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Agression, Katumbi appelle à des décisions fortes

Moïse Katumbi Chapwe répond à Félix Tshisekedi. Très patriotiquement, le leader d’Ensemble pour la République se mobilise et exige bien d’efforts favorisant la cohésion nationale autour des institutions de la République.

Par Jeanric Umande

Moïse Katumbi Chapwe, président d’Ensemble pour la République @Photo Droits tiers

publié le 11 novembre 2022 à 07:58:00

Dans une déclaration mardi à Lubumbashi, Katumbi a demandé à Félix Tshisekedi et aux institutions gouvernementales de se surpasser en libérant les prisonniers politiques et d’opinion ainsi qu’en combattant vigoureusement l’ethnicisation et la tribalisation de l’Etat.

L’appel lancé par le président Félix Tshisekedi le 3 novembre dernier a été entendu à l’état-major d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe. Dans le contexte de la guerre en cours dans l’Est du pays, Katumbi souligne avant tout les principes de base qui guident son engagement politique en faveur du peuple congolais. “L’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo qui ne peut être violée ou remise en question; l’unité et l’inviolabilité des frontières de notre pays qui sont des principes intangibles et non négociables ; l’ordre institutionnel actuel, fruit d’un long cheminement qui a conduit à l’adoption par référendum de la Constitution par le peuple etc”.

Katumbi met un point d’honneur au strict respect de la Constitution pour éviter au pays toute instabilité. Toutes les dispositions de la Constitution doivent être respectées dans leur intégralité et la légitimité du pouvoir relevant des élections doit être respectée.

Libérer les prisonniers politiques pour vider les frustrations

Tous les Congolais ont droit à une égale protection de l’État et ne peuvent faire l’objet d’une quelconque mesure discriminatoire. Au-delà d’un appel au rassemblement de la nation, Moïse Katumbi Chapwe affirme qu’une victoire contre les forces d’agression appelle des décisions fortes. “A ses yeux, il est impératif de traiter les causes, et non les conséquences qui ont abouti, aujourd’hui comme hier, à la guerre dans l’Est du pays”, dit-il. Le leader d’Ensemble pour la République craint “que les mêmes causes produisent interminablement les mêmes effets“. C’est ici qu’il déplore que dans la mise en œuvre de ce genre d’appels, les résultats espérés manquent souvent au rendez-vous. Cela pour plusieurs raisons, entre autres, “le non-respect des engagements souscrits”.

Ainsi, Ensemble pour la République recommande vivement de “mettre un terme à l’instrumentalisation des institutions, en particulier le pouvoir judiciaire, et libérer les prisonniers politiques et d’opinion, les opposants et les journalistes”. Son leader pressenti candidat à l’élection présidentielle de 2023 souhaite voir le régime Tshisekedi “combattre vigoureusement l’ethnicisation et la tribalisation de l’Etat et des services publics et surtout mettre fin à la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics dont la persistance tend à établir durablement une culture d’impunité en RDC”. Katumbi appelle Félix Tshisekedi à recréer la confiance entre les principaux acteurs politiques et sociaux ainsi que les différentes communautés qui composent la nation congolaise en vue de préserver le pacte républicain issu du processus de Sun City.

Respect du délai constitutionnel pour la tenue des élections

Parlant des élections générales attendues en 2023, Katumbi encourage le pouvoir à “assurer la tenue des élections régulières, transparentes, inclusives dans le respect de la Constitution pour garantir une légitimité incontestable aux dirigeants élus”.

Nous devons gagner cette guerre

“Cette nouvelle guerre, nous nous devons de la gagner”, tranche Moïse Katumbi Chapwe. Pour y parvenir, il incite les institutions de la République à réduire le train de vie de l’État et affecter prioritairement les recettes et ressources actuellement mobilisées au profit des victimes de la guerre. Il recommande de “décréter les provinces de l’Est comme zones sinistrées et accélérer l’effort de leur intégration dans l’économie nationale”.

S’adressant aux fauteurs des troubles, il rappelle que “le monopole de la détention des armes sur le territoire national relève des forces de défense et de sécurité étatiques et qu’aucun Congolais n’a le droit de prendre les armes, constituer des milices ou des groupes armés”. Katumbi rappelle au passage l’égalité de tous les Congolais devant la loi et le bien public, quel que soit leur genre, éducation, langue, origine, appartenance à une ethnie, à une tribu, à une religion, à une minorité culturelle ou linguistique. Il exhorte ses compatriotes à “éviter de recourir aux troupes étrangères dont les gouvernements sont accusés ou soupçonnés de prêter main forte aux rebelles et autres groupes armés”. Et à ne faire appel qu’aux troupes d’un allié solide, constant et impartial comme l’Angola, capable de soutenir les FARDC et d’appuyer leur réorganisation.

Ensemble pour la République prône la cohésion nationale, tout en appelant à sanctionner sévèrement tout discours de discrimination ethnique et d’intolérance contre les opinions politiques divergentes.

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