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VBSG : les autorités appelées à s’approprier le plaidoyer de l’asbl “Cause rurale”

Les autorités congolaises sont appelées à s’approprier le plaidoyer présenté par l’asbl “Cause rurale” en faveur des survivantes des violences basées sur le genre, des grossesses précoces et celles du conflit Teke-Yaka dans les provinces de Mai-Ndombe, Kwango, Kwilu et Kongo central.

Par Alexis Emba

La présidente de l’asbl “Cause rurale” a présenté le plaidoyer en faveur des survivantes de violences sexuelles et conflits interethniques lors d’une matinée d’échanges à Kinshasa @Photo Ouragan.cd

publié le 19 octobre 2022 à 15:18:39

La présidente de cette association, Mme Pélagie Makidita, l’a déclaré lors d’une matinée d’échanges et de plaidoyer organisée mardi 18 octobre 2022, à Kinshasa, avec l’appui du Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire (FFPH), à travers l’ONU Femmes, dans le cadre du projet : “place et participation des femmes et filles dans la réponse humanitaire apportées aux populations des provinces de Maï-Ndombe, Kwango, Kwilu et Kongo central.”

Dans un mémorandum adressé aux institutions étatiques et aux partenaires techniques et financiers, cette structure a dressé un tableau sombre de la situation de la femme et de la jeune fille, victimes des violences sexuelles et des conflits interethniques dans cette partie du pays. Selon le travail de monitoring réalisé dans les villes de Kikwit, Mpanda, Kasongo-Lunda et Yumbi, il a été fait état des chiffres criants sur les violences sexuelles et celles basées sur le genre spécialement les grossesses précoces chez les filles.

Au total, cette organisation a enregistré 4757 incidents des VSBG grossesses précoces parmi lesquels 4419 filles, soit 92,8%. Elle a, par ailleurs, identifié les causes des violences sexuelles et celles basées sur le genre sur les différents sites, tout en épinglant entre autres la baisse du niveau de l’éducation et de l’instruction, la pauvreté de masse et des familles, les coutumes rétrogrades, le trafic d’influence, l’exagération de frais de justice, la négligence des parents dans l’encadrement des jeunes filles, l’inexistence des programmes communautaires de santé sexuelle et reproductrice dans lesdites provinces, la légèreté dans l’administration de la justice comme aussi la non exécution des jugements rendus.

Au regard de cette situation alarmante, l’asbl “Cause rurale” a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des institutions étatiques, des partenaires techniques et financiers, des acteurs humanitaires ainsi que de plateformes des femmes et autres organisations de la société civile locale et internationale.

1. Au ministère de la Justice, la Cause rurale recommande de prendre en considération la situation des territoires de Kasongo-Lunda et Yumbi lors de la prochaine affectation des magistrats dans les provinces ; de sanctionner les magistrats et autre personnel judiciaire qui se compromettent dans leurs nobles tâches ; de travailler pour la construction et la réhabilitation des prisons à Kasongo-Lunda, Kikwit et Yumbi ; de faciliter l’accès à la justice aux familles affectées par les VSBG.

  1. Au ministère de l’Intérieur et sécurité, de doter les autorités de la police commise dans les coins reculés du pays des moyens nécessaires pour combattre l’insécurité ; de procéder au recyclage et au renforcement des capacités des OPJ en matière de violences sexuelles, d’encourager l’intégration des questions des violences basées sur le genre dans les réunions de sécurité ;
  2. Au ministère du Genre, famille et enfant et celui de l’EPST, de renforcer la lutte contre les VBG en milieu scolaire, de promouvoir le respect de la déontologie professionnelle et du code d’éthique de l’enseignant, de veiller à la documentation des cas de VBG. 4. Aux partenaires techniques et financiers et acteurs humanitaires, d’accompagner les provinces de l’Ouest avec des programmes spécifiques d’appui aux questions de développement et de lutte contre la pauvreté extrême ; de prendre en compte la gravité de la question des violences basées sur le genre et de s’atteler à leurs tâches de sauver des vies ;
  3. Aux plateformes des femmes et OSC locale et internationale, de s’approprier les questions des violences basées sur le genre et des grossesses précoces. En outre, cette organisation pilotée par Mme Pélagie Makidita et ses partenaires interpellent le gouvernement à travers le ministère des Affaires sociales et action humanitaire ainsi que tous les acteurs humanitaires sur la léthargie constatée dans la réponse humanitaire nécessaire aux compatriotes déplacés internes.

Voilà pourquoi, elle recommande la mise en place d’un plan de contingence afin de faire face aux éventuelles urgences et crises humanitaires considérant la situation des femmes.

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