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Semonce de Katumbi à Tshisekedi : pas une minute de plus au pouvoir

La communication du porte-parole de Moïse Katumbi est lourde d’avertissement. Il n’y aura pas une minute de plus pour les dirigeants actuels après leur mandature qui arrive à terme en décembre 2023. Olivier Kamitatu Etsu a publié samedi un message vidéo poignant qui dresse un état des lieux sombre de la situation sociopolitique du pays.

Par Jeanric Umande

Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi et haut cadre d’Ensemble pour la République @Photo Droits tiers

publié le 2 octobre 2022 à 15:21:28

À la veille des élections générales de 2023, le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe s’inquiète. Pour Olivier Kamitatu Etsu, parole-parole de l’ancien gouverneur du Katanga et candidat à l’élection présidentielle de 2023, le pays va très mal : « des graves incertitudes assombrissent l’horizon de notre pays. Il s’agit notamment de l’insécurité endémique dans les provinces de l’est, l’occupation prolongée de Bunagana par le M23 est de plus en plus préoccupante », à-t-il affirmé. L’ancien président de l’Assemblée nationale s’inquiète davantage de la perpétuation des massacres dans le grand Kivu et en Ituri, mais aussi dans la partie ouest de la République démocratique du Congo. « Tout comme le massacre perpétré chaque jour à l’indifférence générale par les ADF dans le grand nord du Kivu et en Ituri. À l’ouest, aux portes même de notre capitale, la recrudescence des violences dans le Maï-Ndombe et le Kwilu menacent très sérieusement la paix », a martelé Olivier Kamitatu Etsu. Une insécurité qui se vit dans toutes les grandes villes tout autant que les revendications sociales des populations qui se multiplient et, dit-il, sont très violemment réprimées. « Médecins, fonctionnaires, professeurs des universités se retrouvent régulièrement dans la rue », déplore le porte-parole de Moïse Katumbi Chapwe. Un tableau sombre où l’autorité de l’État très faible et généralement absente est constamment menacée et où plus rien ne rassure les congolais.

Des élections à tout prix et à bonne date pour sanctionner le régime Tshisekedi

Dans ce contexte, Ensemble pour la République note que la population s’impatiente de désigner, dans des élections libres, démocratiques, transparentes et inclusives, ses futurs représentants à tous les niveaux. « C’est pourquoi, c’est à la satisfaction générale que Mr Kadima, le président de la CENI a rejeté le vote électronique et porté son choix sur le vote semi-électronique avec des bulletins papiers comme en 2018, ainsi que sur la publication immédiate des résultats de dépouillement bureau de vote par bureau de vote », s’est-il félicité. Le porte-parole de Katumbi déclare que son parti va se mobiliser lors de la campagne d’identification et enrôlement des électeurs dont le démarrage est prévu en décembre prochain. « Pour éviter un nouveau chaos électoral, il est crucial d’être fixé dans les meilleurs délais sur le calendrier électoral », a-t-il exhorté.

En finir avec la faim, la misère, le chômage, l’injustice et la peur du lendemain

Olivier Kamitatu Etsu prévient les autorités congolaises sur le ras-le-bol du peuple congolais contre tout maintien des élus de 2018 au-delà de l’expiration de leur mandat : « les autorités du pays doivent savoir que notre population ne transigera plus avec leur maintien au pouvoir au-delà de la fin de leur mandat tel que prévu par la Constitution. Tout le monde est pressé d’en finir avec la faim, la misère, le chômage, l’injustice et la peur du lendemain. Il est donc impérieux que les élections se tiennent dans le délai », a souligné le collaborateur du président Moïse Katumbi Chapwe. Pour lui, il est hors de question de prolonger indûment des mandats qui seraient expirés. « Soyons clairs. Pas une minute de plus ne doit être accordée à ceux qui sont censés nous représenter au-delà de la limite fixée par notre constitution. Pas une minute de plus », a conclu l’ancien président de l’Assemblee nationale. Le message est clair et sans équivoque.

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