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L’appel de Diongo à Tshisekedi pour corriger le processus électoral

En tant que fils d’Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, Félix Tshisekedi a une responsabilité politique, morale et historique de sauver la démocratie congolaise. Message direct de Frank Diongo Shamba au président Félix Tshisekedi, transmis mardi 13 septembre 2022 aux chefs des Confessions religieuses membres de la CIME.

Par Jeanric Umande

L’opposant Franck Diongo, le leader du mLP en train de discuter avec les chefs religieux pro-Kadima. @Photo Droits tiers

publié le 14 septembre 2022 à 05:59:00

Les chefs religieux membres de la CIME se sont longuement entretenus mardi 13 septembre avec le leadership du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) du héros vivant Frank Diongo Shamba. Un échange très enrichissant qui a permis à Frank Diongo de soumettre aux leaders religieux son message spécial à l’endroit de Félix Tshisekedi. “Le pays est dans la mauvaise direction sur le plan électoral.

Le président de la République a quatre qualités pour introduire les facteurs correctifs et sauver le pays. Si le président ne le fait pas, il portera la responsabilité grave de ce qui pourrait arriver au pays”, a communiqué le président national du MLP au terme des entretiens jugés très fructueux par les chefs d’églises. Frank Diongo estime que comme président de la République, Félix Tshisekedi peut prendre toute initiative pour corriger ce qui ne marche pas dans le pays, trouver un consensus électoral et organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Franck Diongo s’adresse à Félix, fils d’Étienne Tshisekedi Wa Mulumba

Le leader du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), entouré de tout son état-major politique, a plaidé pour l’ouverture d’une ère de dialogue entre leaders politiques et sociaux de la République démocratique du Congo afin de résoudre les graves crises qui vermoulissent la nation. “Il est le fils de Tshisekedi Étienne, c’est-à-dire le Mandela congolais auquel tous les Congolais ont crus. Les gens sont partis en exil, les gens sont morts, les gens ont fat la prison. Papa Étienne ne donnait aux gens ni l’argent ni le pouvoir, mais tous avons cru en lui”, a-t-il affirmé. Comme deuxième étiquette, Félix Tshisekedi est fils Tshisekedi. A ce titre, explique-t-il, il a l’obligation morale, politique et historique de corriger le processus électoral et aller de l’avant. “Notre pays est en retard par rapport aux autres États. Ce n’est pas le moment de s’insulter, parce qu’on ne fait pas la politique avec la rancune mais avec amour”, souligne le radical opposant.

L’autre casquette de Félix Tshisekedi épinglée par le “héros vivant”, Frank Diongo Shamba. C’est sa qualité d’opposant qui actuellement est arrivé au pouvoir. “Comme opposant politique d’un parti qui a combattu pendant 30 ans, il a l’obligation morale et historique comme opposant, de corriger le processus électoral et donner à la République un processus électoral crédible, honnête, sincère et apaisé”, a retracé Diongo Shamba.

Diongo demande à Félix Tshisekedi d’actionner des correctifs sur le processus électoral

Dans sa livraison à la presse nationale au terme des échanges avec les chefs des confessions religieuses membres de la Commission d’intégrité et médiation électorale (CIME), Franck Diongo Shamba n’a pas manqué de mentionner la qualité de chef de la majorité qu’incarne Félix Tshisekedi. “Il est le chef de la majorité. Comme chef de la majorité, à travers les institutions, il peut instruire pour corriger le processus électoral”, a-t-il insisté. Diongo note que le pays va très mal et qu’il convient de vite remédier à sa gouvernance électorale.

Le pays pour retrouver le bon sens, le chemin du progrès, c’est la responsabilité du président de la République qui doit prendre l’initiative pour introduire les facteurs correctifs au pays, a-t-il déclaré.

