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Diongo chez Ambongo, l’heure des grandes cogitations

A 10 jours de la marche projetée par l’Église catholique pour dire Non à la balkanisation, l’opposant Franck Diongo qui appelle au rassemblement de toutes les forces politiques et sociales face à cette menace existentielle de la nation, a consulté le cardinal Fridolin Ambongo. Mais après une heure d’entretien, il n’a rien dévoilé.

Par Jeanric Umande

publié le 25 novembre 2022 à 10:12:50

“Normal qu’un chrétien catholique soit reçu par son père spirituel”, explique Diongo à Ouragan.cd “Ça fait quelques mois que nous sensibilisons, échangeons avec les acteurs politiques, de la société civile, les responsables de la CIME, les laïcs catholiques et protestants ainsi que les chefs religieux”. Dans ce cadre d’échanges et de consultations, je lui ai remis deux documents après lui avoir donné les explications.

Deux documents qu’il a déposés donc sur la table du cardinal dont le contenu n’a pas été révélé. Depuis le déclenchement de la guerre, le leader du MLP rappelle que le pays est en danger. Pour lui, il est temps que toutes les forces politiques et sociales se lèvent contre la balkanisation du pays. Il ne cesse de le rappeler : le complot est réel. Si on laisse à ce gouvernement de mener seul le combat, le pays risque gros. D’où son plaidoyer, pour que le peuple dans toute sa diversité se mette ensemble pour montrer au monde que personne ne peut prendre même un centimètre du territoire national.

Diongo soutient la marche des catholiques

Le président du MLP bat le rappel des troupes. Diongo sera en première ligne le 04 décembre prochain lors de la marche des chrétiens catholiques pour dire à Non à toute tentative de balkanisation. Ses militants vont battre aussi le pavé. Si les fidèles catholiques viendront de toutes les communes de la capitale pour converger au Palais du Peuple, les cadres et membres du MLP seront par centaines de milliers dans le cortège. La marche des catholiques qui se déroulera dans toutes les provinces du pays, est un signal fort. Un message clair qui avertit l’Occident que le projet du démembrement du Congo ne passera pas. Après sa rencontre avec le chef de l’Église catholique de Kinshasa, le président du MLP s’est limité à appeler la population et les jeunes principalement à participer massivement à la marche pour l’unité nationale contre la balkanisation qu’organise l’Église catholique sur l’ensemble du pays. Pour lui, cette marche des catholiques n’est pas à l’appel du chef de l’Etat. Il n’y a pas de cohérence sans cohésion. “Ce n’est pas une marche pour la récupération politique. Le pouvoir est dans la négativité. On ne peut pas empêcher à Martin Fayulu de marcher et autoriser Muzito de le faire. S’il y avait cohérence, on aurait une seule grande marche le même jour. Le déficit de cohésion nationale relève le problème de gouvernance parce que les gens pensent que le pays est mal gouverné. Lorsque le pays est attaqué, les gens qui s’opposent à la mauvaise gestion, ne viendront pas soutenir le régime parce qu’l n’y a pas de cohésion nationale. L’appel du président a échoué. La personne responsable du manque de cohésion nationale, c’est lui-même le président. Pendant cette période de guerre, on n’attaque pas les opposants et on n’arrête pas les opposants”, a-t-il insisté. Le dimanche dernier à la paroisse Christ roi, le cardinal Fridolin Ambongo avait lancé l’appel à la grande marche du 04 décembre. “Nous répondons à son appel”, a-t-il avancé.

Halte à la récupération politique

Aux yeux de Diongo, il ne s’agit pas de marcher pour soutenir le président Félix Tshisekedi. Il est malheureux de constater que les marches contre la balkanisation se soient transformées en marches de soutien au président. “Ce n’est pas ce que le pays a besoin, le pays a besoin d’une marche qui montre à la communauté internationale que le Congo est un et indivisible. C’est-à-dire ce n’est pas une personne qui veut profiter de cette situation pour imposer son leadership. On a besoin d’arrêter la balkanisation parce qu’elle a atteint la phase finale. Donc, si nous ne prenons pas conscience de la réalité du danger, le pays va partir et le Congo sera éclaté entre 5 à 7 pays. D’où, il faudra des actions communes”.

La proposition d’Olenghankoy

Bien que radical, Olenghankoy ne voit pas Diongo s’opposer à une démarche qui tendrait à rassembler les filles et fils de ce pays pour barrer la route aux agresseurs. “Il faut un dépassement de soi pour éviter le pire au pays”, a prévenu le président du CNSA. Olenghankoy ne veut pas que dans ce moment difficile que traverse le pays, qu’on affiche les couleurs politiques. Il parle du Congo et rien que du Congo. Le leader des FONUS appelle les leaders politiques à voir le Congo d’abord pour son émiettement. Le projet longtemps mûri par les autres serait mis en exécution. D’abord, c’est le Kivu, puis viendra la Grande orientale, l’espace Kasaï, le grand Equateur, le grand Bandundu, le grand Katanga et enfin le Kongo central. D’où, son cri de cœur, “sauvons le pays”.

Le moment n’est aux chamailleries inutiles. L’essentiel aujourd’hui, c’est maintenir le Congo avec ses frontières tel que légué par les pères de l’indépendance. L’initiative a été appréciée par le leader du MLP. Mais Diongo campe sur son schéma. Il faut rassembler des millions de Congolais pour bloquer le plan de la désintégration du pays. Au président du CNSA, Diongo a rappelé que le régime doit rectifier le tir. “Le message que nous avons donné au président Olenghankoy est qu’il appartient au régime de corriger la conception de la cohésion nationale pour avoir l’ensemble des congolais, l’ensemble de la classe politique, l’ensemble de la société civile afin d’envoyer un message sans équivoque au monde entier que les Congolais sont unis et le Congo reste un et indivisible”.

“Je déplore que toutes les institutions se limitent à parler de l’agression, ce n’est pas suffisant. L’agression a pour finalité la balkanisation qui a atteint aujourd’hui la phase finale”. En outre, le leader du MLP a démontré la grande divergence avec la vision du régime Tshisekedi sur les vraies solutions à envisager. “Après l’échec de la politique de défense, après l’échec de la politique diplomatique et après l’absence de la politique judiciaire, nous n’avons qu’une seule solution qui reste. C’est la solution politique qui consiste à recréer la cohésion nationale. Malheureusement, le président a décrété la cohésion nationale. Nous avons fait remarquer au président du CNSA qu’on ne décrète pas la cohésion nationale. Pour avoir la cohésion nationale, il faut préalablement construire la cohérence parce que la cohésion nationale est un processus. Donc si on ne peut pas dissiper le malentendu, il sera impossible de créer la cohésion nationale”, a-t-il insisté.

Des informations de bonne source certifient que plusieurs pays de la région sont complices. Tous souhaiteraient voir le grand Congo continuellement à genoux. Une manière pour eux de nous contrôler, se lâche un diplomate congolais. Diongo qui maîtrise les rouages de la politique internationale pense recourir à la population comme dernier rempart pour faire échec à ce plan de désintégration du pays. L’opposant ne voit même pas les marionnettes du M23 ou les enfants de course rwandais, il cible directement les tireurs de ficelle. Des responsables des multinationales tapis dans l’ombre qui instrumentalisent les pays africains pour leur permettre de piller les richesses du Congo. Par devoir patriotique, le leader du MLP a décidé de prendre la flamme du combat jusqu’à la récupération de l’ensemble des territoires conquis par l’ennemi.

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