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Cop 27 : un émissaire de Sassou Ngwesso chez Sama Lukonde

Un émissaire de Denis Sassou Ngwesso, président de la Commission climat du Bassin du Congo, a été reçu mercredi 19 octobre 2022 à Kinshasa, par le Premier ministre Sama Lukonde.

Par Alexis Emba

Le Premier ministre, Sama Lukonde, a reçu Arlette Soudan-Nonault, l’émissaire du président congolais, Denis Sassou Ngwesso, venue remettre le courrier adressé à son homologue Félix Tshisekedi @Photo Droits tiers

publié le 20 octobre 2022 à 15:54:30

Il s’agit de Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre brazzavilloise de l’Environnement, du développement durable et du bassin du Congo et de la Coordination technique. Elle était porteuse d’un courrier du président Denis Sassou adressé à son homologue Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans cette correspondance, il a été abordé la question de la position commune des pays membres du Bassin du Congo lors de l’événement parallèle décidé par les 54 États africains, au travers les trois commissions dédiées aux questions du climat. L’objectif est d’avoir un lieu de concertation, pour un nouveau narratif commun que les chefs d’État africains devront porter dans le cadre de leur plaidoyer à la Cop-27.

Au sortir de l’audience, Arlette Soudan-Nonault a confié à la presse que les pays du Bassin du Congo, doivent parler le même langage car ils portent 10% de la biodiversité mondiale. Elle a rappelé que le Bassin du Congo est le second poumon écologique après l’Amazonie.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguessso m’a envoyé remettre une lettre qu’il a adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Et, j’ai eu l’immense honneur d’avoir été reçue par son Premier ministre, à qui j’ai remis le courrier dans lequel est abordé le futur évènement parallèle qui se tiendra à Charm El-Cheikh en République arabe d’Egypte. Il porte sur le climat. Nous, 54 États africains, au travers les trois commissions dédiées aux questions du climat, nos chefs d’État ont décidé d’avoir un lieu de concertation, avoir un nouveau narratif. Et ils vont le porter dans le cadre du plaidoyer parce qu’aujourd’hui, le Bassin du Congo, pour ne parler que de notre zone géographique, nous portons 10% de la biodiversité mondiale. Le Bassin du congo, que vous connaissez de par sa superficie, est le second poumon écologique après l’Amazonie. Mais de par son stock et sa séquestration de carbone, aujourd’hui, c’est le premier en matière de stock carbone net de la planète. Et lorsque vous additionnez nos forêts, 1,5 tonnes de stock de carbone, vous prenez nos tourbillères qui stockent également 31 milliards de stock de CO2, donc ce n’est pas moins de 3 à 4 années d’émission de gaz à effet de serre de la planète. Et donc nous voulons dire aujourd’hui au reste du monde que nous ne quémandons pas. Nous disons simplement aux pays riches que nous voulons un partenariat, qui prenne en compte également notre besoin tout comme le leur, d’aller vers une transition énergétique, d’aller vers une transition écologique. Puisque nous avons des populations à qui il nous faut donner ce qu’on appelle une économie circulaire. Il faut avoir des énergies propres également et cela a un coût. On ne peut pas se développer sans énergie. Et donc aujourd’hui, il fallait porter ce propos à ce très haut niveau. Et puis, dans le nouveau narratif, nous demandons aux États riches simplement qu’ils se mettent à nos côtés pour lever ce verou risque de banques multilatérales de développement afin de permettre au secteur privé, au travers même de ce qu’on appelle la responsabilité sociétale des entreprises, d’investir directement auprès des États qui ont déjà des projets identifiés comme le fonds bleu, lequel a déjà un certain nombre de dossiers issus des États et issus également des contributions et de la détermination des États.

Les pays du Bassin du Congo doivent, en effet, convaincre les pays riches de mettre des moyens pour que la préservation des forêts obtienne des compensations conséquentes en vue d’assurer le mieux-être des populations riveraines.

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