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Lutundula exige des sanctions contre le Rwanda

A travers le Comité paix et sécurité, “la RDC demande à l’UA d’appuyer sa démarche auprès du président du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir l’examen de ce rapport dans le plus bref délai pour dégager toutes les leçons qui s’imposent et obtenir les sanctions contre le Rwanda mais aussi des dirigeants du M23 dont certains sont, du reste, toujours sous sanction depuis 2013”, a-t-il sollicité dans sa déclaration mercredi devant le CPS de l’UA.

Par Landry Amisi

Le président rwandais, Paul Kagame dont le pays est accusé d’agresser la RDC. Le chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula a réitéré sa demande au Conseil de paix et sécurité de l’UA pour que soient prises des sanctions contre les autorités rwandaises et les chefs rebelles du M23. @Photo Droits tiers

publié le 31 août 2022 à 18:20:13

Lutundula juge “incompréhensible et inadmissible, voire scandaleux que les Nations unies et l’Union africaine gardent silence et soient indifférentes à la violation aussi grave des règles fondamentales qui président aux relations entre les États et consignées dans leurs Actes fondateurs, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures”, s’insurge-t-il. Notre pays sollicite aussi le soutien de l’Afrique à sa requête de la “levée par le Conseil de sécurité de l’ONU de l’embargo injuste qui le frappe en réalité sous le couvert de l’obligation de déclarer au Comité des sanctions ses achats d’armes et munitions”. Est-il logique, en effet, d’imposer une telle contrainte à un État en guerre que l’on prétend soutenir sans l’affaiblir et lui priver des instruments de sa sécurité et de sa stabilité ?, interroge Lutundula au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Un contexte des contradictions de la communauté internationale exacerbées par l’enlisement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo, MONUSCO et certaines maladresses de communication, que les Congolais déçus, ont exprimé leur ras-le-bol contre celle-ci et exigé son départ de la RDC.

Départ Monusco, Lutundula invite les Nations à écouter le ras-le-bol du peuple

Concernant la tension de plus en plus croissante entre les populations des provinces de l’Est et la Monusco, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères souligne que “cette tension a atteint son paroxysme le 31 juillet dernier par suite de l’incident grave survenu à Kasindi, au Nord-Kivu, lorsque des militaires d’intervention rapide de la Monusco en provenance de l’Ouganda ont tiré sur la population, causant plusieurs morts parmi les civils”. A cet égard, enchaîne-t-il, “je tiens à indiquer clairement au nom du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et du gouvernement de la République qu’il n’y a pas de crise entre la RDC et l’ONU”.

Seulement, au-delà des faits et en dépit de la peine qu’ils nous causent, autorités congolaises et responsables de la Monusco, “nous devons décrypter froidement le message du peuple congolais et réfléchir profondément sur la pertinence du mandat actuel de la Monusco et l’utilité de ce mécanisme de paix plus de 20 ans après sa création”, a-t-il argumenté.

Voilà pourquoi, Kinshasa a décidé de réévaluer prochainement le plan de retrait de la Monusco convenu en application de la résolution 2556 du Conseil de sécurité de l’ONU afin de procéder aux ajustements requis pour un retrait responsable et une meilleure harmonie avec le peuple congolais. Cette réévaluation indispensable se fera bien sûr selon les modalités fixées avec les responsables de la Monusco. Par cette communication, la RDC a renouvelé sa confiance aux institutions africaines et sa collaboration avec l’ONU. Elle renouvelle également sa confiance au président Joaô Lourenço de la République d’Angola et au président sortant du Kenya, Uhuru Kenyatta, et les remercie pour leurs efforts afin de ramener la paix et la sécurité dans l’Est du pays.


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