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Difficile mission de Lourenço à Kinshasa et Kigali

Évasif ou prudent, le ministre angolais des Affaires étrangères n’a pas dévoilé samedi à Kinshasa, le contenu des discussions entamées par Joao Lourenço missionné par le président de l’UA pour éteindre le feu congolais qui risque d’embraser la région.

Par Landry Amisi

Le président Félix Tshisekedi avec son homologue Joao Lourenço après un entretien à Kinshasa le samedi 12 novembre 2022 @Photo Droits tiers

publié le 12 novembre 2022 à 21:54:32

Les positions de deux pays semblent figées. Personne (Ni Tshisekedi, ni Kagame) ne bouge d’un iota sur ses revendications initiales. Le président rwandais veut des négociations directes entre le pouvoir congolais et les rebelles alors que Kinshasa a fermé la porte à tout dialogue avec les terroristes du M23. Obligation leur a été faite de dégager tous les territoires qu’ils occupent avec l’appui de l’armée rwandaise, avant d’envisager toute possibilité de discussions.

Devant cette impasse, Tete Antonio s’est refusé de dire un mot de plus à la presse qui peut fâcher l’un de deux camps. “Nous vous assurons que les chefs d’Etat vont continuer à oeuvrer dans le sens d’arriver à des résultats inscrits dans les accords auxquels ils sont arrivés pour produire la feuille de route de Luanda”, a-t-il expliqué, après l’entretien entre le président Félix Tshisekedi et son homologue angolais, Joao Lourenço arrivé peu avant 12h00 à Kinshasa en provenance de Kigali au Rwanda où il s’est entretenu avec Paul Kagame.

“Nous ne saurons pas aller en détails”, a-t-il dit. A entendre le chef de la diplomatie angolaise, on sent la complexité du dossier avec une situation au front qui s’empire. Les affrontements se déroulent désormais à 30 km de Goma. Dans la logique où les négociations débuteraient le 16 novembre à Nairobi, le M23 sera exclu. La rébellion pro-rwandaise force la main. Avec ses alliés rwandais et ougandais, le mouvement terroriste pousse ses pions à progresser sur le terrain, pour s’inviter de force à la table des pourparlers. Pourtant, Kinshasa a mis la ligne rouge. “Pas question de négocier avec le M23 considéré comme les supplétifs du Rwanda. Il faut des gages”. La mission apparaît ainsi difficile pour Lourenço “qui a adapté, selon Tete Antonio, son action à l’évolution de la situation sur le terrain”.

Présentement, la logique des armes semble prendre le dessus. Kinshasa a rappelé qu’il n’y aura ni brassage, ni mixage pour les anciens membres des groupes armés. Et donc, le leadership du M23 est prévenu. Au cas par la dynamique diplomatique arrive à convaincre les deux parties, lintégration des éléments M23 au sein de l’armée constituera un point de blocage. L’Assemblée nationale a pris une résolution demandant au gouvernement de démobiliser et réinsérer dans la vie civile tous les anciens combattants issus de groupes armés. Jamais, ils ne vont intégrer l’armée comme par le passé. Ce durcissement de ton va pousser les extrémistes M23 à se radicaliser. Et sur cette question, Lutundula a déjà averti que “l’intégrité du territoire sera rétablie de gré ou de force”. Une manière de dire que si les négociations piétinent, les Congolais vont se battre jusqu’au sacrifice suprême. “C’est le prix à payer, le prix de la souveraineté de notre Etat”, a-t-il martelé. Kenyatta arrive dimanche à Kinshasa pour tenter à son tour de faire évoluer aussi le processus qui connaît beaucoup d’implications régionales.

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