Le Direct
Radio

ONU – le Rwanda reconnu agresseur : Monsenwepo, “c’est la méthode Fatshi qui a fait la différence”

Le Rwanda a été attrapé la main dans le sac. Après avoir nié des années durant son entreprise de déstabilisation de l’est congolais, le régime de Kigali est cuit.

Thierry Monsenepwo, leader de la jeunesse de la CCU et briillant communicateur de l’Union sacrée de la nation @Photo Droits tiers

publié le 5 août 2022 à 16:11:00

Le groupe d’experts de l’ONU confirme l’implication de l’armée rwandaise aux côtés du M23. Pour Thierry Monsenepwo, le brillant communicateur de l’Union sacrée, c’est la diplomatie du président Félix Tshisekedi qui fait désormais la différence. Le leader des jeunes de la CCU salue la percée de Fatshi. A ses yeux, le chef de l’État sait avancer ses pions. Il a mis Kagame à genoux.

Aujourd’hui, le message de Kigali ne passe plus, se félicite Monsenepwo, lui-même en première ligne dans la bataille communicationnelle anti-agression.

Heureux de la pertinence de ce rapport qui éclabousse le régime de Paul Kagame, Monsenwepo rappelle que le mensonge du Rwanda n’est plus consommé à l’international.

Défis congolais : Jean-Thierry Monsenepwo. Le Journal “Le Monde” a dévoilé le contenu du rapport des experts des Nations unies qui atteste enfin la présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais aux côtés du M23. Est-ce un motif de satisfaction pour les Congolais ?

Monsenwepo : Il n’y a pas matière à jubiler lorsque les experts des Nations unies dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité de l’ONU, confirment ce que tout le monde sait. L’occupation rwandaise depuis le 02 août 1998 n’est ignorée de personne. Elle n’a fait que changer de visage en passant du RCD au CNDP, et du CNDP au M23. Que les experts des Nations unies aient révélé un secret de polichinelle et étayé une vérité de Lapalisse, ne saurait en aucun cas émouvoir outre mesure les Congolais.

Vous faites bien de revenir sur cette ingérence rwandaise vieille d’un quart de siècle, et pourtant, c’est pour la première fois que les experts des Nations unies sont assez précis sur les détails de l’agression rwandaise – avec dates et images à l’appui – ainsi que sur l’ampleur du soutien logistique…?

Ne nous enflammons pas trop vite, dans la mesure où ce rapport n’est pas encore rendu officiel par des instances habilitées du Conseil de sécurité des Nations unies. Je perçois déjà dans les prises de parole de la porte-parole du gouvernement rwandais une volonté de Kigali de chercher à édulcorer les conclusions de ce rapport avant sa publication officielle. A notre diplomatie d’être aux aguets pour que pareille infamie ne se produise pas. Néanmoins, je ne serai pas dupe par rapport au fait que la divulgation dans la presse de ce rapport sulfureux est une pression supplémentaire sur le Conseil de sécurité afin qu’il soit publié en l’état sans que des esprits tordus ne parviennent à en retrancher le moindre iota.

Pour revenir à votre question sur ce qui a changé pour qu’enfin la communauté internationale qui couvrait les excentricités du Rwanda, commence à les réprouver publiquement, la réponse est claire. Ce qui a fait basculer la tendance, c’est la méthode Tshisekedi. Dès son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi a donné des gages que le Congo peut à nouveau rassurer non seulement ses neufs voisins, mais aussi ses partenaires traditionnels. La diplomatie clairvoyante du chef de l’État sous-tendue par une gestion saine et transparente de l’État a fini par mettre en confiance les décideurs et à les convaincre, pourquoi pas de déplacer leur curseur vers le Congo. C’était un problème d’intelligence géostratégique. Il n’était guère sage pour un pays aussi stratégique que le Congo de chercher à se mettre à dos ses alliés traditionnels. Ceux-ci ne pouvaient que nous contourner par des têtes de pont comme le Rwanda et l’Ouganda. J’observe que grâce à l’entregent du président Tshisekedi, il n’y a plus d’appréhension à avoir sur une improbable accointance avec des réseaux de la pègre affairiste orientale par exemple. Les Hezbollah et autres organisations internationales mafieuses n’ont plus droit de cité en RDC depuis l’alternance. Avec toutes ces avancées, s’il faut ajouter encore la bonne gouvernance actuelle, cela ne peut que créer des nouvelles prédispositions auprès d’une communauté internationale qui, somme toute, n’a aucun intérêt à s’aliéner ce géant d’Afrique qu’est la RDC.

En parlant d’intérêts, est-ce que la crise énergétique née de la guerre en Ukraine n’est pas passée par là ?

Assurément. Et c’est dommage que M. Kagame que l’on présente souvent comme un stratège n’ait pas lu les signes de temps. Il n’aurait jamais dû s’aviser d’agresser aussi ostentatoirement la RDC pendant que la Russie rôdait en Afrique pour déloger les occidentaux de leurs zones d’influence séculaires. Hélas, lorsque l’heure du déclin sonne, le déterminisme veut qu’on perde toute lucidité en ayant la tête dans le guidon. Le régime crépusculaire de Kigali n’aura à s’en prendre qu’à lui-même.

Pendant ce temps, le président Tshisekedi a, quant à lui, mené avec brio une diplomatie séduisante au G20, à la conférence sur le climat à Glasgow, avec une méthodologie limpide et hyper efficace, à savoir présenter la RDC comme un pays solution. Un pays solution pour le deuxième poumon de la planète qu’il heberge, certes. Mais aussi et surtout le pays qui détient tous les métaux rares indispensables à la transition écologique. Tertio enfin, désormais un pays solution à la crise énergétique mondiale, qui vient de mettre sur le marché pas moins de 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers. Vous voyez bien qu’avec tout ce que le chef de l’État a intelligemment placé sur la balance, le Rwanda, qui est un poids plume, ne pouvait pas peser. C’est aussi simple que ça.

Avec Defiscongolais

Nos tags

Politique
Ceni
Expo Dubaï
Femme
Élection
GUERRE

L’insécurité alimentaire et nutritionnelle faire parmi les fléaux qui gangrènent la République démocratique du Congo depuis des années. Plusieurs provinces touchées par les conflits armés et intercommunautaires sont les plus frappées. Voilà pourquoi, le Réseau de l’alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en République démocratique du Congo (RAPSAN/RDC) a résolu d’impliquer les députés nationaux et les sénateurs dans ce combat contre la faim.


Justice

Contre toute attente, la Cour constitutionnelle donne raison à Pascal Beveraggi dans l’affaire qui l’oppose à Moise Katumbi. Un arrêt controversé est rendu aux forceps. L’acte étonne non seulement les acteurs de la justice mais également des citoyens lambda.

Appel d'offres

Maintenance des splits des sites d’Equity BCDC de l’Est, du Nord et du Centre


offres d'emploi

logo

2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.

Ouragan cd




2022© Ouragan.cd Tous droits réservés.