Le leader du MLP a confié son message fraternel aux chefs des Confessions religieuses à transmettre de vive voix au chef de l’État Félix Tshisekedi. “Je donne ce message comme compagnon de son père, celui qui a mangé avec son père, qui a un parcours avec son père et qui a combattu avec son père comme son oncle, le frère de son père, biologique et politique. Donc, le président, s’il veut couronner le combat de son père qui était un démocrate, c’est d’organiser des élections qui ne seront pas contestées. Des élections différentes de toutes les élections qu’on a connues dans ce pays. S’il ne le fait pas comme ça, il va tuer son père pour une deuxième fois”, a-t-il clairement fait savoir à la presse. Message reçu par les leaders religieux qui ont promis de le faire parvenir à qui de droit.

Frank Diongo Shamba intraitable sur l’équipe Kadima, elle ne reflète pas le consensus attendu

Frank Diongo Shamba s’exprimait devant les chefs des Confessions religieuses conduits par l’Imam Moussa Rachid, président de la Commission d’intégrité et médiation électorale (CIME), en l’absence de l’évêque Dodo Kamba, éprouvé. D’après le coordonnateur de la CIME, le professeur Jean Akakiwa Basogo, la Commission d’Intégrité et médiation électorale qui est une structure des confessions religieuses est dans une démarche pour parer au plus pressé au sujet de ce qui se passe dans notre pays.

Comme tout le monde le sait, au niveau de l’est, la situation n’est pas intéressante. Et nous sommes dans un processus qui doit nous amener l’année prochaine aux élections libres, transparentes et surtout apaisées. Mais lorsque nous avons essayé de regarder la réalité en face, il n’y a pas de paix, pas seulement à l’est mais le label le plus important, c’est l’est. Et sur l’ensemble du territoire national, il y a des foyers de tension qui sont là et le processus électoral ne met pas tout le monde en confiance, a déclaré M. Akakiwa Basogo.

C’est la motivation première de la ronde initiée par la CIME en vue de récolter les avis de toutes les forces vives politiques et même sociales du pays pour entrevoir ensemble la possibilité de ramener la paix et aussi s’engager sur un processus électoral qui se veut libre, démocratique, transparent et surtout apaisé. Tout au long de leurs différentes entrevues avec les acteurs politiques et sociaux, c’est la démission du président de la CENI, Denis Kadima Kazadi qui est exigée, a-t-il révélé. “Mais comment les élections peuvent être apaisées dès lors que la plupart des acteurs politiques exigent la démission du bureau Kadima. C’est l’objet de vouloir écouter tout le monde pour qu’ensemble comme fils de ce pays, qu’on se mette ensemble pour regarder tous les aspects du problème afin qu’on chemine ensemble et c’est dans ce sens là que seulement on peut trouver une solution”, a encore reconnu le coordonnateur de la CIME. Dans le climat actuel, reconnaît-il, la solution ne peut pas provenir d’un seul individu. “Il faut que les fils et les filles du pays se mettent ensemble, regardent dans la même direction avec toute responsabilité, parce qu’on n’a pas un autre pays, on a que ce pays”, prévient le deuxième responsable de la CIME. Les chefs religieux reconnaissent que l’enjeu électoral prime sur tout dans le contexte actuel de la crise politique congolaise. “Les enjeux sont de taille. D’ailleurs ce que nous avons écoutés auprès du président Frank Diongo, nous rassure davantage pour dire il faut faire quelque chose”, a conclu le professeur Jean Akakiwa Basogo, coordonnateur de la CIME.

Le leader du MLP a rappelé que cette commission électorale mise sur pied sur base de l’équité au lieu de la réputation des animateurs ( intégrité, sincérité, transparence et indépendance), est un raté. Le drame, ce qu’ils ont faussé le jeu en mettant en avant plan le poids politique. Or, le pouvoir à tout confisqué à l’opposition en débauchant les gens et en achetant la conscience de plusieurs acteurs. Conséquence aujourd’hui, l’opposition n’est pas représentée au bureau. Pour lui, le processus doit reprendre.

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