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FDLR recyclées, le faux prétexte de Kigali

L’ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya ne cesse de démonter la fallacieuse thèse FDLR du Rwanda à tous les rendez-vous internationaux.

Par Kokolo Jean

Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu @Photo Droits tiers

publié le 22 novembre 2022 à 07:24:00

Les gens qui ne veulent pas notre décollage profitent de ce que quand nous voulons nous organiser, ils nous créent la guerre. Ce qui se passe dans l’Est, c’est encore ce même réseau-là, quand ils trouvent qu’on est sur la bonne voie, qu’on veut finalement décoller comme nous sommes la gâchette, comme le disait Frantz Fanon, on crée un truc. On invente des motifs: FDLR, ADF, haine tribale au Congo. Où voyez-vous la haine ici à Kinshasa ?, s’écrie-t-il face aux journalistes éthiopiens. Julien Paluku Kahongya fut gouverneur de la bouillante province du Nord-Kivu douze années durant. Il en maîtrise la géopolitique locale et toutes ses ramifications régionales.

Paluku s’étonne que la communauté internationale continue de faire confiance à Paul Kagame dont les inexactitudes deviennent débordantes au sujet du phénomène M23. “J’ai été gouverneur du Nord-Kivu pendant 12 ans. Avec les Nations unies (la Monusco), le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), nous avons rapatrié la plupart des réfugiés rwandais et des combattants rwandais qui étaient en République démocratique du Congo. À quoi avons-nous assisté ? Nous avons assisté au phénomène de recyclage des mêmes individus. Nous envoyons des gens au Rwanda, le Rwanda les renvoie encore frauduleusement au Congo. On recycle les FDLR, on recycle les réfugiés, les combattants rwandais. Et comme c’était un enregistrement biométrique, nous avons retrouvé des personnes qu’on avait déjà régulièrement enregistrées se représenter comme candidates au rapatriement. Heureusement que les données biométriques ont aidé à les dénicher pour finalement comprendre la duperie rwandaise”, a-t-il expliqué.

Développant la problématique des FDLR, l’ancien gouverneur a soutenu ce qui reste des FDLR, ce sont pratiquement de vieilles personnes dont l’âge avancé ne permettrait pas de nuire à qui que ce soit dans la région des Grands lacs : “Même ces FDLR là qui ont commis le génocide, dites-vous bien que ça fait 28 ans. En 1994 lorsqu’ils sont entrés en RDC, la moyenne d’âge des soldats de l’armée de Habyarimana se situait entre 22 et 50 ans. Calcul fait, 28 ans après, ceux qui avaient 22 ans ont aujourd’hui 50 ans, ceux qui avaient 40 ans ont 68 ans. Alors les vieilles personnes de 68 ans constituent quelle menace pour le Rwanda ? Ce sont des personnes dont la moyenne d’âge est située entre 50 et 80 ans aujourd’hui et qui vivent de la cueillette et du ramassage dans les forêts de la RDC”, fait-il toujours observer.

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