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La RDC présente à la comtesse de Wessex, Sophie Rhys-Jones, ses résultats de lutte contre les VSBG

La ministre d’Etat de la Justice et garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese a rencontré jeudi 6 octobre 2022 à la comtesse de Wessex Sophie Rhys-Jones, épouse du prince Edward, quatrième fils de la reine Elisabeth II, en visite en République démocratique du Congo (RDC).

Par Lydie Matadi

La ministre d’État de la Justice et garde des Sceaux Rose Mutombo, lors de la réunion d’échanges avec Son Altesse Royale britannique à l’ambassade de Grande Bretagne @Photo Droits tiers

publié le 7 octobre 2022 à 18:30:59

Les deux personnalités se sont rencontrées lors d’une cérémonie organisée à l’ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa sous le thème « Libérer le potentiel des femmes et des filles en RDC ». Mme Mutombo a pris la parole pour présenter à son hôte de marque les efforts fournis par la RDC pour lutter contre les violences sexuelles mais aussi celles basées sur le genre (VSBG) et promouvoir aussi les femmes et les filles.

Dans son allocution, la garde des Sceaux a brossé un tableau sombre de la situation sécuritaire de la République démocratique du Congo depuis des décennies et dont les principales victimes sont les femmes et les enfants. Un drame qui a renforcé la situation déjà précaire des femmes en termes de protection de leurs droits.

Dans sa Résolution 24/27 de septembre 2013, le Conseil des droits de l’homme avait invité le gouvernement de la RDC et la communauté internationale à redoubler d’efforts pour mettre fin à l’impunité, particulièrement en matière de violences sexuelles, et de veiller à ce que les victimes soient dédommagées. Fort malheureusement, ces femmes font face à plusieurs défis quant à l’accès à la justice. On peut citer notamment l’ignorance de la loi d’une manière générale, le silence ou le manque de dénonciation des violences dont elles sont victimes, par pour de représailles ou de stigmatisations, mais l’incapacité de payer les frais de justice, les arrangements à l’amiable, l’insuffisance des structures étatiques performantes pour la prise en charge holistique des victimes, le non-paiement des réparations pour les victimes de violences sexuelles, a fait savoir Rose Mutombo.

D’après elle, pour résoudre ces difficultés, le gouvernement congolais a élaboré et mis en place des politiques, programmes et stratégies ainsi qu’un cadre juridique et institutionnel à même de lutter contre l’impunité des auteurs des violences sexuelles et autres crimes graves. Le lancement par le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi, de la campagne tolérance zéro immédiate contre les crimes des violences sexuelles et basés sur le genre, constitue une des principales stratégies mises en place au plus haut niveau de l’État. Il y a aussi la révision de la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre; le Plan d’Action national de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, 2ème réforme ; la Politique nationale de Réforme de la Justice (PNRJ) qui dans son résultat 14 prévoit la lutte contre les violences sexuelles ; la finalisation de l’étude sur la stratégie de priorisation des poursuites par les juridictions congolaises en vue d’améliorer la réponse judiciaire aux violations graves des droits humains commis pendant les conflits, avec l’appui du PNUD.

Dans son discours, la patronne de la Justice a évoqué également le processus de création du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves, FONAREV. Rose Mutombo a rappelé que pour ce qui est des poursuites pénales particulièrement, « des réflexions ont été menées pour identifier le meilleur type de juridiction à mettre en place ». Néanmoins, l’option définitive sera levée au vu de résultats des consultations nationales qui sont actuellement organisées par le ministère des Droits Humains sur toute l’étendue du pays.

“Quant au cadre juridique et institutionnel, il y a lieu de citer la réforme du code pénal en conformité avec les standards internationaux en matière de violence sexuelle, le projet de loi fixant les principes fondamentaux sur la protection des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes”. Par ailleurs, Rose Mutombo a salué l’implication significative de la très Distinguée Première Dame, Cha Mondiale de la prévention des violences sexuelles liées aux conflits.

Il sied de souligner que le gouvernement de la RDC s’est engagé depuis plusieurs années à améliorer la situation des droits des femmes à travers plusieurs décisions importantes. C’est le cas du Code de la famille révisé, qui a marqué un tournant décisif dans la promotion des droits des femmes et leur autonomisation. Grâce au partenariat des ONG nationales et le gouvernment, la RDC sera bientôt dotée d’une loi sur les violences domestiques.

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