négocie pas, il s’impose.

Kanyinda Mampinda Dieunit, ami du changement

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